24-06-2014

Alliance VITA réagit à la décision du Conseil d’État d’interrompre l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert.

Au-delà d’une situation dramatique, qui fracture une famille au chevet d’une personne lourdement handicapée, mais aucunement en fin de vie, c’est la vie des quelque 1600 patients pauci-relationnels qui est remise en question ici.

Pour Tugdual Derville, Délégué général d’Alliance VITA, qui a rassemblé 600 Pierrots sur l’Esplanade des droits de l’homme du Trocadéro à 13h ce jour-ci : « l’urgence est à la solidarité. Nous ne pouvons pas laisser croire qu’il y aurait des vies indignes d’être vécues ou respectées, des patients dont il faudrait cesser de prendre soin. Au-delà du malaise que provoque cette décision de mort programmée, prise par un tribunal administratif, c’est le regard et l’attention portés sur les personnes les plus fragiles qui sont en question. Nous pouvons nous interroger sur l’adéquation du service où est hospitalisé Vincent Lambert : il n’est pas adapté aux états chroniques de conscience limitée. Nous pouvons aussi nous étonner que la parole d’une mère soit à ce point décrédibilisée. Nous pensons enfin à tous les patients « pauci-relationnels », à leurs proches et aux soignants qui se dévouent auprès d’eux. Nous voulons leur dire que toute personne gravement dépendante reste toujours digne d’être soignée, digne d’être aimée. La décision d’entamer un protocole de mort constitue bien l’euthanasie d’une personne qui n’est pas en fin de vie, une entorse à l’interdit de tuer, fondateur du vivre ensemble et de la confiance entre soignants et soignés ».

Alliance VITA est prête à mobiliser largement les Français, soignants, soignés et simples citoyens attachés à la solidarité jusqu’au terme naturel de la vie.