Le 21 juillet 2015, une dame de 75 ans a organisé son suicide assisté en Suisse, alors qu’elle n’avait aucun problème sérieux de santé. Cette Anglaise, infirmière à la retraite et vivant en Angleterre, a expliqué au Sunday Times, quelques jours avant sa mort : « Je veux mourir en ayant toute ma tête et en étant capable de me débrouiller seule. Je ne veux pas être un poids pour les gens que j’aime autour de moi. »

Sur son blog, elle a expliqué que « Vieillir, ce n’est pas amusant », et exprimé son souhait que ses enfants profitent de leur vie sans avoir à se soucier d’elle, sans ressentir de devoirs ou responsabilités envers elle dans sa vieillesse à venir. Elle y témoigne aussi vouloir ainsi éviter qu’un jour elle n’occupe indéfiniment un lit, ce qui coûterait une fortune à la sécurité sociale britannique, la NHS. Dans ce billet d’adieu, elle dit avoir toujours eu une carte de donneur d’organes, devenue superflue si la planification de sa mort permettait de prélever facilement des organes pouvant être réutilisés.

Une fois sa décision prise de mettre fin à ses jours, elle s’est rendue dans une clinique de Bâle, en Suisse, pays où cette pratique est autorisée.  L’association Lifecircle a donc organisé le suicide de la vieille dame, bien qu’elle soit en bonne santé.

La mort de Gill Pharaoh a suscité l’émoi et la polémique en Suisse. Le quotidien Basler Zeitung révèle le débat soulevé, précisant que les deux principales associations suisses d’aide au suicide, Exit et Dignitas, n’auraient sans doute pas accepté de pratiquer cet acte, car ne seraient admises au suicide assisté que les personnes au pronostic vital engagé, subissant des douleurs importantes ou un handicap sévère.

Les derniers mots de Gill Pharoe sur son blog sont un appel au gouvernement britannique à revoir sa loi, ce qui serait selon elle moralement, éthiquement et financièrement bénéfique.

Sa mort très médiatisée intervient peu de temps avant un débat sur le Suicide Assisté qui doit se tenir au Parlement britannique à partir du 11 septembre 2015.