24-01-2017

Débat sur l’IVG : Tugdual Derville, invité de Sud Radio


Tugdual Derville était l’invité de Philippe David sur Sud Radio, le 23 janvier 2017, dans l’émission « Seul contre tous » pour débattre de l’avortement, à la veille de l’examen, par la commission mixte paritaire, de la proposition de loi sur le délit d’entrave à l’IVG.


Verbatim extraits de l’émission :

« C’est un sujet qui fait mal, qui nous touche intimement ; chacun d’entre nous peut être concerné par le sujet de l’IVG. Eviter sa banalisation est un enjeu absolument majeur. »

« On peut s’interroger sur une société riche qui aboutit à un taux d’avortements 2 fois supérieur à celui de l’Allemagne. Pourquoi ? »

« L’actuelle législature a modifié la loi de 1975 à 5 reprises. Il y a aujourd’hui un scandale récent. (…) Dans 2 jours, arrive à l’Assemblée nationale cette proposition de loi qui vise à contester des sites Internet qui, aux yeux du gouvernement donneraient des informations fallacieuses. »

« Je voudrais « pousser un coup de gueule » parce que sur le site gouvernemental on trouve  un médecin qui affirme qu’il « n’existe pas de séquelle psychologique à long terme de l’IVG », et ça c’est faux ! C’est très violent de récuser, chez une personne qui souffre, l’origine de sa souffrance. Il faut plusieurs voix ;il faut que ces femmes aient accès à des informations honnêtes et fiables et notamment à celles qui aident les femmes à éviter l’IVG, dans la mesure où elles le désirent et elles sont très nombreuses à le souhaiter. »

« Nous avons entamé une action en justice contre ce site gouvernemental divulguant des informations fausses qui trompent les femmes. »

« Nous allons tout faire pour que les candidats aux élections présidentielles n’avalisent pas les réformes de l’actuel quinquennat en faveur de la banalisation de l’avortement. (…) Nous espérons qu’il y aura des candidats qui auront le courage d’aller vers l’accueil de la vie, ce que nous appelons une BIOpolitique à Alliance VITA. »

« Beaucoup d’auditrices n’osent pas parler de leur avortement. Elles peuvent le faire sur notre site SOS Bébé. »

« La première question qu’on pose aux femmes qui se retrouvent enceintes est : »Est-ce qu’il était désiré ? » C’est une question dangereuse, c’est une question qui tue. On se retrouve avec des angoisses très profondes ; dans la précipitation souvent, les femmes subissent l’IVG et disent après « on ne m’avait pas dit. » »

« Après la suppression du guide pour les femmes enceintes en 2001, nous avons protesté contre cet abandon et nous avons édité un guide Je suis enceinte, en faisant un travail de service public. »

« Il y a un grand paradoxe contraceptif français : un très fort taux de contraception est compatible avec un très fort taux d’avortements. (…) En cas d’échec contraceptif, les femmes ne s’autorisent plus à accueillir leur enfant. Il faut les encourager et il faut responsabiliser les hommes. »