Echange d’embryons : un douloureux imbroglio californien

Un couple californien a récemment porté plainte contre une clinique spécialisée par l’intermédiaire de laquelle ils avaient eu recours à une fécondation in vitro (FIV).

La succession des événements pour cette famille est très douloureuse.

Selon le New York Times, un échange d’embryon a eu lieu dans la clinique avant l’implantation, impliquant donc deux mères.

L’apparence du bébé et sa couleur de peau à la naissance ont alerté les parents. 3 mois après, les tests ADN ont confirmé leurs doutes. 1 an plus tard, après rencontre avec l’autre couple, l’échange des bébés a été décidé.

Rappelant le coût de cette FIV, près de 50,000 dollars, le cabinet d’avocat qui a rédigé la plainte rappelle l’onde de choc insoutenable subie par cette famille. Parmi les éléments à charge cités, outre l’aspect matériel et la découverte par le couple d’une chaîne d’intervenants derrière la clinique, il y a surtout les impacts émotionnels et psychologiques. Carrières professionnelles au ralenti, détresse psychologique avec des pensées suicidaires, décision déchirante à prendre…

Le couple raconte que le moment le plus dur a été d’annoncer à leur aînée de 5 ans leur décision d’échanger le bébé, leur enfant les suppliant de garder le bébé accueilli à la naissance. La mère évoque une torture qui l’a secouée au plus profond, et le père parle d’un cauchemar, toute leur famille ayant souffert d’innombrables façons.

Pour Alliance Vita, ce témoignage dit l’impossibilité de réduire ces événements à des process défaillants dans le déroulement d’une FIV. Comme le négatif d’une photographie, il révèle les limites et les impensés de l’intervention technique dans la procréation.

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