La modification du génome : ce n’est pas une question réservée aux scientifiques

06/09/2015

En Angleterre, l’Académie des sciences médicales (AST) et plusieurs conseils et associations ont signé, ce 2 septembre 2015, une déclaration commune de soutien sur la recherche et le financement des méthodes de modification du génome, notamment celles liées à l’utilisation de la technique du « CRISPR / cas9 ».

Ces technologies sont prometteuses et progressent très rapidement. Les signataires appellent à continuer ces recherches et à les promouvoir. Mais ils sollicitent un large débat avec les scientifiques, les chercheurs, les éthiciens, les patients et leurs familles, les législateurs et le grand public sur la façon dont ces techniques émergentes pourraient à l’avenir être appliquées cliniquement, pour traiter ou prévenir des maladies génétiques graves.

Les possibilités de modification du génome concernent aussi les embryons humains au stade précoce de leur développement et les cellules germinales (ovules, spermatozoïdes). Ces techniques posent des questions éthiques, en particulier sur les risques de dérives et l’impact sur les générations suivantes, qui doivent être anticipées et explorées rapidement.

Signataires :

The Association of Medical Research Charities (AMRC)

The Academy of Medical Sciences (AMS)

Medical Research Council (MRC)

The Wellcome Trust

The Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC)

Pour aller plus loin :

Déclaration commune 

Restez informé de nos dernières actualités

Articles récents

Note d’analyse – avortement dans la constitution

Note d’analyse – avortement dans la constitution

Constitutionnaliser le droit à l’interruption volontaire de grossesse est une procédure à la fois inutile, aléatoire et risquée (I). A plus forte raison, l’accès à l’avortement n’est pas entravé en France (II) alors même qu’une vraie politique de prévention de l’avortement fait défaut et s’avère plus que jamais nécessaire (III).

Share This