François Fillon. - AFP-Thomas SAMSON

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : « Nous prenons acte de ce résultat, avec lucidité, c’est-à-dire sans naïveté. Certes, l’opposition qui s’est manifestée contre François Fillon dans la semaine qui a précédé ce second tour a tenté de le décrédibiliser, en l’affublant soudainement du déguisement caricatural qu’on tente, depuis des années, de faire endosser aux défenseurs de la famille et de la vie. François Fillon ne mérite évidemment ni cet excès d’honneur, ni cette indignité.

 

S’il a pris une position courageuse sur la question de la filiation, celle-ci reste ambiguë et demeure inconciliable avec la protection concrète des enfants : sa proposition de l’adoption simple par deux personnes de même sexe demeure une solution bancale, qui prive l’enfant de la complémentarité père-mère dans l’éducation.

 

Sur le sujet de l’avortement, la position « personnelle » affichée par François Fillon est incohérente avec son soutien revendiqué aux réformes de la loi de 1975 votées par l’actuelle législature (suppression du critère de détresse, du délai de réflexion etc.), contribuant à présenter le recours à l’IVG comme banal. Et interdisant toute politique de prévention.

 

Certes, le « procès en sorcellerie » qui a été fait à François Fillon s’est visiblement retourné contre ses auteurs. Signe que l’opinion publique ne se laisse pas intimider par les accusations gratuites, par ailleurs absurdes, d’intégrisme, qui visent toujours à décrédibiliser leur cible.

 

Nous constatons qu’autour de François Fillon, un certain nombre de personnalités politiques courageuses ont visiblement la famille à cœur, ainsi que la protection des êtres humains les plus fragiles. Nous sommes décidés à nous impliquer fortement, quels que soient les partis politiques au pouvoir, pour que les nouveaux gouvernants cessent de cautionner les réformes de leurs prédécesseurs quand elles ont contribué à liquéfier la société. Nous attendons surtout de François Fillon qu’il renonce à l’attitude habituelle des gouvernements de droite qui ont, depuis des dizaines d’années, systématiquement maintenu et parfois aggravé les réformes sociétales inspirées de l’idéologie de Mai 68. Le véritable redressement de la France ne peut faire l’économie d’une « biopolitique », respectueuse de la vie et de la dignité des citoyens les plus fragiles. »