« Prendre corps », 1ère séance de l’Université de la vie 2026
Le 19 janvier, l’Université de la vie s’est ouverte dans plus de 200 villes en France avec l’ambition de réfléchir cette année autour du thème « Le corps dans tous ses états ». Lors de cette première soirée intitulée « PRENDRE CORPS », déjà plus de 8 000 participants ont plongé aux origines du corps entre mystère et émerveillement.
Blanche Streb, directrice de la formation d’Alliance VITA, a montré combien la vie in utero est une expérience riche et complexe où corps et esprit sont liés dès l’origine. Le fœtus développe très tôt ses sens (ouïe, odorat, goût), reconnaît voix et langue à la naissance, et communique émotionnellement avec ses parents, notamment par le toucher. Des découvertes récentes montrent aussi une continuité biologique mère-enfant (échanges cellulaires et éléments du microbiote), soulignant l’empreinte profonde et durable de la grossesse.
Dans cette exploration de la vie au cœur des corps, une sage-femme a embarqué les participants à la découverte de la fertilité dont les particularités s’enracinent dès la vie in utero.
Le corps fonctionne comme un ensemble unié où émotions, mode de vie et équilibre psychique influencent directement le cycle et la production hormonale. Comprendre et connaître son corps, son fonctionnement, avoir conscience que notre mode de vie (alimentation, sommeil, stress, émotions) a un impact sur notre corps est fondamental et nous ouvre à cette réalité : corps et esprit sont intimement liés.
Alors que l’Agence de la biomédecine multiplie les campagnes pour encourager le don de sperme et d’ovocytes, affirmant que « donner ses gamètes, ce n’est pas faire un enfant, c’est faire des parents », le focus de la soirée a démontré que ce don ne saurait être banalisé. Ces cellules ont un rôle irremplaçable dans la transmission de la vie ; elles sont porteuses d’un patrimoine génétique unique et d’une histoire inscrite dans le corps de celui ou celle qui les a produits.
À travers elles, quand il y a conception et naissance, se crée un lien biologique que ni les mots ni les lois ne peuvent effacer. En vérité, donner ses gamètes, ce n’est pas faire des parents, c’est bien faire des enfants.
Cette première soirée s’est achevée sur le témoignage de Caroline Roux, directrice générale adjointe d’Alliance VITA et spécialisée dans l’écoute des personnes en difficulté. « Le corps en dit long », telle est l’expression que Caroline a retirée de sa longue expérience.
La grossesse est marquée par trois dimensions fondamentales : la surprise face à l’émergence de la vie, la relation qui se tisse avec l’enfant in utero et l’ambivalence, où joies et peurs coexistent, surtout durant les premiers mois soumis à la vulnérabilité physique et psychique. La sensibilité des femmes face aux fausses couches, à l’avortement ou au diagnostic de handicap, expériences souvent vécues dans la solitude, la tristesse et le deuil, nécessitent une écoute et un accompagnement adaptés.
Quant aux pratiques de GPA et de procréation médicalement assistée avec tiers donneur, elles induisent un éclatement du processus de procréation générant des souffrances inédites. A l’heure où la technique permet des possibles dissociations du corps, l’unité de l’être humain est plus que jamais un enjeu de dignité humaine.
Dans de très nombreuses villes de France et de l’étranger, les soirées se sont conclues par des témoignages locaux : de médecins, soignants, de bénévoles, d’écoutants, de parents…
Prochaine soirée le 26 janvier autour du thème « VIVRE EN CORPS ».
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