10-12-2013

VITA salue le rejet du rapport Estrela

Europe « droits sexuels et génésiques » : le rejet du rapport Estrela est une avancée pour la démocratie européenne.

Ce 10 décembre, le Parlement européen a rejeté la proposition de résolution Estrela « sur la santé et les droits sexuels et génésiques ». Les députés ont adopté une résolution alternative, renvoyant ces questions à la compétence des Etats membres. Déjà saisie de ce texte le 22 octobre dernier, l’assemblée plénière avait décidé de son renvoi en commission, preuve s’il en est, du malaise qu’il a suscité. Les auteurs du texte avaient ensuite tenté un passage en force en accélérant les procédures et en refusant le dépôt de nouveaux amendements.

Le docteur Xavier Mirabel, président d’Alliance VITA, souligne les ambiguïtés multiples de la proposition Estrela dont les sujets ne relèvent pas de la compétence européenne : «Cette résolution portait gravement atteinte au principe de subsidiarité, principe fondateur de l’Union européenne. Derrière l’expression ambiguë «droits sexuels et génésiques » qui n’est pas clairement  définie, les auteurs de la résolution cherchaient à banaliser, au nom de la santé, la question délicate de l’avortement, ou encore à légitimer la procréation artificielle hors indication médicale. De plus, la résolution entendait restreindre le droit à l’objection de conscience et le droit des parents dans l’éducation des enfants, et elle demandait à l’Union européenne de financer l’avortement dans sa politique extérieure d’aide au développement. Je salue la prise de conscience des citoyens européens qui se sont mobilisés contre ce texte, et celle des eurodéputés qui l’ont rejeté au nom du  principe de subsidiarité. En ce 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme, c’est un acte fort pour le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine. »

Le rejet de cette proposition de résolution intervient alors que l’une des toutes premières initiatives citoyennes européennes, portant le nom UN DE NOUS, va être prochainement examinée par la Commission européenne. Près de 1 900 000 personnes l’ont signée et demandent notamment l’arrêt du financement par l’Union européenne des programmes menaçant l’être humain déjà conçu.