12-01-2012

Pour une science plus éthique ?

Selon un sondage BVA  sur la perception de la science et son rôle au sein de la société, la recherche scientifique est fortement approuvée par les Français, mais une majorité (53%) ne se sent pas assez informée sur les enjeux éthiques, et 7 Français sur 10 sont favorables à imposer des limites à la science.

Ce sondage, commandité par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et présenté dans le Figaro du 10 janvier 2012, révèle notamment que les Français sont majoritairement défavorables à toute recherche qui dénaturerait l’espèce humaine : 69% des sondés se disent opposés à la modification du patrimoine génétique, et 83% au clonage. Ils sont pourtant 67% à être favorables à la recherche sur les embryons, ce qui pourrait corroborer le manque d’information éthique. Si on les interroge plus personnellement, 8 Français sur 10 se disent opposés à choisir les caractéristiques mentales ou physiques de leurs enfants avant la naissance. Quand on les questionne sur les acteurs qui sont les plus légitimes à imposer des limites à la science, viennent en tête les scientifiques eux-mêmes, puis des comités d’éthiques, des philosophes ou sociologues ou encore des associations.

Ce sondage « les Français et la bioéthique », effectué par téléphone les 2 et 3 décembre 2011, vient en support des Journées annuelles d’éthique organisées par le CCNE qui se tiendront à Paris le 20 et 21 janvier prochain sur le thème « Qui est normal ? ».