L’Irlande organise, le 25 mai prochain, un référendum sur l’avortement.

L’avortement a toujours été illégal en Irlande sur les deux territoires : Irlande du Nord, rattachée au Royaume Uni et Irlande du Sud, état indépendant. Son interdiction a été insérée dans la Constitution en 1983, dans le 8ème amendement qui vise à protéger « le droit à la vie de l’enfant à naître ». Si toute femme ou personne aidant une femme à accéder à l’avortement est passible d’une peine de 14 ans de prison, depuis 2013, l’avortement est possible en cas de risque mortel pour la mère.

Il s’agit du 6ème référendum en 35 ans sur ce sujet. Cette fois le referendum porte sur l’abrogation de l’article 40.3.3, connu comme le 8ème amendement de la constitution. Cet article n’interdit pas l’avortement explicitement : il donne un égal droit à la vie à la mère et à l’enfant qu’elle porte.

Depuis deux semaines, le débat anime le pays opposant les pour et les contre sur fond de fortes pressions internationales. En cas de majorité à l’issue du référendum, le gouvernement entend élaborer un projet de loi pour autoriser l’avortement dans les douze premières semaines de grossesse et au-delà en cas de risque vital pour la mère ou si le fœtus risque de mourir avant la naissance ou peu après.

Le risque évident est que l’idéologie prime sans véritable débat de fond alors que la question cruciale demeure celle de la prévention de l’avortement et l’accompagnement des femmes confrontées à des grossesses inattendues.