Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, était l’invité de Philippe David, dans l’émission « Prenez la parole » sur Sud Radio, le 5 juin 2018, dont le sujet était « PMA en France : faut-il aller plus vite pour légiférer ?« . Il débattait face à Flora Bolter, membre du centre LGBT de Paris.

Quelques verbatim issus de l’émission :

« La PMA est normalement réservée aux couples qui ont un problème d’infertilité médicale. La question de l’infertilité est un défi de santé publique. Les demandes minoritaires de PMA « pour toutes » changent complètement la donne : il y a des revendications sociétales, sans problèmes médicaux. Plus la médecine est performante, plus elle doit être sage et humble dans son usage. »

« Au lieu de faire les bébés sous les couettes, on va avoir des normes de bébés éprouvettes qui sont des normes marchandes, éventuellement étatiques, et très lourdes de conséquences. »

« Il y a une différence entre pallier une infertilité médicalement reconnue et concevoir délibérément un enfant privé de son père. La loi est là pour réguler nos désirs afin que le plus fragile n’en fasse pas les frais. »

« Un enfant confié à l’adoption mérite d’avoir un père et une mère : cela fait partie des fondamentaux de l’écologie humaine. Nous sommes tous nés d’un homme et d’une femme. »

« La science ne cesse de découvrir la puissance, la richesse des interactions entre la mère et l’enfant. Et on va dire à une femme, par contrat de gestation par autrui, « vous n’allez pas vous attacher à lui » ! »

« C’est la politique des petits pas : la loi de bioéthique édicte des digues qui permettent d’en faire sauter d’autres et ces digues s’effondrent, on en crée d’autres et on dérive avec le cadre. Il y a un coup d’arrêt à apporter. »

« Nous souffrons, en France, d’un secret de famille : l’eugénisme. La France a quasiment le record du monde de l’eugénisme anténatal.«