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Alliance VITA a pris connaissance du rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) qui recommande de faciliter encore plus l’IVG sans aucune proposition pour aider les femmes à l’éviter.

Alliance VITA dénonce l’état d’esprit à sens unique qui transparaît dans ces préconisations qui se retournent contre les femmes en interdisant toute liberté d’expression à propos de l’avortement. Le HCE révèle notamment son idéologie en recommandant de supprimer toute clause de conscience des personnels de santé. Il soutient également l’extension du délit d’entrave à l’IVG, qui vise ceux qui ne se résignent pas à la banalisation de l’avortement.

Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA :

« Il est temps de sortir des idées reçues pour regarder la réalité de ce que vivent les femmes. Peut-on continuer de biaiser tout débat sur l’avortement par l’affirmation de l’IVG comme élément fondamental de l’égalité entre les femmes et les hommes ? Faut-il rappeler que l’IVG est en réalité un acte qui s’impose souvent aux femmes à contrecœur tandis que les hommes n’ont pas à le vivre ? Nous constatons d’ailleurs, en accompagnant des femmes qui se posent la question de poursuivre une grossesse, que ce sont souvent les hommes qui font pression pour l’avortement. L’IVG devient alors une véritable violence faite aux femmes confrontées à des grossesses inattendues, une violence totalement passée sous silence par le HCE. Promouvoir la véritable égalité, ce serait aider les femmes à éviter l’IVG, acte qui n’est jamais vécu de gaieté de cœur. Il y a une place pour une véritable prévention de l’IVG par une information plus équilibrée ouvrant les femmes à d’autres horizons que l’avortement quand elles le souhaitent. Et il est essentiel également de s’engager dans une prévention de l’IVG à destination des hommes pour lever les malentendus grandissants entre les femmes et les hommes sur l’IVG. »

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA s’interroge :

« Comment le HCE, qui prétend défendre la cause des femmes, peut-il se réjouir de la suppression du critère de détresse et du délai de réflexion pour avoir recours à l’IVG ? Nous le constatons dans notre écoute des femmes, ces deux critères ont longtemps constitué le dernier rempart protecteur de la pression abortive qu’elles subissent. Le soutien du HCE au projet gouvernemental de l’instauration au forceps d’un nouveau délit d’entrave, livre davantage les femmes à la pression abortive. Pourquoi intimider ceux qui proposent une alternative à l’IVG aux femmes découvrant une grossesse inattendue ? Dans ce domaine, l’instauration d’une police de la pensée relève du déni du réel : dans tout avortement subi, c’est le destin d’une autre vie humaine qui est scellé. Cela ne sera jamais anodin, ni pour les femmes, ni pour la société. C’est pourquoi la politique de prévention de l’IVG ne doit pas hésiter à assumer comme objectif d’aider les femmes à l’éviter. »

 

Alliance VITA plaide pour une véritable politique de prévention de l’avortement.

L’association a lancé, en novembre dernier, une campagne inédite de sensibilisation et de prévention de l’IVG à destination des hommes sur des malentendus qui persistent sur la sexualité, la contraception et la grossesse. Ils expliquent beaucoup des avortements subis par les femmes à contrecœur, et qui pourraient être évités : http://levonslesmalentendus.alliancevita.org/

Alors qu’un nouveau délit d’entrave à l’IVG, imposé par le gouvernement en urgence et sans véritable débat, devrait être voté très prochainement, Alliance VITA soutient La Marche pour la vie qui aura lieu dimanche 22 janvier à Paris.