Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, était invité à réagir en direct sur CNews, le 11 juillet 2019, à la suite du décès de Vincent Lambert.

Verbatim extraits de l’émission :

« Ma pensée est de me recueillir, comme après chaque décès. Je pense à ses parents, à son épouse, à tous ceux qui l’ont aimé, soigné, protégé. Il y a, derrière lui, 1 700 patients en situation neuro-végétative ou pauci-relationnelle dont les proches se sont inquiétés du fait qu’on provoque la mort d’une personne si dépendante. »

« C’est tout le mystère d’une vie dépendante qui est posé. Vincent Lambert n’était pas en fin de vie il y a 10 jours ; il a été mis en fin de vie et je ressens un malaise. Je crois qu’on aurait dû, on aurait pu, s’en sortir par le haut en acceptant que Vincent Lambert soit accueilli dans un établissement adapté à son état. »

« Ces établissements, j’en ai visités et je crois que ces événements si douloureux ont permis de les connaître, de vérifier à quel point les médecins sont dévoués auprès de ces patients, ainsi que les proches, malgré la douleur. »

« Je milite, avec Alliance VITA, contre l’acharnement thérapeutique et contre l’euthanasie. La médecine très technique sauve, nous sauve, et parfois nous remet sur pied, et tant mieux, mais parfois on vit avec des séquelles, de très lourdes séquelles, et je crois que tout l’honneur de la société est de continuer de prendre soin de ces personnes. »

« Faire preuve d’humanité, c’est accorder du prix aux vies que nous risquons de mépriser parce que ces vies-là nous rappellent notre propre vulnérabilité. Il y a une question de société entre la toute puissance et le risque de passage à l’acte. »

« Personne ne veut être dans une situation neuro-végétative, mais quand une personne s’y retrouve, il faut prendre soin d’elle. Il ne s’agit pas de se projeter en elle, mais de la protéger. »

 

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