05-05-2017

[Podcast] Débat sur la Famille : Tugdual Derville invité de France Culture


A la veille du 2e tour des élections présidentielles, Tugdual Derville était l’invité de France Culture, le 4 mai 2017, dans l’émission « Du Grain à moudre » pour débattre sur le sujet suivant : « L’Etat doit-il défendre une certaine idée de la famille ?« .

Verbatim extraits de l’émission :

« Il est impossible d’imaginer qu’un Etat se désintéresse de la famille. La société doit énormément à la famille qui est source de prospérité quand elle va bien et qui doit être soutenue quand elle va moins bien. »

« Il faut accompagner les familles en difficulté mais l’Etat à un énorme rôle à jouer pour favoriser la stabilité familiale, qui correspond au meilleur possible pour les enfants ».

« Il n’y a pas de famille modèle mais il y a tout de même un modèle de famille préférable : celui où il y a la parité. La parité homme femme, originelle, qui trouve sa source dans l’engendrement et dans la famille. Cette parité, quand elle n’est pas là, n’empêche pas l’enfant d’être heureux, mais il y a un manque qui est une source de souffrance. Et lorsqu’on laisse entendre que tout se vaut, je crains qu’on nie la souffrance de l’enfant auquel il manque soit un père, soit une mère. »

« Soit on voit la famille comme une communauté, ce qui est mon cas, et on essaie de l’encourager dans sa stabilité, soit on la voit comme des individus qui s’agrègent : c’est une autre philosophie qui n’est pas la mienne. »

« Il y a encore aujourd’hui 70% des enfants mineurs qui vivent entre leurs deux parents. Pour 80% des Français, quand on leur demande ce qui est bon pour l’enfant : qu’il vive avec son père et sa mère. »

« Laisser entendre que les séparations sont indolores est un déni du réel. (…) C’est une double peine pour les femmes. Il faut une politique familiale en tant que telle qui encourage la famille durable et qui prévienne ces maux qu’endurent les enfants, ainsi que les femmes et les hommes aussi. »

« Dans le cas d’une adoption plénière par deux personnes de même sexe, toute une partie de la filiation de l’enfant lui est volée. »

« L’Etat, en soutenant la famille, la reconnaît comme la cellule de base de la société ; c’est la première structure politique. »

« L’enjeu majeur est de repartir du droit du plus faible. La société doit réguler nos désirs. Je ne nie pas la souffrance de l’infertilité mais si on laisse tout possible, on discrimine l’enfant. La question qui se pose à chaque fois est : Quel est l’intérêt de l’enfant ? »

« La famille durable est un amortisseur de crise tandis que l’éparpillement individualiste est un facteur de très lourdes dépenses sociales. »