Euthanasie : L’association « Ultime liberté » mise en cause pour trafic de Pentobarbital

Pentobarbital

Une opération de grande envergure a permis à la gendarmerie d’interpeller une dizaine de trafiquants de Pentobarbital sur le territoire français, le 12 janvier 2021.

Le pentobarbital est un barbiturique qui a été utilisé en anesthésie et comme somnifère (pour ses propriétés hypnotiques). Il est réputé pour entraîner une certaine dépendance. A fortes doses, il provoque un arrêt cardiorespiratoire. En France, il est exclusivement utilisé pour euthanasier les animaux. Pour l’homme, il est interdit depuis 1996. En Suisse et en Belgique, il est autorisé chez l’homme, pour des suicides assistés. Ce produit est également utilisé parfois aux Etats-Unis pour exécuter les condamnés à mort.

L’enquête a été ouverte en 2019 dès la transmission d’une liste des personnes destinataires de ce produit par les autorités américaines. Ce barbiturique est très prisé par les réseaux pro-euthanasie.

Cette vaste opération fait suite à une centaine de perquisitions effectuées par la police le 15 octobre 2019 pour démanteler un trafic de Pentobarbital. 130 flacons de ce produit, pour 135 acheteurs, avaient été saisis. Rappelons que ce produit a été utilisé autrefois par Chantal Sébire pour mettre fin à ses jours.

Les personnes soupçonnées de trafic sont des militants de l’association pro-euthanasie « Ultime liberté ». Ils sont âgés de 60 à 80 ans, sont pour la plupart psychologues, enseignants ou kinésithérapeutes.

Selon Europe 1 : « Le parquet de Paris avait ouvert l’an dernier une information judiciaire pour importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la santé publique, exercice illégal de la profession de pharmacien et publicité en faveur de produits ou méthodes permettant de se donner la mort. »

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