06-12-2011

Les échographies 3D contestées

Le Collège National des Obstétriciens et Gynécologues Français (CNOGF) s’est alarmé le 5 décembre 2011 de la prolifération des « échographies 3D » voire « 4D » (images mobiles) de convenance, en raison de leur dangerosité pour les fœtus visionnés hors du cadre médical. Pour un prix d’environ 100 euros, les parents repartent des officines commerciales qui se sont multipliées ces dernières années avec des images en couleur d’excellente qualité de leur enfant à naître, réalisées par des professionnels non-soignants.

Pour le professeur Jacques Lansac, président de la commission nationale d’échographie obstétricale et fœtale du CNOGF, de tels examens n’ont rien d’anodin, en raison de leur durée et de l’intensité des ultra-sons utilisés pour observer des organes sensibles (yeux et sexe notamment). Pointant « les effets thermiques et mécaniques » de ces pratiques, il craint qu’on ne finisse par découvrir des pathologies spécifiques liées à ces pratiques. Le CNOGF en appelle donc aux autorités sanitaires pour qu’elles réservent aux médecins et aux sages-femmes la pratique de l’échographie fœtale.

Derrière l’alerte sanitaire, certains suspectent une défense corporatiste. La France est l’un des pays au monde où les fœtus sont déjà les plus auscultés, et connaît de ce fait un taux record d’IMG.