28-09-2017

« Ne pas jeter le père ! » : tribune de Tugdual Derville dans Ouest France


La loi doit-elle ouvrir aux femmes seules ou vivant ensemble, mais ne souffrant d’aucune infertilité pathologique, les techniques artificielles de procréation? Grave question.

Toute idée de père serait écartée pour les enfants ainsi conçus, le « géniteur » étant réduit à un donneur anonyme de sperme. Le Comité consultatif national d’éthique est divisé : un quart de ses membres s’est désolidarisé d’un avis soutenant ce projet. Cet avis invoque la « souffrance ressentie du fait d’une infécondité secondaire à des orientations personnelles » (il faut entendre sexuelles) et affirme que l’insémination artificielle serait non-violente, contrairement à  la gestation par autrui qui utilise le corps de femmes « porteuses ». Disons-le tout net : on marche sur la tête !

Il n’est pas question de nier la valeur du désir d’enfant, ni sa puissance, ni sa noblesse. Mais une telle pulsion peut-elle légitimer la fabrication d’enfants sans père ? Nos désirs, surtout les plus forts, doivent être régulés. Sinon ils deviennent totalitaires.

Des interdits, posés par la conscience et par la loi, limitent les forts pour protéger les faibles. Bienfaisants, ils pacifient la communauté des hommes. Or, une filiation artificielle qui ignore la parité homme-femme pénalise l’enfant et fragilise la société.(…)

(pour lire l’article dans son intégralité, cliquer ici.)

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Tribune publiée dans Ouest France le mardi 26 septembre 2017. 

Par Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA et auteur de Le temps de l’Homme  – Pour une révolution de l’écologie humaine (Plon 2016)