Alliance VITA prend acte du vote par le Sénat de la motion préalable sur le texte relatif au suicide assisté et à l’euthanasie. Par ce vote, les sénateurs constatent l’impossibilité de parvenir à un compromis avec l’Assemblée nationale, au risque de laisser passer un texte très permissif.
Dans ce contexte, l’Assemblée nationale sera appelée à se prononcer le 15 juillet sur sa propre version du texte, adoptée en troisième lecture le 30 juin dernier. Très Loin du « cadre strict » régulièrement invoqué par ses promoteurs, la proposition de loi ouvre en réalité la voie au suicide assisté et à l’euthanasie pour des centaines de milliers de personnes qui ne sont pas en fin de vie.
Alliance VITA dénonce un dispositif qui banalise un acte d’une gravité exceptionnelle. Alors que l’autorisation de provoquer la mort d’une personne pourrait être accordée selon une procédure particulièrement expéditive, le texte ne prévoit ni clause de conscience pour les établissements de santé, ni consultation obligatoire des proches. Présentée comme collégiale, la procédure laisse en réalité la décision finale à un seul médecin, sans contrôle préalable par une autorité indépendante.
Pour Alliance VITA, le blocage constaté entre les deux chambres du Parlement révèle l’ampleur des interrogations éthiques, médicales et sociétales soulevées par ce texte. Il témoigne de l’impossibilité de rassembler une vision commune autour d’une réforme qui rompt avec notre modèle de solidarité.
Alliance VITA appelle solennellement le président de la République à prendre la mesure de l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui le Parlement face à un texte qui remet profondément en cause la troisième voie choisie à l’unanimité par la France en 2005 : celle d’un accompagnement renforcé des personnes malades et vulnérables, fondé sur la solidarité, les soins palliatifs et le refus de provoquer la mort.