Dossier
Assistance médicale à la procréation
L’AMP : analyse et perspectives
Les techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) risquent de consacrer un « droit à l’enfant » alors que ce sont les « droits de l’enfant » qui sont prioritaires, à commencer par celui de naitre d’un homme et d’une femme engagés durablement l’un envers l’autre.
Produire artificiellement des enfants sans père est une étape qui conduit à la GPA.
L’enjeu
La procréation médicalement assistée est jusqu’ici réservée aux couples homme-femme ayant un problème d’infertilité. L’actuelle loi de bioéthique garantit donc à chaque enfant conçu par PMA d’avoir un père et une mère, autrement-dit de bénéficier de la parité femme-homme dans l’engendrement qui est un principe d’écologie humaine universel. Mme Buzyn veut supprimer ce critère pour donner à toutes les femmes, qu’elles soient célibataires ou vivant à deux, le droit à la PMA, alors qu’elles ne souffrent pas d’infertilité.
Autrement-dit l’Etat organiserait et financerait par l’impôt la fabrication d’enfants sans père et instaurerait un droit au sperme pour toutes les femmes, sans partenaire masculin, privant l’enfant ainsi conçu de toute paternité. Ce serait un basculement majeur pour la société !
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