Sous l’égide de l’association BAMP !, a lieu, depuis le18 mai et jusqu’au 24 mai, la première semaine de l’infertilité à Caen.

Alors qu’un couple sur six est touché par des problèmes d’infertilité en France (80 millions de couples dans le monde), les personnes concernées par cette souffrance ont encore beaucoup de mal à en parler. L’objectif de cette semaine de l’infertilité est donc de lever le voile sur cette souffrance.

Mais le fait que l’association BAMP! n’envisage comme solution à l’infertilité que l’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) pose problème. Comme le souligne Mahaut Hermann dans une tribune en date du 21 mai, “le Collectif BAMP !, rassemble des personnes vivant l’infertilité, autour de la PMA. C’est là que naît le malaise. Parler d’infertilité impliquerait donc de parler automatiquement de PMA.”

L’orientation des couples infertiles vers une solution de procréation artificielle est passée en quelques années de deux ans de rapports sexuels réguliers sans utilisation de contraception à un an, voire six mois dans certains cas. Pourtant les échecs d’assistance médicale à la procréation sont loin d’être négligeables : sur cent couples qui débutent une FIV, 59 n’auront pas d’enfant dans le cadre de la FIV et 30 n’en auront pas du tout (statistiques de FIVNAT).

Rappelons également que la procréation artificielle ne traite par l’infertilité mais constitue un palliatif qui pose des questions éthiques multiples.

La vraie question, c’est de conduire de véritables recherches sur les causes de l’infertilité, leur traitement et leur prévention : stérilités féminines tubaires et stérilités masculines d’origine environnementale notamment.

 

Pour aller plus loin :

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