23-01-2014

Observatoire Fin de Vie, rapport 2013

Le rapport 2013 de l’Observatoire National de la Fin de Vie (ONFV), rendu public le 21 janvier 2014 et consacré à l’étude de la fin de vie des personnes âgées, présente 10 propositions concrètes pour contribuer au futur projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement.

L’ONFV a été créé en 2010, à la suite de la mission d’évaluation de la loi Leonetti de 2005. Sa mission est de mieux analyser et faire connaître les réalités humaines, médicales et sociales des différents aspects de la fin de vie en France, dans le but d’en améliorer sa prise en charge.

Le rapport 2013 reconstitue sept parcours ordinaires de personnes âgées : les histoires sont fictives, mais symboliques de ce que vivent beaucoup de Français dans la dernière période de leur vie. Les enjeux analysés autour de ces parcours mettent en lumière  des réalités méconnues et se concluent par des recommandations concrètes et pas nécessairement coûteuses.

Les aspects économiques sont également abordés, aboutissant à un plaidoyer pour le déploiement des soins palliatifs : « Non seulement les dépenses de santé des patients pris en charge en soins palliatifs sont inférieures à celles des autres patients en fin de vie, mais en outre les économies réalisées sont d’autant plus importantes que les soins palliatifs sont précoces ».

Plus de la moitié des propositions concerne la formation des personnels qui entourent les personnes âgées, que ce soit en hôpital, en maison de retraite médicalisée, ou à domicile. La mesure phare serait de mettre en place des infirmières de nuit dans les EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes), ce qui éviterait chaque année 18 000 hospitalisations très coûteuses de résidents en fin de vie.

Ce constat rejoint celui de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) qui, dans un rapport de 2009 sur la mort à l’hôpital, soulignait le manque d’anticipation qui conduisait des personnes âgées à mourir isolées dans les services d’urgence, lieux peu adaptés à l’accompagnement des derniers instants.

Au-delà des mesures opérationnelles, le rapport se conclut par des considérations éthiques et politiques qui méritent attention : « Il semble essentiel de réfléchir concrètement à de nouvelles formes de solidarités. Alors que de plus en plus de personnes vivent de plus en plus longtemps en situation de grande vulnérabilité et de grande solitude (…), ce qui n’apparaît pas dans nos travaux et qui pourtant est important est la place du bénévolat et plus largement de nouvelles formes de solidarités nécessaires pour accompagner cette réalité ».

Alliance VITA, par la diffusion de son Guide des 10 idées solidaires, se situe pleinement dans cette perspective.