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Le 2 mars 2017, le Conseil d’Etat, s’est réuni pour étudier le maintien en vie de la petite Marwa, âgée de 15 mois et hospitalisée à Marseille suite à une infection virale foudroyante en septembre 2016.

 A la suite d’un premier verdict du Tribunal administratif qui avait ordonné à l’hôpital de la Timone de ne pas arrêter les soins qui maintenaient en vie la petite Marwa (respirateur et alimentation/hydratation artificielles), les médecins de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM) avaient saisi le Conseil d’état. En effet, considérant que les soins apportés à Marwa pouvaient représenter une forme d’ « obstination déraisonnable », ils étaient favorables à un arrêt des soins. Le juge du Tribunal administratif avait alors estimé la décision « prématurée car prise au terme d’un délai qui n’était pas suffisamment long pour évaluer, de manière certaine, l’inefficacité des thérapeutiques en cours et la consolidation de l’état de santé de l’enfant ». Il avait aussi souligné « l’importance toute particulière » de l’avis des parents.

A l’issue de l’audience du Conseil d’état, les parents de Marwa ont déclaré qu’ils allaient tout faire pour défendre le droit de Marwa à la vie : « On continue à se battre pour défendre le droit de Marwa à la vie. Marwa est vivante et fait tous les jours des progrès. Ce n’est pas un bébé qui veut partir. On sait qu’elle aura un handicap lourd, mais les handicapés ont le droit de vivre. » a déclaré son père qui est prêt à aller devant la Cour européenne des droits de l’homme s’il n’obtient pas satisfaction du Conseil d’état. Alors que dans la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016, la notion de « traitement de maintien en vie » reste particulièrement ambigüe, l’avocate de la famille s’est exprimée de la sorte : « l’autorité médicale ne peut se substituer à l’autorité parentale ». « Qu’attend l’hôpital du Conseil d’État, un feu vert pour débrancher la petite contre l’avis des parents ? Humainement, c’est indéfendable ».

La décision du Conseil d’état sera rendue en début de semaine prochaine. Nous sommes face à une situation très douloureuse, délicate et complexe.

La pétition lancée, début novembre, par les parents de Marwa qui réclament pour leur fille une « chance de vivre » a déjà recueilli près de 250 000 signatures.