Wandercraft, une start-up française fondée par Nicolas Simon, un jeune polytechnicien, vient d’annoncer la phase de test de son exosquelette médical, nommé Atalante. L’objectif de cet exosquelette est de permettre à des personnes tétraplégiques ou atteintes de myopathie de se lever et de marcher sans aide.
Depuis quelques années, les progrès technologiques redonnent espoir aux personnes handicapées, en particulier aux personnes paraplégiques ; certaines ont ainsi pu remarcher, grâce à des exosquelettes ou autres prothèses bioniques.

En juin dernier, une Américaine passionnée de randonnée et paraplégique depuis 2014 a gravi les Appalaches grâce à un exosquelette développé par la société Ottobock.

Aux derniers jeux paralympiques de Rio l’été dernier, une Française, Marie-Amélie Le Fur qui courait grâce à une lame à la place de sa jambe gauche, a remporté deux médailles d’or et une médaille de bronze.

En septembre dernier, une jeune anglaise, Claire Lomas, paralysée depuis une chute à cheval en 2007, a pu achever le semi-marathon Great North Run au Royaume-Uni en cinq jours grâce à un exosquelette.

En octobre dernier, a été organisé, en Suisse, le Cybathlon 2016, une compétition sportive réservée aux athlètes avec handicap et équipés de matériels technologiques, tels que des exosquelettes. Cet événement ne se concentrait pas sur des performances sportives mais sur les prouesses techniques : des athlètes handicapés de 25 pays utilisaient des appareils de haute technologie.

Pourtant, la frontière entre réparation et augmentation est parfois ténue. Ainsi, récemment, Marie-Amélie Le Fur confiait ses inquiétudes et questionnements par rapport à toutes ces technologies qui évoluent de plus en plus vite : « Cela ne sert à rien de vouloir pallier un handicap pour être plus fort qu’avant. (…) Je me suis parfois demandé jusqu’où j’étais prête à aller. Le transhumanisme me fait peur. A trop vouloir instrumentaliser le corps, on dérive. Saura-t-on contrôler la machinerie que l’on peut nous mettre sur le corps ? Pas sûr. »