« Faire corps » : 3e séance de l’Université de la vie 2026
« FAIRE CORPS » : c’est sur ce thème que l’Université de la vie s’est achevée. Les près de 10 000 participants présents à cette dernière séance ont exploré la question du corps comme le lieu premier de la relation.
Louis-Marie d’Ussel, psychiatre addictologue, a entamé cette séquence en présentant les principaux critères de l’addiction : perte de contrôle, symptômes de sevrage ou encore désintérêt pour les autres sources de plaisir. Derrière les symptômes visibles, l’exploration des causes profondes, souvent méconnues, comme les blessures personnelles ou la faible estime de soi, sont essentielles pour prévenir les rechutes et agir de manière durable.
« L’addiction est une problématique qui concerne à la fois la personne, son entourage, le corps médical, mais aussi l’ensemble de la société », a souligné le psychiatre, pour qui « FAIRE CORPS » prend alors tout son sens. Il a aussi insisté sur l’importance de la prévention, du soutien et d’un regard de compassion indispensables à une sortie durable de l’addiction.
Le chirurgien cardiaque Stefano Mastrobuoni, membre du Comité consultatif belge de la transplantation thoracique, a décrit « le don d’organes comme un acte de solidarité majeur, capable de sauver de nombreuses vies » dont le caractère éthique est conditionné à la certitude du décès, au consentement, à la gratuité et à l’anonymat du don. Si la noblesse du geste est largement reconnue, le médecin a néanmoins alerté sur les dérives possibles, comme la tentation utilitariste consistant à considérer le donneur comme un simple moyen au service d’une finalité médicale.
Cette question se pose avec une acuité particulière dans les rares pays autorisant l’euthanasie, où le don d’organes après euthanasie se développe, soulevant des risques de pression sur les décisions de fin de vie. Parce qu’il est à la fois précieux et fragile, le don d’organes exige une transparence totale et une éthique rigoureuse, garantes de la liberté et de la dignité du donneur, comme du receveur et du soignant.
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