PJL Bioéthique : Non au passage en force

Tugdual Derville réagit à l’annonce de la programmation, en 2e lecture, du projet de loi bioéthique à l’Assemblée nationale la dernière semaine de juillet.

Verbatim de son intervention :

«   Il y a une folle indécence dans ce qui se prépare à l’Assemblée nationale.

En pleine crise sanitaire, sociale et économique, le gouvernement n’a rien trouvé de plus urgent et prioritaire que de programmer le débat bioéthique à partir du 27 juillet ! On se moque des Français.

Beaucoup ignorent que les ministres, obsédés par le remaniement, ont déserté le travail en commission, laissant le projet de loi glisser lamentablement vers :

– Une emprise croissante de la technique sur le corps des femmes, avec des bricolages procréatifs de plus en plus ahurissant, sans égard pour l’intérêt de l’enfant ;

– Le détournement de la médecine et de l’argent de la sécurité sociale pour des motifs individualistes qui n’ont rien à voir avec des besoins médicaux.

– Plus de sélection des êtres humains au prix de l’exclusion accrue de ceux qui sont porteurs d’un handicap ;

– La fabrication d’embryons chimères mélangeant des cellules humaines et animales et d’embryons transgéniques, au mépris de tout principe de précaution.

Est-ce cela la solidarité vis-à-vis des plus fragiles dont n’a cessé de se réclamer le président de la République ?

Est-ce cela le débat apaisé qu’il promettait sur la bioéthique ?

Comment le gouvernement peut-il en appeler à l’unité de la Nation et étouffer la voix de ceux qui défendent les plus faibles, en imposant le vote d’une loi inique au milieu de l’été ?

Nous demandons à Emmanuel Macron de se ressaisir et de stopper ce projet de loi, de cesser de faire n’importe quoi, de se concentrer sur ce qui unit et répare, et non ce qui divise et détruit.  »

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