Euthanasie et suicide assisté : la loi du plus fort l’emporte

Euthanasie et suicide assisté : la loi du plus fort l’emporte

« Nous serons la voix du plus faible contre la loi du plus fort »

L’Assemblée nationale a définitivement adopté la loi autorisant le suicide assisté et l’euthanasie.

Ce vote constitue une grave rupture éthique et sociale. Il marque l’abandon du modèle français de la fin de vie, fondé jusqu’ici sur un principe clair : ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie.

Alors que notre système de santé traverse une crise profonde, que l’accès aux soins et aux soins palliatifs demeure insuffisant pour de nombreux Français, les députés ont fait le choix d’organiser la mort plutôt que d’assurer pleinement la responsabilité d’accompagner, de soigner et de soulager.

Tout au long du débat, les mots ont masqué la réalité. L'expression « aide à mourir » ne dit pas ce que la loi autorise : provoquer délibérément la mort par suicide assisté ou euthanasie.

Présenté comme exceptionnel, le dispositif adopté est en réalité particulièrement large. Il ouvre l’accès à la mort provoquée au-delà des seules situations de fin de vie, avec des critères d’éligibilité extensifs et des délais extrêmement courts. Une telle évolution ne pourra rester sans conséquences.

Cette loi entraîne une triple fracture :

  • elle remet en cause la prévention universelle du suicide ;
  • elle stigmatise les vies des personnes les plus fragiles comme pouvant être abrégées ;
  • elle ouvre la voie à des divisions au sein des familles, des équipes soignantes et de l'ensemble de la société.

Ce qui est présenté comme une liberté individuelle risque de devenir, pour les plus fragiles, une pression silencieuse : celle de ne pas être un poids, de ne pas coûter, de ne pas dépendre des autres.

Notre mobilisation continue

Face à cette loi, Alliance VITA, « solidaires des plus fragiles », poursuivra son engagement pour la protection des vies les plus éprouvées :

  • en lançant une campagne nationale de recueil de témoignages et de messages destinés aux pouvoirs publics ;
  • en soutenant tous les recours juridiques possibles ;
  • en créant un Comité national de vigilance Fin de vie, chargé d'analyser l'application de la loi et d'alerter sur ses dérives ;
  • en renforçant son accompagnement des personnes vulnérables ;
  • en poursuivant son combat pour un accès effectif aux soins palliatifs pour tous.

Plus que jamais, nous affirmons que chaque vie humaine possède une dignité inaliénable.

Nous ferons échec à l'abandon. Nous serons la voix du plus faible contre la loi du plus fort.

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