Déjà mère de 13 enfants et grand-mère de 7 petits-enfants, une Allemande de 65 ans a accouché de quadruplés à Berlin le 23 mai 2015.

La fécondation in vitro n’a pas eu lieu en Allemagne, où elle est interdite pour une femme de cet âge-là. La retraitée allemande a donc procédé à de multiples tentatives de fécondation in vitro (FIV) en Ukraine, avec un donneur de sperme et une donneuse d’ovocytes anonymes.

A 55 ans, elle avait déjà mis au monde une petite fille. C’est d’ailleurs « pour répondre à son souhait d’avoir un petit frère ou une petite sœur qu’elle a décidé de retenter ». Nés de 5 pères différents, les autres enfants ont déjà tous quitté le domicile maternel.

La grossesse n’a pu continuer au-delà de 26 semaines. Les bébés – trois garçons et une fille – sont donc nés très grands prématurés avec 15 semaines d’avance.

Neeta (655 g, 30 cm), Dries (960 g, 35 cm), Bence (680 g, 32 cm) et Fjonn (745 g, 32,5 cm) sont en réanimation néonatale. « Ce sont des enfants qui peuvent mourir, qui peuvent contracter des maladies lourdes ou avoir des séquelles », a expliqué le professeur Christoph Bührer de l’hôpital Charité de Berlin où sont nés les quadruplés.

Une grossesse à très haut risque, aboutissant à une quasi inévitable très grande prématurité qui leur font courir de grands risques pour leur santé, une filiation brouillée où ses enfants ne connaitront ni leur père ni leur mère biologique, une mère qui aura 70 ans lors de leur entrée à l’école, on se demande à quel moment l’intérêt de l’enfant a été pris en compte avant d’avoir procédé à ces actes de procréation assistée déraisonnables.