Les sénateurs viennent de rejeter une nouvelle fois la proposition de loi relative au suicide assisté et à l’euthanasie. Comme lors de la première lecture, les débats ont clairement mis en évidence que vouloir légaliser la mort administrée constitue une grave rupture et ne fait aucunement consensus.
Loin de rassembler, ce projet divise et soulève de graves interrogations sur la protection des personnes les plus vulnérables.
Le principal enseignement de cette séquence parlementaire est sans ambiguïté : sur la question de la fin de vie, seuls les soins palliatifs font aujourd’hui l’objet d’une quasi-unanimité. Humanité, accompagnement, soulagement de la douleur doivent demeurer les fondements de notre modèle de solidarité.
Dans ce contexte, il apparaît urgent de changer de cap. Plutôt que de persister dans un projet injuste, inutile et potentiellement dangereux, le Gouvernement doit concentrer ses efforts sur un développement ambitieux et effectif des soins palliatifs. Trop de Français en sont encore privés aujourd’hui. Garantir un accès réel et équitable à ces soins sur tout le territoire doit devenir une priorité nationale, à la hauteur des besoins.
À l’approche d’échéances électorales majeures, la légalisation de la mort provoquée ne saurait constituer ni l’aboutissement d’un quinquennat ni un horizon souhaitable pour notre société. Une politique de santé digne ne peut se construire en répondant à la souffrance par la mort administrée.
Alliance VITA s’apprête à lancer une nouvelle campagne nationale de mobilisation contre ce projet funeste qui fragiliserait les personnes éprouvées par la dépendance, l’âge et la maladie.