Le gouvernement a installé, le 19 février, une commission pour prévenir la maltraitance chez les personnes âgées ou handicapées, suite au vote de la loi de l’adaptation de la société au vieillissement entrée en vigueur le 1er janvier 2016.

Cette commission de « promotion de la bientraitance et de lutte contre la maltraitance » devra « faire des propositions sur le risque de maltraitance dans tous les lieux de vie, que ce soit à domicile ou en établissement ».

La maltraitance des personnes âgées peut être physique ou morale et est essentiellement liée au manque de personnel dans les EHPAD. Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) dénonce un problème « colossal » et ajoute qu’il « faut aussi un discours fort du Président sur l’âgisme, la discrimination des personnes âgées, qui est la première maltraitance ».

Beaucoup de maltraitances se font aussi à domicile, parfois par les familles elles-mêmes qui ne sont pas assez secondées et arrivent à des situations d’épuisement. « Avec peu de personnel à domicile, on se retrouve à déléguer aux conjoints ou aux enfants qui s’épuisent. Ils sont eux-mêmes maltraités, et sans le vouloir, deviennent maltraitants », explique Pascal Champvert.

Cette mesure intervient alors qu’un mouvement de protestation des professionnels d’EHPAD s’amplifie depuis plusieurs mois. Après la dernière grève du 30 janvier dernier, une nouvelle action est prévue le 15 mars prochain.

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Voir aussi : EHPAD – premières conclusions de la mission parlementaire