01-12-2011

Pour une autre politique de prévention de l’IVG

 

L’aide aux femmes enceintes plébiscitée.

• La France a uniquement misé sur la contraception pour prévenir l’IVG. Or, un espace de prévention mérite d’être ouvert auprès des femmes qui sont enceintes sans l’avoir programmé.

• D’après le sondage IFOP, les Françaises sont majoritairement favorables à ce qui pourrait aider les femmes enceintes à éviter l’IVG : « un soutien psychologique pour se protéger des influences extérieures » (55% classent cet item parmi les deux solutions principales); « une information sur les aides matérielles auxquelles elles ont droit » (54%); « une discussion avec les professionnels de santé sur les conséquences du choix d’avorter » (50%).

• 83% des Françaises sont ainsi favorables à ce qu’on réintroduise dans le livret remis aux femmes consultant en vue de l’IVG « le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères. » (Ces informations ont disparu du livret après 2001).

• La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits) vient par ailleurs de dénoncer les discriminations professionnelles subies par les femmes enceintes.

• Les Françaises sont 67% à penser que « cela serait une bonne chose de mieux faire connaître à certaines femmes enceintes qui auront de lourdes difficultés personnelles pour élever leur enfant, la possibilité de le confier à l’adoption dès sa naissance » (Sondage IFOP 2010).

• Selon l’enquête DREES 2009 citée par l’IGAS, l’entretien pré-IVG [en principe systématiquement proposé] ne serait proposé que dans 33% des établissements et l’entretien post-IVG dans seulement 16% d’entre eux. »

 

Le cas particulier des mineures

• Les pouvoirs publics se sont essentiellement engagés dans des politiques de préventions axées sur l’information sur la sexualité et la contraception. Elles sont en échec, n’ayant endigué ni la croissance de l’IVG chez les mineures, ni la montée de la violence sexiste et sexuelle chez les garçons.

• La DREES a montré que le tout premier rapport sexuel était souvent vécu dans le malentendu : «Tandis que les femmes vivent cette expérience comme un engagement affectif, il représente davantage pour les hommes une simple étape de la jeunesse ».

• Pour les Françaises, « les relations sexuelles trop précoces » sont la première cause de l’IVG

chez les plus jeunes (Sondage IFOP 2010). Or, c’est un sujet largement occulté lors des cours d’éducation sexuelle.