COMMUNIQUE DE PRESSE – 25 février 2026
Fin de vie : un forcing législatif dangereux pour les plus fragiles
Les députés viennent d’adopter la proposition de loi sur la prétendue « aide à mourir » par suicide assisté et euthanasie et son examen au Sénat est annoncé pour les premiers jours d’avril. Cette précipitation choque, alors que le que le système de santé est en crise et que les Français attendent avant tout un accès équitable aux soins, en particulier les soins palliatifs.
L’adoption à l’unanimité de la proposition de loi sur les soins palliatifs tranche avec la fracture créée par le texte légalisant le suicide assisté et l’euthanasie adopté à 299 voix contre 226.
Annoncé début avril, juste après les élections municipales, le retour au Sénat de la proposition de loi introduisant suicide assisté et euthanasie révèle la façon dont le gouvernement impose ses priorités.
Les débats à l’Assemblée nationale ont confirmé la volonté des partisans de la prétendue « aide à mourir » de ne plus s’embarrasser des garanties un temps mises en avant par le gouvernement pour tenter de répondre aux inquiétudes des Français.
Les critères d’accès restent larges : la notion de souffrance physique ou psychologique constante, qu’on avait présentée comme un garde-fou, a été supprimée. La clause de conscience des établissements a été rejetée ainsi que celle des pharmaciens, tous forcés d’entrer dans le dispositif de diffusion d’un produit létal. Un sévère délit d’entrave a été confirmé, à peine compensé par une faible pénalisation des pressions qui pourraient être exercées en faveur du suicide assisté et de l’euthanasie. Le texte est violent, à sens unique.
« Nous l’avons expliqué dès le début des discussions », précise Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA : « dès que l’interdit de tuer est levé, aucune digue ne peut tenir. Les conséquences, dont de nombreux Français s’alarment avec raison, sont déjà lourdes : la prévention du suicide, la relation de confiance entre soignants et soignés et la sécurité des plus vulnérables sont fragilisées. Alors que l’accès aux soins se dégrade dans de nombreux territoires, les personnes âgées, malades, handicapées ou en situation de précarité pourraient s’orienter vers l’euthanasie ou le suicide assisté par défaut, faute de dispositifs adaptés pour les soulager et les accompagner. »
Face à cette régression qui s’annonce, nous demandons au Premier ministre de suspendre les débats autour de cette loi pour concentrer ses efforts sur le développement des soins palliatifs qui, seuls, font l’unanimité.
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