22-10-2013

Europe « droits sexuels et génésiques » : Alliance VITA salue le report de la proposition de résolution européenne et demande aux députés de la rejeter

Alliance VITA se réjouit que le Parlement européen n’ait pas adopté la proposition de résolution « sur les droits sexuels et génésiques », et l’ait renvoyé en commission. Elle demande aux députés européens de se mobiliser pour le rejet définitif de ce texte.

Pour le docteur Xavier Mirabel, président d’Alliance VITA : « L’expression « droits sexuels et génésiques » est, pour nous, foncièrement ambiguë. Sans claire définition, elle est notamment utilisée dans ce contexte pour banaliser, au nom de la santé, la question délicate de l’avortement ou encore légitimer la procréation artificielle hors indication médicale, pratiques qui ne relèvent pas de la compétence de l’Union européenne. De plus, la résolution s’attaque au droit à l’objection de conscience des soignants et aux droits des parents, et demande à l’Union européenne de financer l’avortement dans sa politique extérieure d’aide au développement. L’avortement apparaît indûment dans ce texte comme un droit, en contradiction avec une interprétation stricte du droit international et de la législation européenne. Je souligne que cette interprétation abusive ne correspond pas aux réserves émises par nombre d’États, acteurs primordiaux du droit international, et sachant qu’aucune convention et qu’aucun traité international à portée universelle n’en fait mention. »

Cette proposition de résolution intervient à la veille de la clôture de l’une des toutes premières initiatives citoyennes européennes, portant le nom UN DE NOUS. Près de 1 400 000 personnes l’ont signée et demandent notamment l’arrêt du financement par l’Union européenne des programmes menaçant l’être humain déjà conçu.

Pour Caroline Roux, secrétaire générale d’Alliance VITA, très impliquée dans cette initiative en France : « Il aurait été incohérent d’aborder ces sujets au moment où les citoyens européens interpellent l’Union pour qu’elle se positionne plus clairement. Ce type de résolution qui concerne la vie intime des citoyens européens doit absolument prendre en compte cette mobilisation sans précédent, grâce aux nouveaux outils de démocratie participative mis en place par l’Union européenne. »