16-01-2015

2015, 40 ans de la loi de 1975

Engagée dans l’écoute et l’aide aux femmes enceintes ou ayant subi une IVG, Alliance VITA conteste formellement la politique du gouvernement qui s’établit sur l’idée qu’une « facilitation de l’IVG » règlerait cette douloureuse question de société. Si l’avortement reste un sujet tabou, c’est qu’il est très sensible. C’est la libération de la parole des femmes qui est nécessaire, dans le respect de tout ce qu’elles éprouvent.

Il est également urgent de mettre en œuvre une véritable politique d’aide aux femmes enceintes, qui sont nombreuses à désirer conduire leur grossesse jusqu’à leur terme. Chaque jour, Alliance VITA est témoin, dans ses services d’aide et d’écoute, des contraintes qui pèsent sur les femmes, qu’elles viennent de leur compagnon, de leur employeur, ou, plus généralement, d’une culture qui tend à stigmatiser toute grossesse imprévue ou difficile.

Depuis plusieurs années, Alliance VITA est engagée dans la diffusion d’une information sur les aides aux femmes enceintes, en lieu et place du gouvernement qui a abandonné délibérément cette mission de service public. C’est aussi une façon de lutter contre de nouvelles formes de violences faites aux femmes, autour de leur grossesse.

Alliance VITA note la tentative de plus en plus forte d’interdire l’expression d’une souffrance liée à l’avortement. Ce n’est ni en forçant la banalisation d’un tel acte, ni en imposant le silence qu’on répond aux besoins des femmes : elles ont surtout besoin d’écoute, de respect, d’aide et de consolation. Une véritable prévention de l’IVG demeure nécessaire, particulièrement chez les plus jeunes, et cette politique est aujourd’hui de plus en plus abandonnée par les services publics.

C’est dans ce contexte qu’Alliance VITA encourage ses sympathisants à participer à la marche annuelle pour la vie du 25 janvier 2015 à Paris. Sur un sujet qui concerne une importante proportion des Françaises et des Français, Alliance VITA recommande un ton empreint de mesure, conscient que de nombreuses femmes vivent des pressions difficiles et endurent seules les conséquences d’un acte qui n’a rien d’anodin.