Vivre en corps, 2e séance de l'Université de la vie 2026

30/01/2026

Vivre en corps, 2e séance de l’Université de la vie 2026

 

Après une première soirée aux origines du corps, l’Université de la vie s’est penchée sur le corps qui vit, grandit, ressent, vieillit dans une séquence intitulée VIVRE EN CORPS.

 

Ce sont à nouveau près de 9000 personnes qui se sont retrouvées en France et à l’étranger pour cette édition de l’Université de la vie dédiée au corps dans tous ses états.

Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA, a ouvert la soirée avec la gravité de « la mort en commun ». Il a montré combien la mort, expérience universelle et inévitable, est au fondement même de notre fraternité. En effet, envisager notre mort nous fait prendre conscience de notre propre fragilité, de laquelle peut naître notre fraternité. Vivre avec cette conscience de notre finitude nous permet de « goûter à la vie de façon plus juste ».

Les mourants nous montrent que la vie reste pleine jusqu’au bout : toute personne est 100% vivante jusqu’aux derniers instants et sa dignité exige qu’on la regarde ainsi. C’est pourquoi l’approche de la mort invite à la présence, à la tendresse, à la patience. « Le dépouillement à l’approche de la mort peut devenir un chemin de vie », où la fraternité s’exerce jusqu’au bout.

 

Faisant le constat d’une peur collective de la vieillesse, la gériatre Alix Durroux nous a invités à changer nos regards en apprivoisant cette étape de l’existence avec lucidité et sérénité. Vieillir c’est apprendre la lenteur, la gratitude, la joie des souvenirs, la présence au corps et la relation vraie. C’est aussi reconnaître notre interdépendance : nous avons besoin les uns des autres, à tout âge. « Ce qu’on voit comme des “incapacités” peuvent devenir un terreau pour du partage, de la générosité, des bons moments, tout simplement. »

 

Alors que le débat fin de vie est au cœur de l’actualité, le focus de la soirée a permis d’éclaircir les nombreuses contradictions de la proposition de loi sur une prétendue « aide à mourir ». « C’est ma vie, j’en dispose comme je veux » peuvent argumenter les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté.

En réalité, cette proposition de loi va contre le progrès inscrit dans notre devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. Par ailleurs, laisser entendre que certains suicides seraient acceptables voire souhaitables est incompatible avec les politiques publiques de prévention du suicide.

 

Cette première soirée s’est achevée avec le témoignage du docteur Pascale Mussault, médecin en soins palliatifs, sur l’accompagnement des derniers instants « face à la douleur ».

 

Depuis une trentaine d’années, les techniques médicales destinées à soulager la douleur ont connu des avancées majeures, devenant toujours plus adaptées aux besoins de chaque patient. Si la prise en charge de la douleur physique constitue un axe essentiel dans les soins palliatifs, le docteur Mussault rappelle qu’il ne faut pas oublier les autres formes de souffrance : sociales, psychologiques, existentielles, et parfois même spirituelles.

Il est donc fondamental de considérer le patient dans sa globalité, et non uniquement à travers ses symptômes physiques. Les soins palliatifs représentent avant tout un temps d’accompagnement. Un accompagnement pour le malade, bien sûr, mais aussi pour ceux qui restent après le départ de leur proche. Pour Pascale Mussault, « en tant que médecin on apprend aux familles à être, à exister auprès de leur famille, à être dans une pure présence ».

Ces derniers instants de vie peuvent se révéler profondément riches : des liens peuvent se retisser, des conflits s’apaiser, des paroles essentielles être échangées.

 

Dans de très nombreuses villes de France et de l’étranger, les soirées se sont conclues par des témoignages locaux de médecins, soignants, de bénévoles, d’associations impliquées dans les liens intergénérationnels, d’écoutants ou de parents.

 

Prochaine soirée le 2 février autour du thème « FAIRE CORPS ».

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