loiSante

Alliance VITA dénonce le vote de mesures, ajoutées par amendement en catimini et sans véritable débat de société, qui font dériver l’éthique médicale de la France.

Parmi ces mesures, Alliance VITA s’alarme particulièrement :

·      de la suppression du délai de réflexion de sept jours pour avoir recours à l’IVG. Cette décision ne respecte ni les femmes, ni les médecins, alors qu’il s’agit d’actes définitifs mettant en jeu des vies humaines. Alliance VITA rappelle au contraire l’urgence d’une véritable politique de prévention de l’avortement.

·       du recours aux prélèvements d’organes post-mortem se basant uniquement sur le principe de « consentement présumé », sans rechercher l’accord préalable des proches. Alliance VITA regrette une conception utilitariste de la médecine : pour obtenir davantage de greffons, on ne tiendra désormais plus compte de l’avis des proches ; c’est un déni d’humanité.

·      de l’autorisation de recherches biomédicales sur les gamètes et les embryons, dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation, pour des recherches biomédicales dont le périmètre est flou et qui peuvent être réalisées également à des fins de gestation. Alors que de telles mesures relèvent de la loi bioéthique et requièrent la plus extrême prudence, puisqu’il s’agit de la vie d’embryons humains, le gouvernement a obtenu des parlementaires qu’ils fassent encore dériver le cadre légal de ce type de recherches. Cette initiative contredit d’ailleurs les principes avancés pour autoriser la recherche sur l’embryon en 2013, notamment que toutes les recherches sur l’embryon se fassent sous le contrôle de l’Agence de la Biomédecine.

Par ailleurs, Alliance VITA exprime une nouvelle fois son inquiétude sur les conséquences d’autres mesures visant à banaliser toujours plus l’accès à l’IVG, notamment celle concernant les sages-femmes et celle qui aboutirait à fixer des quotas d’IVG à réaliser par établissement. Elle prend acte par contre avec satisfaction d’une décision de sagesse des parlementaires, qui ont refusé que les soins de thanatopraxie soient interdits au domicile des personnes décédées.