24-06-2016

Plan médecine génomique : bientôt le séquençage de l’ADN de chaque français ?

dna technology

Le 22 juin 2016, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé lancer le programme « Plan Médecine Génomique », consistant notamment à investir 670 millions d’euros en 5 ans pour équiper la France de 12 plateformes de haut débit de séquençage du génome (analyse de l’ADN). Un rapport intitulé « France Médecine Génomique 2025 » a été remis au Gouvernement ce même jour.  

Le séquençage du génome consiste en l’analyse complète des gènes qui composent l’ADN, ce qui permet de poser le diagnostic de certaines maladies, d’évaluer certaines prédispositions à des pathologies (médecine prédictive) ou encore d’ajuster certains traitements. Ce plan est destiné à améliorer le diagnostic des maladies rares, mais également des « maladies communes » : diabète, obésité, maladies cardiovasculaires et neurodégénératives (par exemple, Alzheimer). Les objectifs sont de déployer un dispositif de génomique clinique dans toute la France et d’organiser une filière nationale de médecine génomique.

Pour s’engager dans la « révolution de la médecine personnalisée », la ministre précise que « nous avons besoin de connaitre le génome de chaque individu, afin d’adapter la médecine au capital humain de chacun ».

Remise en cause du droit à la vie privée ?

Ce plan nécessite d’accéder à des milliers de données numériques  (« big data ») sur la santé de la population. Les conditions d’accès à ces données et leur utilisation constituent des enjeux éthiques considérables, notamment dans le domaine du droit à la vie privée, il a d’ores et déjà été prévu de saisir le comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui avait déjà publié son Avis n°124 en janvier 2016 intitulé « Réflexion éthique sur l’évolution des tests génétiques liée au séquençage de l’ADN humain à très haut débit »

 

Pour aller plus loin :

–         « Réflexion éthique sur l’évolution des tests génétiques liée au séquençage de l’ADN humain à très haut débit », CCNE – Avis n°124 – janvier 2016.


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