Fin de vie : retour sur les expériences étrangères au Sénat

10/07/2025

Fin de vie : retour sur les expériences étrangères au Sénat

 

En amont de l’examen des textes de loi relatifs à la fin de vie, la Commission des affaires sociales du Sénat a auditionné plusieurs experts pour entendre un retour sur les expériences étrangères de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Retour sur l’expérience néerlandaise

Le néerlandais Theo Boer est professeur d’éthique de la santé à la PTh Universiteit de Groningen. Il a été membre d’un comité de contrôle de l’euthanasie du gouvernement des Pays-Bas pendant 10 ans. Aujourd’hui, il alerte les Français sur les risques de la légalisation de l’euthanasie. Selon lui, les critères censés encadrer le recours à l’euthanasie ne tiendront pas. Il observe que dans son pays, après vingt ans de légalisation, toutes les personnes finissent par se poser la question :

« Au début, on PEUT faire un choix, et, après quelques décennies, on DOIT faire ce choix. On est libre, mais, en définitive, on doit faire un choix… »

Retour sur l’expérience canadienne

Pierre Deschamps est québécois. Avocat et éthicien, il est membre de la commission de contrôle des soins de fin de vie du Québec. Au Canada, l’euthanasie est légale depuis 2016. Il le constate : les soins palliatifs demandent des moyens et du temps, alors que la demande d’« aide médicale à mourir » (nom de l’euthanasie au Canada) peut obtenir une réponse rapide. Attention, dans un système de santé défaillant, l’euthanasie pourrait devenir une réponse faute d’accès aux soins appropriés. Il alerte également sur le risque de confusion inhérent à ce genre de lois :

« L’aide médicale à mourir est une technique. Ce n’est pas un soin. Une nouvelle dynamique est en cours, et il faut en être conscient, dès la conception de la loi. »

Suivez-nous sur les réseaux sociaux :

Articles récents