Soins pallitaifs_Quebec


 

Un mois avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les soins de fin de vie et sur l’« aide médicale à mourir », qui légalise l’euthanasie votée en juin 2014, le ministre de la Santé du Québec, M. Barrette, a annoncé le 16 novembre 2015 un plan de Soins Palliatifs 2015-2020.

Ce plan comprend neuf priorités, parmi lesquelles l’équité pour l’accès aux services de soins palliatifs et l’augmentation du nombre de lits en soins palliatifs, le développement de la formation du personnel soignant, l’information de la population par des campagnes de sensibilisation… « La loi 52 inclut l’aide médicale à mourir, la sédation palliative, mais c’est d’abord et avant tout une loi d’accès à des soins palliatifs de qualité partout sur le territoire, au choix du patient » a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse.

Le ministre de la Santé qualifie les soins palliatifs actuels de « dysfonctionnels », ce qui interroge sur la pertinence des débats autour de la fin de vie au Québec qui ont abouti à une loi sur l’euthanasie.

Soins palliatifs incompatibles avec euthanasie

Comme le soulignent les structures professionnelles et citoyennes engagées contre l’euthanasie, réunies à Montréal le 30 octobre dernier, « l’option euthanasie procurera certes une illusion de contrôle, mais il ne fait aucun doute qu’elle érodera la diligence et la créativité dans les soins médicaux, tant pour les personnes avec un handicap chronique que pour les personnes gravement affligées par la maladie.  (…)  Nous rejetons le concept que l’euthanasie constitue un quelconque soin de santé. »

Alliance VITA s’associe à cette dernière analyse : prétendre développer les soins palliatifs, tout en légalisant l’euthanasie et la sédation terminale, est une illusion parce que les deux démarches sont contradictoires. Les soins palliatifs sont incompatibles avec l’euthanasie.