2 novembre

Alliance VITA dénonce la récupération du 2 novembre, jour de la commémoration des proches défunts, par le lobby de l’euthanasie en France, alors que des actualités récentes en provenance de Belgique et de Hollande montrent dans quel engrenage conduit la logique de l’euthanasie.

En Belgique, selon le rapport officiel publié ce mois-ci, plus de 2000 euthanasies ont été recensées en 2015, soit le double de 2010. Les personnes vulnérables sont de plus en plus concernées (malades d’Alzheimer, personnes dépressives, etc.) ; et les mineurs, sans aucune limite d’âge, peuvent être euthanasiés depuis une loi de 2014.

En Hollande, plus de 5500 euthanasies ont été pratiquées en 2015, soit une hausse de 75% en 5 ans ; le gouvernement vient d’annoncer qu’il souhaitait légaliser le suicide assisté des personnes âgées, « fatiguées de vivre », même si elles ne sont pas malades.

Le 2 novembre doit être réservé au recueillement

et préservé de toute instrumentalisation.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA et auteur de La Bataille de l’euthanasie (Salvator) :

« Les Français sont particulièrement attachés à cette journée de pause, pour faire mémoire de la peine liée à leur deuil et, souvent, en tirer des forces de vie. Fleurir les tombes des cimetières et accomplir certains rites de mémoire peut nous aider à relier la société d’aujourd’hui à ceux qui nous l’ont léguée. Il est particulièrement indécent de prétendre détourner ce jour au profit d’une idéologie qui présente la mort comme un projet. Aucun groupe de pression ne devrait se permettre d’inventer, à la place des traditions populaires, des journées dédiées à une revendication mortifère. »