11-09-2015

Rapport Rodrigues : l’idéologie du genre au Parlement européen ?


Le Parlement européen a adopté, le mercredi 9 septembre 2015, le Rapport Rodrigues par 408 votes pour, 236 contre et 40 abstentions.

Intitulée « Emancipation des jeunes filles par l’éducation dans l’Union européenne », la résolution élaborée par la députée européenne portugaise, Liliana Rodrigues, avait été, dans un premier temps, adoptée le 16 juin dernier par la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres au Parlement européen (FEMM).

Ce rapport « vise à assurer l’égalité et l’autonomisation des filles par l’éducation, à se conformer à la Convention d’Istanbul en tant qu’outil pour prévenir la discrimination entre les sexes, à créer une culture de l’école basée sur l’égalité des sexes, à superviser de façon critique les programmes et le matériel d’enseignement, à assurer l’égalité des sexes en ce qui concerne les décisions personnelles et professionnelles et à améliorer le pourcentage de femmes dans les postes à responsabilité et de cadres supérieurs » a déclaré Liliana Rodrigues.

La résolution préconise des mesures d’égalité des sexes qui devraient s’appliquer à tous les niveaux du système éducatif, y compris dans les programmes et la formation des enseignants, de manière à mettre fin aux stéréotypes liés au genre.

Le communiqué de presse du Parlement explicite la finalité du rapport Rodrigues :  « L’éducation aux questions d’égalité des sexes devrait faire partie des programmes scolaires et les matériels didactiques ne devraient pas contenir de contenus discriminatoires, stéréotypés ou sexistes, estiment les députés. Pour promouvoir une éducation sans stéréotypes, les enseignants devraient recevoir une formation sur l’égalité et les programmes et du matériel éducatifs devraient être revus de manière critique. De plus, les États membres pourraient envisager de rendre obligatoire une éducation adaptée à l’âge sur la sexualité et les relations dans tous les programmes de l’école primaire et secondaire. (…). Et pour lutter contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, les députés demandent à la Commission de soutenir l’inclusion d’informations objectives concernant les questions LGBTI dans les programmes scolaires ».

Souhaitant peser sur le contenu de l’éducation et « éduquer les parents », ce rapport, qui contient de nombreuses références à l’idéologie du genre, avait suscité de vives polémiques. Pour en dénoncer les risques, une pétition à l’attention de la présidence du Parlement européen et de la Commission européenne a été signée par plus de 160 000 personnes.