PMA-GPA : nouveau documentaire de propagande

Dans un documentaire, diffusé le 2 juin 2020 sur France 5, « PMA-GPA, les enfants ont la parole », cinq enfants mineurs de 8 à 13 ans et deux enfants majeurs de 18 et 20 ans, nés par PMA ou GPA, ont été interrogés pour qu’ils partagent leur expérience et leur ressenti face à leur mode de conception.

Ces enfants ont été conçus par PMA avec tiers donneur, dans le cadre de couples de même sexe ou de femmes seules, ou encore par GPA, autant de pratiques aujourd’hui interdites en France. Dominique Boren, président de l’APGL (Association de parents gays et lesbiens) est partie prenante dans cette émission.

Qu’est-ce que la normalité ? Quel est le regard des autres ? Une relation avec sa mère-porteuse est-elle possible ? Que signifie, pour eux, l’éventuelle absence d’un père ? Quelle vision ont-ils de leur donneur ? Qu’est-ce qu’une famille pour eux ? Et, comment ces enfants et ados ont-ils envie de construire leur vie plus tard ? Voici les quelques questions qui ont été posées aux enfants dans cette émission.

L’objectif de ce documentaire était de montrer que ces enfants sont heureux, même si certains reconnaissent un manque, comme, par exemple Lucie qui vit seule avec sa mère tout en ayant une image paternelle très particulière: « Ma mère sait que pour moi ça n’est pas facile de vivre sans père, elle sait que ça peut me rendre quand même un peu triste ; elle fait de son mieux pour pas me hurler dessus comme un papa. »

En réalité, l’émission a visiblement pour but d’orienter les esprits pour valider des revendications de lois qui vont clairement à l’encontre des droits de l’enfant. Des voix se sont élevées pour dénoncer la supercherie qui consiste à utiliser des enfants pour justifier des pratiques contraires à leur intérêt.

Le pédopsychiatre, Christian Flavigny, livre une analyse très pertinente dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles sur la manière dont ce type de documentaire instrumentalise la parole des enfants. « Les enfants perçoivent bien l’anomalie de ne pas avoir de père ou de mère, non pas anormalité sociale mais écart par rapport à la relation anthropologique de la venue de l’enfant. Ce genre de débat les piège car il fait ignorer qu’une privation leur est faite qui atteint leur raison d’être au monde. Ils sont certes des enfants comme les autres, accueillis comme tels dans la vie sociale ; mais le débat télévisé occulte qu’ils ont été privés du socle de leur vie psychique. » explique-t-il. Les enfants sont pris dans un piège « car pour ne pas sembler trahir leurs parents, ils ne peuvent que répondre loyalement ce qui conforte ceux-ci : qu’ils sont heureux ».

 

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