Nathalie Arthaud : "C’est un sujet très compliqué"

Nathalie Arthaud : "C’est un sujet très compliqué"

Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière, reprise dans l’émission « C dans l’air » du 11 avril 2012 (42’42’’- 43’16’’)

« Moi je suis sensible aux arguments de tous ceux qui revendiquent le droit de mourir dans la dignité, en même temps, je sais aussi que dans ces choix là peuvent interférer des pressions, des pressions liées à l’argent, liées à l’héritage, des pressions aussi, parce que tout simplement on se sent un poids et une charge pour ses proches et c’est très difficile. Alors moi je crois que c’est un sujet qui est très compliqué, mais dans tous les cas il y a une chose qu’on pourrait faire, c’est mettre plus de moyens dans la société pour accompagner les familles dans ces situations-là, et ça passe par des moyens pour les hôpitaux, pour les services gériatriques. »

[CP] Présidentielles et fin de vie : dépasser le clivage droite-gauche

[CP] Présidentielles et fin de vie : dépasser le clivage droite-gauche

Paris, le 11 avril 2012

Les prises de position pour ou contre l’euthanasie des principaux candidats à l’élection présidentielle dessinent actuellement une cristallisation droite-gauche du débat sur la fin de vie.

https://www.alliancevita.org//action/2012-2/publication-la-bataille-de-leuthanasie/

Pour dépasser ce clivage, Alliance VITA a décidé de mettre en scène une rencontre confidentielle et inattendue au cours de laquelle Nicolas Sarkozy éclaire la lanterne de François Hollande, grâce aux révélations contenues dans un livre : La Bataille de l’euthanasie, enquête sur 7 affaires qui ont bouleversé la France, par Tugdual Derville (Salvator 2012).

Refusant toute prise de position partisane, Alliance VITA continue de considérer que tout présidentiable devrait reconnaitre que l’euthanasie est une mauvaise réponse aux questions délicates que posent la dépendance, la maladie grave et l’approche de la mort. La réponse à proposer est l’accompagnement de chaque patient, apporté par les soins palliatifs.

C’est la raison pour laquelle VITA demande aux dix candidats de lire ce livre, afin d’échapper à la manipulation

L’euthanasie s’emballe

L’euthanasie s’emballe

Quoi de mieux qu’une émission du dimanche soir pour lancer un livre ?

En pleine campagne présidentielle et à quatre semaines d’intervalle, deux plaidoyers posthumes pour l’euthanasie ont été promus sur TF1 dans le magazine 7 à 8.

Le 11 mars 2012, ce fut celui de Marie Deroubaix (6 mois à vivre, éditions Le Cherche midi) « suicidée » en Belgique.

Dès le lendemain, le titre était propulsé en tête des ventes sur le site Amazon.fr. Tous les médias ont embrayé.

Même émission le 1er avril 2012 pour parler, cette fois, d’Eddy de Somer, accidenté en 2001 à l’âge de 23 ans. Son état de santé n’a pas évolué ces derniers mois.

L’histoire est juste « réactivée » aujourd’hui, pour les besoins d’une cause, celle de l’euthanasie, grâce à la sortie du livre attribué à la mère de ce jeune homme très dépendant  : Donnez à mon fils le droit de mourir, éditions City.

Michèle de Somer est décédée d’un cancer en juillet 2011. Son ouvrage posthume est présenté comme écrit « avec Frédéric Veille ». Le journaliste n’en est pas à son coup d’essai. Correspondant de RTL, on lui doit également l’ouvrage attribué à Vincent Humbert, Je vous demande le droit de mourir, paru en 2003, le lendemain du passage à l’acte de sa mère Marie. C’est aujourd’hui Laura de Somer, sœur d’Eddy, qui prend le relais de la revendication euthanasique dans les médias.

Alors que le président de la République avait accéléré la recherche d’une solution d’accueil pour le jeune homme au décès de sa mère, Laura reproche à Nicolas Sarkozy de ne pas avoir tenu sa promesse de rendre visite à son frère.

La presse avait déjà parlé de cette affaire le 26 septembre 2003, comme d’une réplique de l’affaire Humbert, puis en 2011, lors du décès de Michèle de Somer (cf. La Bataille de l’euthanasie, p. 203). Marie Humbert affirmait alors  :

« Je crois que son ultime désir était de pouvoir partir avec son fils. Malheureusement, personne ne l’a écoutée. »

Et la mère de Vincent demandait

«  qu’on puisse laisser partir les enfants qui le désirent ou même s’ils ne le désirent pas ».

Deux déclarations qui révèlent jusqu’à quelles revendications effarantes la « fusion mère-enfant » non régulée peut conduire.

Au-delà du drame familial qui peut expliquer la demande d’euthanasie par une fratrie éprouvée puis endeuillée, c’est à nouveau un plan média soigné qui est aujourd’hui mis en œuvre. Avec, comme pour l’affaire Humbert, TF1 à la manœuvre et RTL comme relais. Le 4 avril 2012, Yves Calvi y a reçu « avec beaucoup d’émotion » Laura de Somer.

Mêmes approximations dans leur échange que pour Vincent Humbert  : on présente à tort Eddy comme « tétraplégique », alors que se sont les séquelles d’un grave traumatisme crânien qui le rendent dépendant. Faut-il souligner que le jeune Eddy est actuellement pris en charge par une institution de vie et qu’il n’est aucunement en fin de vie  ? Incapable de s’exprimer, il ne demande pas cette euthanasie qu’on croit devoir réclamer pour lui. Sa sœur avoue avoir besoin d’être « libérée d’un poids ». Elle entend aussi libérer son frère de ce qu’elle estime être sa « souffrance ». Elle précise ici qu’il était « fusionnel » avec leur mère et, ailleurs, qu’il s’ennuie. Stupéfiantes interviews à réentendre.

Fidèle à la mémoire de sa mère, Laura de Somer se dit certaine qu’Eddy souhaite mourir. Mais cette assertion n’est étayée par aucun argument valable. Que Laura puisse publiquement assimiler son frère à une « plante verte », qu’elle dise même le considérer comme déjà «  mort  », c’est excusable.

Comme était bien compréhensible la désespérance de Michèle de Somer. Mais que de vrais journalistes puissent laisser dire que les personnes gravement dépendantes ne sont plus vivantes, et reprendre à leur compte la revendication d’injection létale à l’encontre d’Eddy, tout en laissant entendre que François Hollande y serait favorable, c’est effrayant.

L’affaire est finalement emblématique de ce qui se passerait si l’euthanasie était dépénalisée  : on voudrait très vite l’imposer à des personnes vulnérables et sans défense, incapables de s’exprimer. Peut-on accepter que la façon la plus radicale de « faire le bonheur » des autres malgré eux soit de les mettre à mort  ? Gare à l’« altruisme » meurtrier.

Marine Le Pen : Oui à l’IVG, non à celles qui en abusent !

Le 05 avril 2012 Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, était l’invitée de la Journée Elle Présidentielle 2012 organisée en partenariat avec Sciences Po Paris.

Interrogée sur le sujet de l’avortement, elle constate d’abord :

« Des femmes utilisent l’avortement comme moyen de contraception. Certaines se font avorter trois ou quatre fois ».

Devant les réactions de la salle, elle poursuit :

« Moi je veux bien si tout le monde trouve que l’avortement, c’est génial… Mais on ne peut pas m’interdire d’évoquer ce sujet. Oui à l’IVG, non à celles qui en abusent ! » Considérant que « l’IVG est un acte traumatisant ».

Elle ajoute :

« J’ai été très claire : je ne suis pas pour une remise en cause de l’avortement. Je suis attachée à cette loi alors que de nombreuses personnalités et adhérents de mon mouvement y sont opposés. »

Autre proposition de la présidente du Front National, indirectement liée à l’IVG, celle de l’adoption prénatale :

« Le principe est de donner le choix aux femmes lorsqu’elles tombent enceintes et qu’elles ne veulent pas garder l’enfant. Un organisme les met alors en contact avec un couple d’adoptants. (…) Donner la vie aussi, ça existe ! Les femmes ne sont pas des enfants, elles peuvent choisir ! »

L’argument sous-jacent est une nouvelle fois économique :

« Beaucoup de femmes n’ont pas d’autres choix que d’avorter car elles n’ont pas d’aide économique suffisante, de logement adéquat ou parce qu’elles ont été abandonnées par le concepteur de l’enfant. »

Voir extrait à partir de 10 mn 12

 

Nicolas Dupont-Aignan : "Je suis hostile à l'adoption des couples homosexuels"

Source : site Elle.fr
Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle, était l’invité de la journée « Elle Présidentielle 2012 », organisée en partenariat avec Sciences Po Paris  le 5 avril 2012.
Interrogé sur la question du mariage pour les couples homosexuels et l’adoption, […] le candidat de Debout la République estime que l’union de deux personnes du même sexe est possible, et qu’elles en « ont le droit », mais il affirme qu’« il ne faut pas que cela s’appelle “mariage” ». Et l’adoption ? « Je suis hostile à l’adoption par des couples homosexuels : les droits de l’enfant doivent passer avant ceux des parents. Et je considère que chaque enfant doit avoir un père et une mère. Je ne change pas d’avis là-dessus. »
voir extrait à partir de 9mn14

ELLE Présidentielle 2012 : Nicolas Dupont-Aignan par elle

F. Hollande : "ce que je ferai la première année de mon mandat"

F. Hollande : "ce que je ferai la première année de mon mandat"

François Hollande a présenté le 4 avril 2012 un calendrier prévisionnel des principales mesures qu’il mettrait en œuvre la première année de son mandat, s’il était élu. 

Ce calendrier est découpé en trois étapes :

  • du 6 mai 2012 au 29 juin 2012
  • du 3 juillet 2012 au 2 août 2012
  • d’août 2012 à juin 2013.

Dans cette troisième période, au chapitre intitulé « Garantir les droits de chacun », François Hollande prévoit de mettre en œuvre les deux mesures suivantes :

1° Droit au mariage et à l’adoption pour tous les couples (correspondant à la mesure 31 de son programme)
2° Droit de finir sa vie dans la dignité (correspondant à la mesure 21 de son programme).

[CP] Un front solidaire face à l’euthanasie

[CP] Un front solidaire face à l’euthanasie

Paris, le 4 avril 2012

Le Tour de France de la solidarité d’Alliance VITA à mi-parcours :

Un front solidaire face à l’euthanasie

 

Aux deux tiers de son Tour de France de la solidarité en 50 étapes sur « la tentation de l’euthanasie », Alliance VITA tire les premières conclusions de cette expérience d’échanges avec des experts locaux lors de soirées destinées au grand public : soignants et bénévoles de soins palliatifs, médecins réanimateurs, gériatres, proches de personnes dépendantes ou en fin de vie.

Le monde des soins palliatifs possède une magnifique expérience à partager, alors que la parole est trop souvent monopolisée par les rares personnes qui revendiquent l’euthanasie. Quelles que soient la sensibilité politique des soignants qui ont accepté d’intervenir aux côtés d’Alliance VITA, un point commun les réunit tous : toute personne reste digne, digne d’être soignée et accompagnée jusqu’au terme naturel de sa vie.

Le public, nombreux (déjà plus de 5 300 personnes), découvre chaque soir les définitions précises des termes du débat et les lois en vigueur, car c’est d’abord la confusion sur le sens des mots qui fait le lit de l’euthanasie. Trop de Français ignorent encore qu’il ne s’agit aucunement de devoir choisir entre souffrir et mourir.

Entièrement engagés au service des patients et de leurs proches, les professionnels de soins palliatifs et les associations de bénévoles n’auraient pas pu s’exprimer si l’occasion ne leur avait été offerte par Alliance VITA devant le grand public et les média locaux: or, les soins palliatifs restent très méconnus, et sont trop souvent compris sous l’angle réducteur des traitements anti douleur. En effet, pour le public, découvrir l’apaisement des personnes en fin de vie et de leurs proches lorsqu’ils sont bien accompagnés, dégonfle largement la « baudruche euthanasie ».

Quel que soit le résultat des futures échéances électorales, Alliance VITA a pu mesurer la forte capacité de mobilisation du mouvement des soins palliatifs dans toutes les villes de France, au cas où l’interdit de donner la mort, fondement de la confiance entre soignants et soignés, risquait d’être levé par un projet législatif.

6 orateurs d’Alliance VITA et 74 grands témoins et experts locaux ont déjà participé à l’une des soirées du Tour de France de la solidarité d’Alliance VITA. Par ailleurs, 33 initiatives solidaires ont été promues à cette heure : elles manifestent que le NON à l’euthanasie passe par des OUI constructifs de citoyens qui s’engagent auprès des plus fragiles.

Dans toutes les villes, le livre La Bataille de l’euthanasie, de Tugdual Derville, préfacé par le Dr Xavier Mirabel, a été largement diffusé, avec des séquences de signatures dans de grandes librairies. Il décrypte l’orchestration médiatique de 7 affaires d’euthanasie qui ont bouleversé la France et montre qu’en aucun cas, l’euthanasie ou le suicide n’était leur épilogue obligé.

Presse, radio, et TV locales ont rendu compte de ce débat crucial et beaucoup d’entre eux ont présenté ce que sont les soins palliatifs.

Retrouvez le programme du Tour de France, les initiatives solidaires les articles et reportages sur www.alliancevita.org.

Annexe
Pourquoi le Tour de France de la solidarité d’Alliance VITA ?
Parce que notre société vit un moment historique : plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont inscrit la légalisation de l’euthanasie dans leur programme, au moment même où l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a explicitement demandé, le 25 janvier 2012, que l’euthanasie soit interdite dans ses 47 Etats membres.

Alliance VITA souhaite sensibiliser les Français aux enjeux de solidarité autour de la fin de vie, face à la tentation de l’euthanasie.
Les intervenants reflètent les appels et témoignages reçus par le service SOS fin de vie d’Alliance VITA (www.sosfindevie.org) qui offre une écoute aux personnes confrontées à une fin de vie difficile, au deuil, au suicide…
Selon les villes-étapes, interviendront pour Alliance VITA :

  • Le docteur Xavier Mirabel, cancérologue, président, coordinateur médical de SOS fin de vie ;
  • Tugdual Derville, délégué général. Il a fondé le site d’écoute SOS fin de vie et publie La Bataille de l’euthanasie (Salvator, février 2012) où il décrypte l’orchestration médiatique des 7 grandes affaires d’euthanasie qui ont bouleversé la France ;

Le Tour de France de la Solidarité présentera ce livre à chaque étape.

• Caroline Roux, secrétaire générale et coordonatrice des services d’écoute de VITA ; elle anime des sessions sur le deuil

  • Ségolène du Closel, directrice de la communication et du développement, responsable du réseau des équipes VITA.
  • Henri de Soos, directeur des études de VITA ; il est l’animateur du site SOS fin de vie ;
  • Isabelle Dacre-Wright, infirmière et Déléguée départementale d’Alliance VITA en Haute-Garonne.

Parce que les actions solidaires pour soutenir les personnes âgées ou en fin de vie sont nombreuses et inventives, VITA saisit l’occasion de son Tour de France pour mettre à l’honneur 50 initiatives locales en faveur des personnes les plus vulnérables.

Voir toutes ces associations sur www.alliancevita.org. A suivre sur Twitter : #VITATour

Le programme :
5 mars 2012 : Toulouse ; 6 mars 2012 : Le Mans ; 6 mars 2012 : Thionville ; 7 mars 2012 : Montauban ; 8 mars 2012 : Albi ; 12 mars 2012 : Versailles ; 14 mars 2012 : Clermont-Ferrand ;
14 mars 2012 : Gramat (Lot) ; 15 mars 2012 : Aurillac ; 19 mars 2012 : Saint-Gaudens ; 19 mars 2012 : Reims ; 20 mars 2012 : Nîmes ; 21 mars 2012 : Villefontaine (Bougoin) ; 21 mars 2012 : Perpignan ; 22 ; mars 2012 : Grenoble ; 22 mars 2012 : Le Puy-en-Velay ; 22 mars 2012 : Villemomble ; 22 mars 2012 : Pau ; 22 mars 2012 : Yerres ; 23 mars 2012 : Evreux ; 23 mars 2012 : Antony ; 24 mars : Paris ; 26 mars 2012 : Bordeaux ; 26 mars 2012 : Strasbourg ; 27 mars 2012 : Lyon ; 27 mars 2012 : Orléans ; 27 mars 2012 : Brest ; 27 mars 2012 : Ploemeur ; 28 mars 2012 : Bourges ; 29 mars 2012 : Rouen ; 29 mars 2012 : Angers ; 30 mars 2012 : La Roche-sur-Yon ; 2 avril 2012 : Lille ; 4 avril 2012 : Nantes ; 10 avril 2012 : Poitiers ; 11 avril 2012 : Toulon ; 12 avril 2012 : Marseille ; 12 avril 2012 : Amiens ; 13 avril 2012 : Saint-Maur ; 16 avril 2012 : Boulogne-sur-Mer ; 17 avril 2012 : Tours ; 17 avril 2012 : Angoulême ; 17 avril 2012 : Chalon-sur-Saône ; 18 avril 2012 : Nice ; 18 avril : Limoges ; 19 avril 2012 : Belfort ; 23 avril 2012 : St Lô ; 24 avril 2012 : Rennes ; 25 avril 2012 : Annemasse ; 26 avril 2012 : Chambéry. 4 mai : Rueil-Malmaison.

Euthanasie : l’affaire Eddy de Somer exhumée

Euthanasie : l’affaire Eddy de Somer exhumée

Connue des observateurs du débat sur la fin de vie, l’affaire Eddy de Somer est « réactivée » aujourd’hui à l’occasion de la sortie d’un livre attribué à la mère de ce jeune homme très dépendant, accidenté en 2001.

Michèle de Somer est décédée d’un cancer en juillet 2011. Son livre posthume (Donnez à mon fils le droit de mourir, par Michèle de Somer avec Frédéric Veille, Editions City) est cosigné par le journaliste auquel on doit également l’ouvrage attribué à Vincent Humbert (Je vous demande le droit de mourir*) paru le lendemain du passage à l’acte de sa mère.

C’est aujourd’hui une sœur d’Eddy de Somer qui prend le relais de la revendication euthanasique dans les médias. Elle tente de mettre Nicolas Sarkozy en porte-à-faux, en lui reprochant de ne pas avoir rendu visite à son frère, contrairement à sa promesse, alors que le président de la République avait accéléré la recherche d’une solution d’accueil pour le jeune homme au décès de sa mère.

La presse avait déjà parlé de ce drame le 26 septembre 2003, comme d’une réplique de l’affaire Humbert. Puis en 2011, lors du décès de Michèle de Somer. Marie Humbert affirmait alors : « Je crois que son ultime désir était de pouvoir partir avec son fils. Malheureusement, personne ne l’a écoutée. » Et la mère de Vincent demandait « qu’on puisse laisser partir les enfants qui le désirent ou même s’ils ne le désirent pas ».

Pour Alliance VITA, au-delà du drame familial qui peut expliquer la revendication de l’euthanasie par une famille éprouvée puis endeuillée, c’est un plan média soigné qui est aujourd’hui mis en œuvre. Or, il faut souligner que le jeune Eddy est actuellement pris en charge par une institution de vie, qu’il n’est aucunement en fin de vie et, d’ailleurs, qu’il ne demande pas cette euthanasie qu’on réclame pour lui. L’affaire est donc emblématique de ce qui passerait si l’euthanasie est dépénalisée : on l’imposerait très vite à des personnes vulnérables et sans défense, incapables de s’exprimer.

* Tugdual Derville souligne, dans sa propre enquête La Bataille de l’euthanasie (Salvator, 2012) que le livre de Vincent Humbert n’a pas pu être écrit ni même dicté par le jeune homme mort à Berck-sur-Mer. Sur l’affaire de Somer, lire p.202-203.

Euthanasie ou soins palliatifs ?

Euthanasie ou soins palliatifs ?

Une tribune parue vendredi 23 mars dans Libération, le député Jean Leonetti tente de lever les ambiguïtés de François Hollande sur la question de l’euthanasie.

Jean Leonetti rappelle que les efforts en faveur des soins palliatifs ont été extrêmement importants ces dernières années, même s’il reste encore beaucoup à faire. Il revient sur la loi fin de vie, votée à l’unanimité en 2005, qui affirme le droit aux soins palliatifs, l’exigence de soulager la douleur, le devoir d’accompagnement qu’ont les soignants et condamne toute forme d’acharnement thérapeutique. Nous sommes donc devant une alternative :

  • soit poursuivre le développement des soins palliatifs, tout en soutenant la vie des plus fragiles,
  • soit proposer un changement radical de société en suscitant l’injection létale comme alternative à l’accompagnement de la fin de vie.

« Quand la société accepte de donner la mort aux plus vulnérables, même à leur demande, elle va à l’encontre du principe même du droit à la vie qui est le fondement de nos valeurs » poursuit Jean Leonetti.

Il rappelle d’ailleurs que la plupart des pays européens « ont calqué leur loi sur les propositions françaises ». Il somme donc les socialistes de clarifier leur position, afin que le débat de société puisse être posé sur des bases honnêtes.

En effet, si François Hollande se positionne pour l’euthanasie dans la proposition 21 de son programme, il se refuse pourtant à la nommer clairement dans ses discours et ses prises de parole médiatiques. Avec à-propos, Jean Leonetti lui renvoie la célèbre formule d’Albert Camus : «mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde».

Du côté de Jean-Luc Mélenchon, par contre, c’est tout à fait clair : il est favorable à l’euthanasie. Il était même présent au Cirque d’hiver, ce samedi à Paris, dans un meeting organisé par l’ADMD, le lobby de l’euthanasie.

Autre candidate présente à ce meeting, Eva Joly. Contrastant avec Jean-Luc Mélenchon, son discours a montré plus de prudence et de compréhension des enjeux. Même si elle finit par acquiescer à l’euthanasie comme « ultime liberté ».

Pourtant, nous le savons bien, l’euthanasie n’est pas une liberté. Bien au contraire. Quelle est la liberté de celui qui se sent « de trop » ? Quelle est la liberté de celui qui souffre et qui n’est pas soulagé ? Quelle est la liberté de celui qui est éprouvé par la dépendance et pour lequel nos manques de délicatesse alourdissent l’épreuve ? Est-il libre, celui qui souffre de la solitude et que nous délaissons ? Même s’il le demande dans un moment de désespoir, donner la mort à son semblable restera toujours injuste. La piqure létale n’est pas une solution d’avenir, bien au contraire.

Claude Evin, ancien ministre socialiste de la santé, le rappelait récemment dans une tribune écrite avec le médecin Louis Puybasset (le Monde du 28 février) :

« La loi permet aujourd’hui de traiter toutes les douleurs, d’apaiser toutes les souffrances (…). Ce que l’on présente comme une idée progressiste, qui pouvait encore faire illusion dans les années 70, lorsque les moyens de lutte contre la douleur étaient limités et les médecins souvent enfermés dans la toute-puissance, est devenu un concept archaïque ».

Samedi dernier, en parallèle du meeting de l’ADMD au Cirque d’Hiver, Alliance Vita apportait un contrepoint plein d’espoir, sur le Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro : 700 clowns portant les messages « solidaires des plus fragiles » et « soigner n’est pas tuer ». Ils réclamaient l’instauration d’une véritable « culture palliative ». Et plus de solidarité vis-à-vis des personnes malades, dépendantes et âgées. Car toute personne humaine reste toujours digne : digne d’être soignée, digne d’être aimée.

Eva Joly favorable à l’euthanasie et aux soins palliatifs

Eva Joly favorable à l’euthanasie et aux soins palliatifs

Source : le site de campagne d’Eva Joly

Je vous remercie pour votre invitation à m’exprimer devant vous aujourd’hui. Je suis heureuse d’avoir le temps de développer mon sentiment personnel sur ce sujet aussi sensible que celui de la fin de vie. C’est un sujet sensible car il touche à notre conception de la vie, de la mort, de la solidarité, de la liberté, de la dignité.

C’est un sujet sensible car chacun l’aborde avec son histoire personnelle, avec le souvenir des proches qu’il a vu partir, de ceux qu’il a accompagnés dans les derniers instants de leur vie. C’est aussi mon cas. Il faut d’abord reconnaître les avancées de la loi Leonetti de 2005 (…).

Personnellement, je ne crois pas que ce soit suffisant. Je pense qu’il faut avancer vers l’aide active à mourir. Mais autant vous le dire tout de suite, avant d’y revenir plus longuement, je suis aussi très sensible à certains arguments des opposants à cette aide.

Moi aussi, je refuse une société où la mort serait donnée par défaut de solidarité. Je souhaite aller au-delà de la loi Leonetti car le cas de Vincent Humbert a montré les lacunes de notre droit (…). Je veux en finir avec l’illégalité dans laquelle l’aide active à mourir est pratiquée (…). Je souhaite le pluralisme moral, à savoir le droit à disposer de soi-même et la possibilité pour chacune et chacun de choisir (…).

Soyons clairs : l’aide active à mourir est et restera une solution exceptionnelle, et elle doit être strictement encadrée. Je souhaite que l’adoption de la loi relative à ce nouveau droit soit l’occasion d’un débat serein sur les modalités d’encadrement. Ainsi, il pourrait être limité aux personnes en phase avancée d’une maladie grave et incurable, et dont la souffrance physique et psychique est insupportable, dont l’état de dépendance est intolérable pour eux-mêmes. (…).

Le chemin que je trace est clair : c’est à la personne en fin de vie de choisir. C’est un acte individuel fort. C’est le droit à disposer de soi-même. Cela ne clôt cependant pas la discussion. Car je n’imagine pas qu’une nouvelle loi autorisant l’aide active à mourir soit votée sans faire évoluer radicalement le système français d’accompagnement des personnes en fin de vie. Si c’était le cas, je crains sincèrement une dérive bien triste de notre société. (…).

En fait, j’entends tous ceux qui s’inquiètent que la mort puisse être donnée par défaut de solidarité. Moi aussi je refuse une société qui tue car elle ne sait pas répondre à la peur de l’abandon ou de la souffrance. Je sais que nous refusons tous cela ici. Nous sommes attachés à la liberté individuelle, notamment en ce qui concerne les conditions de sa propre mort. Mais nous sommes tout autant attachés à la solidarité avec les personnes qui souffrent, physiquement et psychiquement.

Ma conviction est qu’il n’y a pas de contradiction entre liberté et solidarité quand nous parlons de la fin de vie. Je souhaite revoir le taux d’encadrement dans les services gériatriques pour garantir le confort de vie des patients, y compris et surtout en fin de vie. La qualité de vie des personnes âgées est un vrai problème de société (…).

Cette solidarité doit s’exprimer par l’investissement de notre pays dans les soins palliatifs et l’accompagnement humain. La question de l’euthanasie ne peut être traitée sans parler plus globalement de la fin de vie des malades en grande souffrance. C’est pourquoi je souhaite assurer un droit universel à l’accès aux soins palliatifs (…).

Je veux que nous sortions ensemble de l’opposition entre liberté individuelle et solidarité. Je suis pour l’aide active à mourir, je suis contre une société qui tue car elle ne sait pas répondre à la peur de l’abandon ou de la souffrance.

Cela impose, avant que l’aide active à mourir ne devienne effective, pendant que ses modalités seront débattues et progressivement mises en œuvre, d’opérer un investissement massif sur l’accompagnement des personnes en fin de vie. Un investissement économique et humain. C’est par l’accompagnement que le droit à mourir dans la dignité prendra tout son sens. C’est par la solidarité qu’il deviendra véritablement une nouvelle liberté.

Flash mob VITA anti-euthanasie

Flash mob VITA anti-euthanasie

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Paris, samedi 24 mars 2012 . En réponse à l’occupation du Cirque d’hiver par des partisans de l’injection létale qui font pression sur les candidats à l’élection présidentielle pour dépénaliser l’euthanasie, Alliance VITA a organisé une scénographie spectaculaire sur l’esplanade des droits de l’homme du Trocadéro.

Fuyant le cirque d’hiver, 700 clowns tristes vêtus de blanc s’y sont réfugiés à midi pour prôner un printemps de la solidarité. Chacun des clowns portait un grand cœur coloré. Signes de vie et d’amour, les cœurs portaient deux inscriptions : « soigner n’est pas tuer » et « solidaires de plus fragiles ». Les clowns tristes ont effectué une chorégraphie tour à tour dramatique et joyeuse symbolisant leur protestation contre l’euthanasie et leur demande d’une société où toute personne soit toujours considérée comme digne, digne d’être soignée, digne d’être aimée.

Au fond de l’esplanade, une grande banderole synthétisait les convictions des participants : Non à l’acharnement thérapeutique – Non à l’euthanasie – Oui aux soins palliatifs.

Le docteur Xavier Mirabel, président d’Alliance VITA et son délégué général, Tugdual Derville, auteur de La Bataille de l’euthanasie (Salvator, 2012), ont pris la parole devant les caméras pour expliciter le sens de cette démarche qui demande à tous les candidats de l’élection présidentielle de soutenir la loi fin de vie votée par consensus en 2005, et de refuser le basculement vers une société de l’euthanasie.

http://www.franceinfo.fr/societe/l-euthanasie-mobilise-partisans-et-opposants-a-paris-566147-2012-03-24

[CP] Parvis des droits de l’homme : 700 clowns tristes pour la solidarité avec les plus fragiles et contre l’euthanasie

[CP] Parvis des droits de l’homme : 700 clowns tristes pour la solidarité avec les plus fragiles et contre l’euthanasie

24 mars 2012- Parvis des Droits de l’Homme – Paris

A midi, 700 clowns tristes, aux visages pâles, vêtus de blanc se rassemblent sur l’Esplanade des Droits de l’Homme du Trocadéro à Paris. Etape exceptionnelle du Tour de France de la solidarité d’Alliance VITA, qui en compte 50, dans toute la France, de mars à mai 2012.

En ce samedi 24 mars 2012, les clowns tristes ont fuit le Cirque d’Hiver de Paris, qui va être investi le même jour par les promoteurs de l’euthanasie. Ces derniers veulent faire croire aux candidats à l’élection présidentielle que l’injection létale ou le suicide médicalement assisté constituent une solution humaine en cas de grave dépendance ou de fin de vie. Qu’un soignant puisse provoquer délibérément, en toute légalité, la mort de celui qu’il soigne est une grave régression pour les Droits de l’Homme.

Au Trocadéro se tient le Cirque du Printemps. Celui de la vie.

Les clowns tristes, symboles de l’innocence, s’y sont réfugiés avec leur grand cœur, signe de la vie et de l’amour.

Les voilà tous recroquevillés derrière les cœurs, apeurés. Seuls leurs visages blancs émergent. On peut lire : « Soigner n’est pas tuer ». Musique ! C’est Paul Mc Carney qui chante « Live And Let Die ». Les clowns rebelles se lèvent doucement et tiennent les cœurs bien haut, au-dessus de leur tête. Puis ils virevoltent et l’on peut lire leur second appel : « Solidaires des plus fragiles ». A l’hôpital, auprès des enfants ou des adultes, dans les maisons de retraite, les clowns sont souvent invités pour détendre et consoler. Ils s’engagent. Ils écoutent. Et c’est une chaine de solidarité qui dilate soudain leur rassemblement. 700 clown se tiennent par le cœur et dansent sur le Parvis des Droits de l’Homme. Ils ont tous les âges. Mais la chanson s’achève. Foudroyés, les clowns s’effondrent. Ils sont étendus au sol dans leurs linceuls blancs. Les cœurs continuent d’exhorter les candidats à l’élection présidentielle à ne pas basculer dans l’euthanasie : « Soigner, n’est pas tuer ».

Alliance VITA, organisatrice du Flash-mob rappelle sur une grande banderole sa conviction : « Non à l’acharnement thérapeutique, non à l’euthanasie. Oui aux soins palliatifs. » Elle proteste contre ceux qui prétendent que notre société, au lieu de prendre soin des personnes malades ou en fin de vie jusqu’au terme de leur vie, devrait leur administrer la mort. A l’écoute, par son service www.sosfindevie.org des personnes confrontées aux épreuves de la fin de vie, elle entend les souffrances et les détresses des personnes malades et de leurs proches, celles des soignants. Alliance VITA sait bien qu’entrouvrir la porte à l’euthanasie, menacerait très vite la vie des plus vulnérables. Alliance VITA plaide pour accentuer le développement des soins palliatifs, l’instauration d’une véritable « culture palliative » et la solidarité vis-à-vis des personnes malades, dépendantes et âgées. Car toute personne humaine reste toujours digne : digne d’être soignée, digne d’être aimée.

Le Docteur Xavier Mirabel, président d’Alliance VITA et expert médical du site SOS fin de vie, Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, fondateur de SOS fin de vie et auteur de La Bataille de l’euthanasie (Salvator – 2012), sont en ce jour les porte-voix des clowns tristes.

Euthanasie : pro et anti manifestent pour interpeller les candidats à l’Elysée

Euthanasie : pro et anti manifestent pour interpeller les candidats à l’Elysée

Paris, 24 mars 2012 – L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a organisé samedi à Paris un rassemblement pour réclamer la légalisation de « l’aide active à mourir » pendant que des opposants à l’euthanasie se sont rassemblés pour une « flash mob », a constaté l’AFP.

L’ADMD, qui revendique 48.000 adhérents, a réuni entre 1.000 et 2.000 personnes sur la place de la République, samedi à la mi-journée, et devait ensuite organiser un meeting au Cirque d’hiver en présence du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, et de deux candidats à la présidentielle, Eva Joly

(EELV) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche).
L’association avait appelé à une « grande démonstration » en direction des pouvoirs publics et des prétendants à l’Elysée pour aboutir à la légalisation de l’euthanasie.

De son côté, l’association anti-euthanasie Alliance Vita a réuni environ 500 personnes sur l’esplanade du Trocadéro. Des manifestants vêtus de blanc et déguisés en clowns tristes pour protester contre la campagne menée actuellement par l’ADMD en faveur de l’euthanasie.

« Nous sommes très préoccupés par la pression exercée par l’ADMD sur la campagne électorale », a déclaré le président d’Alliance Vita, Xavier Mirabel.

Cette opération avait aussi pour but de monter au créneau face à la proposition du candidat socialiste François Hollande, qui s’est déclaré partisan dans « des conditions précises et strictes » d’une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

« L’euthanasie est une mauvaise réponse aux questions légitimes que se posent les Français sur la souffrance, la dépendance et le grand âge », juge l’association pour laquelle « le fait qu’un soignant puisse provoquer délibérément, en toute légalité la mort » serait une « terrible régression ».

L’ADMD milite au contraire pour le vote d’une « loi d’ultime liberté » qui légaliserait une « aide active à mourir » et juge que la loi Leonetti, qui depuis 2005 interdit l’acharnement thérapeutique et instaure un droit au « laisser mourir », ne va pas assez loin.

Dépêche AFP : Le difficile débat sur l’euthanasie s’immisce dans la campagne

Paris, 22 mars 2012 – Campagne choc pro-euthanasie pour interpeller les candidats, promesse de Hollande pour faire évoluer la loi sur la fin de vie, refus de Sarkozy de glisser vers une aide active à mourir: le difficile débat sur l’euthanasie s’est immiscé dans la campagne présidentielle.

Auteur d’encarts provocateurs montrant Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et François Bayrou sur un lit d’hôpital, l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) « a réussi son pari »: faire de l’euthanasie un des thèmes de campagne.

« Les politiques se prononcent sur l’euthanasie, ce qu’ils ne faisaient pas avant. C’est la première fois que ce thème est autant traité dans une campagne » estime Jean-Luc Romero, président de l’ADMD et conseiller régional PS d’Ile-de-France.

En point d’orgue, cette association qui milite pour que « chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie » en recourant éventuellement à une injection létale, organise samedi à Paris un rassemblement qui se veut « démonstration » de force avant les élections.

Mais les candidats n’ont pas attendu ce battage pour se prononcer sur la question. Le candidat socialiste s’est exprimé à plusieurs reprises et de manière articulée sur le thème, se déclarant partisan dans « des conditions précises et strictes » d’une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

Tout en ne retenant pas le mot d' »euthanasie », M. Hollande estime qu' »il faudra une procédure: quand une personne demande, parce qu’elle n’en peut plus (…). Il ne s’agit pas de dépénaliser mais d’encadrer cette mort dans la dignité ».

Les deux autres grands candidats de gauche, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, n’ont pas été aussi loin dans l’explication mais se sont montrés ouverts à une évolution.

Clivage gauche-droite trompeur

A l’inverse Nicolas Sarkozy s’est déclaré fermement opposé à un changement législatif sur la fin de vie actuellement encadrée par la Loi Leonetti qui, depuis 2005, interdit l’acharnement thérapeutique et instaure un droit au « laisser mourir ».

Cette loi autorise l’administration par les médecins de traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance avec pour « effet secondaire d’abréger la vie » d’un malade.

Pour le candidat-président, « la loi Leonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie » alors que « l’euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux ».

Même position assumée par le centriste François Bayrou qui juge que la loi Leonetti « constitue un équilibre » et la représentante du Front national Marine Le Pen qui estime « suffisante » la législation.

Le clivage gauche-droite que semble susciter la question est trompeur car il ne reflète en aucun cas une unanimité dans l’un et l’autre camp, souligne Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, mouvement opposé à l’euthanasie et aussi à l’avortement.

M. Derville se dit « inquiet » de la proposition de Hollande: « une porte entre-ouverte à l’injection létale » alors que la loi Leonetti « est la loi qu’il faut » et qu’on se doit « d’expliquer aux soignants ».

La méconnaissance du personnel soignant et plus généralement l’ignorance du public sur cette loi constituaient la première conclusion du rapport remis en février par l’Observatoire national de la fin de vie.

En contre-point de la campagne pro-euthanasie de l’ADMD, Alliance Vita et aussi la fédération laïque Jalmav (pour « Jusqu’à la mort accompagner la vie ») ont mis sur pied des campagnes nationales pour mieux informer sur les soins palliatifs et la loi Leonetti.

« Il ne s’agit pas de multiplier les lois mais de faire appliquer celle qui existe » insiste la présidente de Jalmav, Paulette Le Lann.

 

François Hollande : encadrer la mort dans la dignité

Q : Dernier point, précisez-nous François Hollande : faut-il autoriser l’euthanasie active, parce que dans votre projet il est écrit « il faut une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Est-ce que ça veut dire clairement que vous êtes favorable à l’euthanasie active ?

R : Non, je ne prends pas le mot d’ « euthanasie ».

Q : Pourquoi ?

R : Parce que ça laisse penser qu’il serait accepté une forme de suicide, ce n’est pas de ça dont il s’agit. C’est un sujet très important qui intéresse toutes les familles… Chacun à un moment – je l’ai été pour ma part – a été confronté à un évènement comme celui-là, c’est-à-dire une personne âgée, pas forcément âgée, mais victime le plus souvent d’un cancer, et qui veut terminer sa vie dans la dignité. Il y a eu une loi qui est une loi utile, qui est la loi Léonetti qui prévoit des soins palliatifs. Il y a un manque considérable…

Q : Il y a malheureusement très peu de personnes qui y ont accès…

R : Très peu de personnes. Les soins palliatifs, ça veut dire, on accompagne la personne sans la faire souffrir…

Q : Et sans accélérer la mort ?

R : Sans accélérer : on l’apaise – j’ai vécu cette situation -, on l’apaise. Il faut davantage de soins palliatifs, aussi bien à l’hôpital qu’au domicile, et je veillerai à ce qu’il y ait beaucoup plus de places de soins palliatifs dans nos établissements hospitaliers et d’assistance à domicile. Après, vous avez le cas d’une personne – on a des faits divers nous le rappellent – qui sont dans une extrême souffrance, qu’on ne peut pas apaiser, et qui demandent, qui réitèrent, de pouvoir terminer leur vie dans la dignité, c’est-à-dire en étant soulagé, et donc …

Q : C’est-à-dire, je vais dire les choses clairement, qu’un médecin puisse abréger cette …

R : …on ne peut pas, on ne peut pas écarter cette demande. Aujourd’hui, il y a 7 à 8 000 euthanasies qui se font sans que nul ne le sache.

Q : Alors qu’est-ce qu’il faut … ?

R : Alors oui, il faudra légaliser cette procédure, pour que quand une personne demande, parce qu’elle n’en peut plus, que sa famille appuie cette demande, qu’elle est réitérée, que 4 médecins se sont eux-mêmes prononcés, alors il sera possible d’en terminer avec ses souffrances.

Q : Et donc à minima de dépénaliser les actes dits d’euthanasie ?

R : Il ne s’agit pas de dépénaliser du tout parce que c’est les médecins qui les pratiqueront

Q : ..De les encadrer ?

R : Les encadrer, encadrer cette mort dans la dignité.

[CP] Tour de France de la solidarité : Salles combles dans toutes les villes depuis le 5 mars

[CP] Tour de France de la solidarité : Salles combles dans toutes les villes depuis le 5 mars

Communiqué de presse

Paris, le 13 mars 2012

Salles combles dans toutes les villes depuis le 5 mars

Tour de France de la solidarité d’Alliance VITA

2012 : la tentation de l’euthanasie

 

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Tour de France VITA – Aurillac – 15 mars 2012

Plus de 1100 personnes, dont de nombreux soignants, sont venues assister aux six soirées de la première semaine du Tour de France de la solidarité d’Alliance VITA : le 5 mars à Toulouse, le 6 mars à Thionville et au Mans, le 7 mars à Montauban, le 8 mars à Albi et le 12 mars à Versailles.

Comment se passe la fin de vie en France ? Quels sont les besoins et les attentes des personnes âgées ? Comment l’euthanasie avance-t-elle ? Ces questions sont le fil rouge de ces soirées, abordées en duo par un expert VITA et un soignant, expert local de la fin de vie. Les soirées se concluent par la présentation d’une initiative de solidarité locale en faveur des personnes âgées ou en fin de vie : « Accueil en région toulousaine » ; Jalmalv 72; Association Pierre Clément (bénévoles en soins palliatifs) ; ASP 82 ; Resopalid (Tarn) ; Relais étoiles de Vie (78).

Cette semaine fut le coup d’envoi du Tour de France de la solidarité qu’entreprend Alliance VITA dans 50 villes de France avant les élections présidentielles du 5 mars au 4 mai 2012 (voir le programme sur www.alliancevita.org). Il s’agit d’un moment historique : plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont inscrit la légalisation de l’euthanasie dans leur programme, au moment même où l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a explicitement demandé, le 25 janvier 2012, que l’euthanasie soit interdite dans ses 47 Etats membres.

Alliance VITA souhaite sensibiliser les Français aux enjeux de solidarité autour de la fin de vie, face à la tentation de l’euthanasie.

Sur le thème « 2012 : la tentation de l’euthanasie », les intervenants VITA, associés à des témoins et experts de chaque ville-étape éclaireront le débat et répondront à des questions-clés :

• L’euthanasie est-elle vraiment le dernier recours face à une douleur physique ou psychique jugée « insupportable » ?

• Comment les soignants et accompagnants qui agissent au quotidien auprès des personnes dépendantes ou en fin de vie vivent-ils les pratiques médicales de fin de vie?

• Comment décrypter la tentation de l’euthanasie et comment y répondre dans le respect de la dignité de chaque personne ?

Les intervenants reflèteront les appels et témoignages reçus par le service SOS fin de vie d’Alliance VITA (http://www.sosfindevie.org) qui offre une écoute aux personnes confrontées à une fin de vie difficile, au deuil, au suicide…

Selon les villes-étapes, interviendront pour Alliance VITA :

• Le docteur Xavier Mirabel, cancérologue, président, et coordinateur médical de SOS fin de vie ;

• Tugdual Derville, délégué général. Il a fondé le site d’écoute SOS fin de vie et publie La Bataille de l’euthanasie (Salvator, février 2012) où il décrypte l’orchestration médiatique des 7 grandes affaires d’euthanasie qui ont bouleversé la France ;

Le Tour de France de la Solidarité présentera ce livre à chaque étape.

• Caroline Roux, secrétaire générale et coordonatrice des services d’écoute de VITA ; elle anime des sessions sur le deuil ;

• Ségolène du Closel, directrice de la communication et du développement, responsable du réseau des équipes VITA.

• Henri de Soos, directeur des études de VITA ; il est l’animateur du site SOS fin de vie ;

Parce que les actions solidaires pour soutenir les personnes âgées ou en fin de vie sont nombreuses et inventives, VITA saisit l’occasion de son Tour de France pour mettre à l’honneur 50 initiatives locales en faveur des personnes les plus vulnérables. Voir toutes ces associations sur www.alliancevita.org.

A suivre sur Twitter : #VITATour

Le programme complet :

5 mars 2012 : Toulouse ; 6 mars 2012 : Le Mans ; 6 mars 2012 : Thionville ; 7 mars 2012 : Montauban ; 8 mars 2012 : Albi ; 12 mars 2012 : Versailles ; 14 mars 2012 : Clermont-Ferrand ; 14 mars 2012 : Gramat (Lot) ; 15 mars 2012 : Aurillac ; 19 mars 2012 : Saint-Gaudens ; 19 mars 2012 : Reims ; 20 mars 2012 : Nîmes ; 21 mars 2012 : Villefontaine (Bougoin) ; 21 mars 2012 : Perpignan ; 22 ; mars 2012 : Grenoble ; 22 mars 2012 : Le Puy-en-Velay ; 22 mars 2012 : Villemomble ; 22 mars 2012 : Pau ; 22 mars 2012 : Yerres ; 23 mars 2012 : Evreux ; 23 mars 2012 : Antony ; 26 mars 2012 : Bordeaux ; 26 mars 2012 : Strasbourg ; 27 mars 2012 : Lyon ; 27 mars 2012 : Orléans ; 27 mars 2012 : Brest ; 27 mars 2012 : Ploemeur ; 28 mars 2012 : Bourges ; 28 mars 2012 : Saint-Germain-en-Laye ; 29 mars 2012 : Rouen ; 29 mars 2012 : Angers ; 30 mars 2012 : La Roche-sur-Yon ; 2 avril 2012 : Lille ; 4 avril 2012 : Nantes ; 10 avril 2012 : Poitiers ; 11 avril 2012 : Toulon ; 12 avril 2012 : Marseille ; 12 avril 2012 : Amiens ; 13 avril 2012 : Saint-Maur ; 16 avril 2012 : Boulogne-sur-mer ; 17 avril 2012 : Tours ; 17 avril 2012 : Angoulême ; 17 avril 2012 : Chalon-sur-Saône ; 18 avril 2012 : Nice ; 19 avril 2012 : Belfort ; 23 avril 2012 : St Lô ; 24 avril 2012 : Rennes ; 25 avril 2012 : Annemasse ; 26 avril 2012 : Chambéry.

Eva Joly nuance sa position sur l’euthanasie

Eva Joly nuance sa position sur l’euthanasie

La Vie  du 6 mars 2012 Dans l’édition du 8 mars de l’hebdomadaire La Vie, la candidate d’Europe Écologie Les Verts (EELV) a nuancé sa position sur la fin de vie. « J’ai été l’épouse d’un médecin pendant trente-quatre ans.

Il était dévoué à ses patients et supportait mal leurs souffrances. C’est difficile de réglementer dans ce domaine à 100 %. Il faut considérer les choses au cas par cas », déclare-t-elle. Puis Eva Joly se livre un peu plus. « Ma position personnelle est plus prudente que celle du Parti, indique-t-elle. Je suis pour un soutien plus actif aux soins palliatifs ».

Elle raconte ensuite l’expérience vécue avec sa belle-mère, qui n’a « pas été bien traitée », selon elle, « dans les hôpitaux français», avant de conclure : « Il faut respecter les êtres jusqu’aux dernières secondes ».  

Voir également la position du parti Europe Écologie Les Verts

François Hollande pour l’IVG remboursé à 100%

Extrait du discours de François Hollande à Reims, le 8 mars 2012 François Hollande, candidat socialiste à l’Elysée, a souhaité que tous les établissements hospitaliers soient dotés d’un centre d’interruption de grossesse (IVG).

« L’IVG est un acte lourd (…) je souhaite que tous les établissements hospitaliers (publics, ndlr) de notre pays puissent être dotés d’un centre IVG », a-t-il lancé, rappelant qu’il voulait que « l’IVG soit remboursé à 100% ».

nouvelobs.com du 8 mars 2012

L’IVG s’invite dans la campagne

Les principaux candidats à l’élection présidentielle ont parlé d’avortement à l’occasion de la journée du 8 mars, traditionnellement dédiée à la condition féminine.

Marine Le Pen a remis en cause le remboursement systématique de l’IVG en évoquant des « avortements de confort », tout en précisant qu’elle ne voulait pas « interdire l’avortement, mais mettre fin à des abus ».

François Hollande a proposé au contraire de renforcer le droit à l’IVG en assurant son remboursement à 100% par la Sécurité sociale (contre 70 à 80% actuellement, ndlr)) et en préconisant que chaque établissement hospitalier public du pays soit doté d’un centre IVG.

Pris en tenaille entre ces deux postures, les lieutenants du candidat Nicolas Sarkozy les ont stigmatisées. Concernant la position de Marine Le Pen, Nathalie Kosciusko-Morizet s’y est déclarée « tout à fait opposée »,  Xavier Bertrand ayant déjà critiqué mardi dernier « un recul sans pareil vis à vis des femmes » et  Roselyne Bachelot ayant également jugé la proposition du Front National « absolument scandaleuse ». La porte-parole de N. Sarkozy a par ailleurs répondu à François Hollande  que ses propositions « témoignent avant tout d’une méconnaissance du sujet », en soulignant que « l’urgence » résidait plutôt dans « l’information » des jeunes filles qui recourent à l’IVG alors qu’elles prennent en majorité un moyen de contraception.

Pour Alliance VITA, les sondages réalisés auprès des Françaises montrent qu’elles attendent une vraie politique de prévention de l’avortement, qui les protège des pressions multiples, à commencer par celles des hommes. Un nouveau féminisme doit considérer la solidarité entre une femme enceinte et son enfant qu’elle porte en préservant leurs deux existences.

Une pub pro-euthanasie choque

Une pub pro-euthanasie choque

Une pub pro-euthanasie choque !

 

La campagne publicitaire de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), lancée le 7 mars 2012 dans le magazine Les Inrocks, provoque de nombreuses réactions, dont celle du ministre Jean Léonetti qui considère que cette campagne est « indigne », et qui demande au candidat François Hollande de « condamner sans ambiguïté » cette initiative.

Les photomontages montrent Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et François Bayrou sur des lits d’hôpitaux, avec comme message : « Doit-on vous mettre dans une telle position pour faire évoluer la vôtre sur l’euthanasie ? »

« Notre dernière campagne, qui plaçait un anonyme dans la même position, ne les a pas réveillés. Cette fois, on espère interpeller les candidats, en particulier ceux qui se sont prononcés le plus farouchement contre l’euthanasie », explique Jean-Luc Romero, le président de l’ADMD.

Et Philippe Lohéac, son directeur général, revendique le caractère volontairement « hors norme » de cette campagne en ajoutant : « Il est temps que les choses changent, si on continue à demander gentiment les choses, ça n’avancera pas ».

Jean Leonetti a réagi vivement en s’interrogeant : « Faut-il comprendre que la meilleure chose à faire pour aider les personnes gravement malades consiste à leur proposer de mourir ? Est-ce réellement la seule solution que veut proposer notre société à ses membres les plus vulnérables ? » Il demande par ailleurs à François Hollande de « préciser sa position sur l’euthanasie ».

Alliance VITA dénonce l’outrance qui laisse croire que les patients dans leurs lits d’hôpitaux demandent qu’on les tue, alors qu’ils attendent qu’on prenne soin d’eux jusqu’au terme naturel de leur vie, sans acharnement thérapeutique ni euthanasie. Quant au stratagème de la provocation, il permet d’offrir à l’euthanasie une publicité gratuite indigne et même dangereuse pour les personnes vulnérables et dépendantes.

Dépêche AFP : une campagne choc pour l’euthanasie met Sarkozy sur un lit d’hôpital

PARIS, 6 mars 2012 – Une « campagne choc » destinée à interpeller les candidats à l’élection présidentielle pour instaurer l’euthanasie, qui sera diffusée mercredi dans le magazine Les Inrocks, montre Nicolas Sarkozy sur un lit d’hôpital pour simuler un patient en fin de vie. Un photo montage met en scène le président de la République bardé de tuyaux sur un lit d’hôpital, sous le slogan: « Mr le candidat, doit-on vous mettre dans une telle position pour faire évoluer la vôtre sur l’euthanasie? »

Deux autres encarts réalisés pour l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), diffusés dans le même numéro des Inrocks, montrent Marine Le Pen et François Bayrou dans la même posture et sous des slogans similaires.

« On a interrogé tous les candidats à la présidentielle. On laisse tranquille ceux qui ont répondu favorablement et on interpelle ceux qui sont le plus farouchement opposés » à l’euthanasie, a déclaré à l’AFP le directeur général d’ADMD, Philippe Lohéac.

« Il se trouve que ces trois candidats sont d’un côté de l’échiquier politique mais notre association n’a aucune connotation politique » avec 48.000 adhérents de tous horizons politiques, souligne ce responsable.

L’ADMD avait diffusé fin février un texte signé par une cinquantaine de personnalités, pour demander un engagement des candidats en faveur de l’euthanasie et organisera le 24 mars un rassemblement et une réunion publique à Paris autour de ce même thème.

Le thème de la fin de vie s’est invité dans le débat pour ces élections présidentielles.

Opposée à l’euthanasie, l’association Alliance Vita organise un « Tour de France de la solidarité » dans 50 villes pour « sensibiliser le grand public aux enjeux de solidarité autour de la fin de vie ».

Nicolas Sarkozy s’est déclaré opposé à une évolution législative sur la fin de vie actuellement encadrée par la loi Leonetti de 2005 qui interdit l’acharnement thérapeutique et instaure un droit au « laisser mourir ».

De même, le candidat centriste François Bayrou s’est prononcé contre une évolution de la législation tandis que le socialiste François Hollande s’est dit partisan d’une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

Le projet de François Hollande permettra « d’aider à mourir » sous de strictes conditions une personne en fin de vie atteinte d’une maladie incurable, a récemment précisé Marisol Touraine, chargée des questions sociales dans l’équipe du candidat socialiste.