22-04-2016

Le contrôle par la pensée : un espoir pour les paralysés ?


handicap

Un jeune Américain de 24 ans, Ian Burkhart, paralysé suite à un accident de plongée survenu il y a quatre ans, est parvenu à bouger son bras droit par la pensée.

Ian a eu la chance d’être sélectionné pour participer, il y a deux ans, au test d’une nouvelle procédure visant à guérir les paralysies, en collaboration avec l’université d’Ohio aux Etats-Unis.

En avril 2014, une équipe de neurochirurgiens lui a implanté une puce de 4 mm de large directement dans le cerveau. Cette puce, dotée de 96 broches et câblée à un ordinateur via un port vissé dans le crâne, sert à « lire » les ordres du cerveau. Un algorithme décode ces signaux et y ajoute d’autres commandes qui remplacent celles que la colonne vertébrale ne peut plus communiquer. Sur le bras du patient, les médecins ont installé une sorte de « manche » d’électrodes connectées et activées par les données transmises par l’ordinateur. Les 20 électrodes qui composent cette manche envoient une séquence de signaux pour stimuler les fibres musculaires, permettant ainsi d’impulser un mouvement au bras.

En juin 2014, Ian a réussi à ouvrir et fermer sa main, après de longs mois d’exercice pour réveiller ses muscles atrophiés. Aujourd’hui, il arrive à accomplir seul les gestes du quotidien « J’ai pris conscience que ma vie allait s’améliorer plus tôt que je ne le pensais », se réjouit le jeune homme qui espère que cette technologie pourra sortir rapidement des laboratoires.

Déjà en 2012, dans le cadre de l’essai clinique Braingate, deux personnes tétraplégiques avaient réussi, pour la première fois, à boire par leurs propres moyens en se servant d’un bras robotique qu’elles contrôlaient par la pensée grâce à un capteur implanté dans leur cerveau.

Aujourd’hui, ce système permet, pour ainsi dire, de « redonner vie » aux membres inertes des personnes ayant eu une lésion de la moelle épinière et devrait également offrir un espoir de réhabilitation aux victimes d’accidents vasculaires cérébraux ayant perdu de leur motricité et à ceux atteints de maladies musculaires.