Marchons Enfants : Blanche Streb, invitée de KTO le 8 octobre 2019

Blanche Streb, directrice de la formation et de la recherche d’Alliance VITA, porte-parole de Marchons Enfants ! et auteur de “Bébés sur mesure – Le monde des meilleurs” (Artège), était invitée dans l’émission “A la Source” le 8 octobre, pour parler de la loi bioéthique, à la suite de la mobilisation du 6 octobre.

 

 

Quelques verbatim extraits de l’émission :

Il y avait une foule immense, paisible et déterminée, mais très inquiète. Les Français ont compris que la bioéthique nous concerne tous. Il y a une vraie prise de conscience sur ces enjeux : beaucoup de gens écrivent à leur député, pour alerter sur les enjeux de ce projet de loi.

Cette loi va contre la Convention des droits de l’enfant. On ne peut pas réduire un père à un spermatozoïde ou à des données médicales accessibles à 18 ans, si l’enfant en fait la demande. Un père n’est pas une option. Il n’y a pas de droit à l’enfant. 

Il y a aussi le glissement vers la gestation pour autrui qui choque énormément les Français. Cette question est totalement liée : le projet de loi nous propose de faire des actes de naissance mensongers qui mentionneront 2 femmes comme étant les mères, sur un pied d’égalité ; c’est une négation de la maternité. On crée une mère d’intention. Un amendement proposé par le député Touraine adopté dans l’hémicycle propose de faciliter le recours à la GPA à l’étranger. C’est une forme d’esclavage moderne, cela revient à faire une forme de commerce de l’enfant et cela choque beaucoup les Français.

On sait que la majorité est ébranlée. Certains députés prennent parfois la parole de manière très touchante pour apporter leur témoignage personnel. Le gouvernement met des freins sur certaines mesures : le diagnostic préimplantatoire, la PMA post mortem, Il est possible d’arrêter les choses : le bébé-médicament a été retiré cette nuit. 

On attend de voir ce qui va être fait au Sénat, puis en 2e lecture à l’Assemblée nationale. Il est important de continuer à faire passer le message aux Français sur ce basculement, sur ce monde que nous ne voulons pas pour demain. Ce projet de loi ne va pas passer comme une lettre à la poste.

 

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