Avortement : étrange détournement du fonds social européen par la Commission
La Commission européenne a indiqué le 26 février 2026 que les pays membres de l’Union européenne volontaires pourraient utiliser le fonds social européen pour financer les avortements de femmes qui ont des difficultés d’accès dans un autre pays de l’Union.
Absence de compétence européenne
Le Parlement européen avait déjà adopté une résolution controversée le 17 décembre 2025 demandant à la Commission de répondre à la demande de l’Initiative d’un fonds spécial de l’Europe pour financer l’avortement.
En réalité, la question de l’avortement n’est pas de compétence européenne. La Commission le reconnaît mais elle propose tout de même aux pays volontaires de permettre ces avortements sur leur sol conformément à leur législation. Dans sa décision elle admet la possibilité d’utiliser des fonds de l’Europe pour les financer en invoquant « l’égalité d’accès à des services de soins de santé ».
Détournement du Fonds social européen
Le Fonds social européen plus (FSE+) est « le principal instrument dont dispose l’Union européenne (UE) pour investir dans le capital humain et soutenir la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. Doté d’un budget de 142,7 milliards d’euros pour la période 2021-2027 », le FSE+ apporte « une contribution importante aux politiques de l’UE en matière sociale, d’emploi, d’éducation et de compétences et aux réformes structurelles dans ces domaines ».
La prévention et l’aide aux femmes à nouveau passées sous silence
Hadja Lahbib, commissaire à l’égalité, à l’état de préparation et à la gestion des crises a fait référence aux « femmes en situation de grande vulnérabilité ». Pourtant toute réflexion sur les soutiens à apporter aux femmes enceintes et à la prévention de l’IVG a été passée sous silence.
En 2024 le Parlement européen avait adopté une résolution non contraignante visant à inscrire l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Un vote en décalage avec la réalité européenne, comme cela a été rappelé par les auteurs d’une résolution alternative : « la charte consacre des valeurs qui sont communes aux États membres et partagées de manière universelle par les citoyens de l’Union, tandis que le droit à l’avortement reste une question controversée, sur laquelle les sociétés de l’Union ont des points de vue variés et à laquelle les États membres apportent des solutions politiques et des cadres juridiques divergents ».
Dans ce contexte, ils appelaient à une politique de prévention de l’avortement et de soutien économique et social aux femmes enceintes.
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