Grèce : trafic d’ovocytes et de nourrissons

La police grecque a démantelé un réseau de trafiquants d’ovaires et de nourrissons de femmes originaires en majorité de Bulgarie.

C’est au sein de cliniques privées de Thessalonique que des femmes bulgares, géorgiennes et Roms grecques ont été emmenées pour accoucher ou donner leurs ovocytes. 22 cas d’adoptions illégales et 24 cas de ventes d’ovaires ont été recensées pour trafic s’élevant à 500 000 euros. Celui-ci date de 2016.

Plus de 70 personnes seraient impliquées dans ce réseau qui pratiquerait aussi du blanchiment d’argent.

Christos Dimitrakopoulos, le chef de la police de Thessalonique a déclaré que « Les familles candidates à l’adoption donnaient entre 25.000 et 28.000 euros pour adopter un enfant, ce prix comprenait l’argent versé à la mère biologique, à l’avocat, les frais d’hospitalisation et le pourcentage versé aux intermédiaires du réseau ». Les femmes de ce réseau pouvaient être payées 5 000 euros pour accoucher en Grèce.

Alexis Tsipras, l’ancien premier ministre grec, avait tenté d’empêcher ce type de trafic en réduisant le délai des procédures d’adoption jugées trop longues. Le même schéma criminel s’était déjà produit en 2011 avec l’entrée sur le territoire grec de 17 femmes bulgares enceintes pour la vente de leur bébé.

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