Conseil de l’Europe : réaction d’Alliance VITA au rejet de la recommandation sur la GPA

Conseil de l’Europe : réaction d’Alliance VITA au rejet de la recommandation sur la GPA

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L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a rejeté une recommandation sur la gestation pour autrui (GPA) le 11 octobre 2016, après deux ans de débats sur un texte très controversé.

Cette recommandation demandait au Comité des Ministres des Etats membres du Conseil de l’Europe d’élaborer des lignes directrices pour protéger les enfants nés par GPA, sans condamner explicitement la pratique même de la maternité de substitution ou gestation par autrui.

Le cheminement de ce texte, progressivement détourné de son objectif, s’est révélé semé d’embûches et de rebondissements, alors que le sujet est emblématique des atteintes aux droits de l’Homme, dont le Conseil de l’Europe se veut être le garant.

En effet, en octobre 2014, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE, représentant 47 Etats-membres et regroupant 820 millions d’habitants) avait inscrit à son ordre du jour une proposition de résolution portant sur les «Droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui ».

Un bras de fer inattendu est survenu dès la nomination du rapporteur de ce texte, car celui-ci a finalement été attribué à la sénatrice belge Petra De Sutter, dont a progressivement été révélé un conflit d’intérêt potentiel. Cette sénatrice est elle-même gynécologue, pratiquant la GPA en Belgique, pays où cette pratique est tolérée mais non légalisée ; des liens professionnels avec une clinique indienne ont été également révélés.

Un premier rapport a été rejeté par la commission des questions sociales le 15 mars 2016. Il recommandait d’encadrer la GPA, alors que cette pratique transgressive va à l’encontre du droit des femmes et des enfants.

Dans un climat tendu, lors d’une réunion de cette même commission le 20 avril 2016, la rapporteure a été reconduite. Elle a alors proposé de rédiger un texte ne correspondant plus à la proposition initiale, en réduisant son étude à la condamnation de la GPA « commerciale » et à la définition d’un cadre juridique pour les enfants nés de GPA.

Lors d’une nouvelle réunion de la commission des questions sociales en juin dernier, l’examen du rapport a alors été suspendu, pour cause procédurale dans la mesure où des recours avaient été engagés par des députés mettant en cause les détournements successifs de ce texte.

Le 21 septembre 2016, un rapport modifié a finalement été présenté par la rapporteure en commission des questions sociales  à Paris. Il était accompagné d’un projet de résolution (texte s’adressant généralement aux Etats-membres pour les inciter à agir) et d’un projet de recommandation (texte s’adressant au Comité des Ministres, et donc à travers lui aux gouvernements) : ces textes entendaient condamner uniquement la GPA à visée lucrative, et proposaient l’encadrement d’une pratique de la GPA prétendument « altruiste ». A nouveau, le rapport a été rejeté, ainsi que le projet de résolution. Seule le projet de recommandation a été voté, avec des amendements pour qu’il s’applique à toutes les formes de GPA sans fausse distinction.

Enfin, lors d’une séance plénière le 11 octobre 2016 à Strasbourg, les députés ont rejeté le projet de recommandation, refusant ainsi toute portée au rapport et aux propositions conçus par Petra De Sutter.

Souvent, les textes du Conseil de l’Europe s’élaborent sans que les citoyens européens soient conscients des enjeux et mobilisés. Mais sur ce sujet de la GPA, les ambiguïtés et les manœuvres de la rapporteure ont provoqué l’émergence de voix fortes au sein de groupements citoyens dépassant les clivages politiques.

C’est dans cet élan que le collectif international No Maternity Traffic, dont Alliance VITA est un membre actif, a réuni en quelques semaines plus de 100 000 signataires européens demandant la condamnation explicite de toute forme de GPA. Cette pétition a été validée par le Conseil de l’Europe en mai 2016, et le Bureau de l’Assemblée Parlementaire a demandé qu’elle soit prise en compte dans les débats.

[su_box title= »Pour Caroline Roux, directrice de VITA International, membre de No Maternity Traffic :  » box_color= »#de0498″]

« Nous sommes soulagés que ce texte ait été rejeté, car il s’agissait d’un cheval de Troie qui aurait abouti à encadrer la GPA au niveau international sans en condamner la pratique. La majorité des parlementaires ont su déjouer le piège insidieux de faire accepter la GPA au nom des droits de l’enfant, alors que c’est une pratique qui nuit gravement à l’intérêt supérieur des enfants. La gestation par autrui va à l’encontre du droit des femmes et des enfants. Lucrative ou pas, la maltraitance originelle des enfants ainsi nés ne pourra jamais être réparée, ni l’exploitation des corps des femmes qui constitue une aliénation sans précédent. Nous sommes décidés à poursuivre avec No Maternity Traffic notre engagement pour l’interdiction universelle de la GPA, qui constitue une régression absolue des Droits de l’Homme. »

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Voir aussi :

http://www.nomaternitytraffic.eu/cp-maternite-de-substitution-no-maternity-traffic-salue-le-rejet-de-la-recommandation-par-le-conseil-de-leurope/

Résultat du vote : http://assembly.coe.int/nw/xml/Votes/DB-VotesResults-FR.asp?VoteID=36189&DocID=16001&MemberID=

GPA : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe se prononce ce mardi 11 octobre

GPA : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe se prononce ce mardi 11 octobre

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L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est appelée à se prononcer demain 11 octobre 2016 sur la gestation pour autrui (GPA). Avec No Maternity Traffic, Alliance VITA demande aux parlementaires de condamner explicitement la GPA sous toutes ses formes.

Communiqué de No Maternity Traffic :

 « Mardi 11 octobre à partir de 17h à l’Assemblée du Conseil de l’Europe aura lieu l’examen du projet de recommandation intitulé : « Droits de l’enfant liés à la maternité de substitution ». Le collectif No Maternity Traffic appelle à rejeter ce texte ou à l’amender pour interdire la maternité de substitution sous toutes ses formes.

Le  rapport qui devait aborder la question cruciale des Droits de l’homme et questions éthiques liées à la gestation pour autrui (GPA), a eu un parcours chaotique (rapporteur soupçonnée d’un conflit d’intérêts, procédure à huis clos, proposition de résolution rejetée mais recommandation discutée et votée…). La rapporteur, la sénatrice belge Petra De Sutter,  dont le premier rapport a été rejeté au printemps dernier, est revenue à la charge avec un nouveau rapport modifié le limitant aux  « Droits de l’enfant liés à la maternité de substitution », faisant totalement l’impasse sur l’évaluation de la pratique même de la maternité de substitution ou GPA.

La Commission des questions sociales a  à nouveau rejeté le projet de résolution de la rapporteur lors d’une réunion à huis clos à Paris le 21 septembre, tout en adoptant un projet de recommandation qui se révèle en réalité dangereux et contraire à l’intérêt des enfants nés par maternité de substitution ou GPA. Ce texte, de seulement deux paragraphes, prétend chercher à protéger les enfants des conséquences de la maternité de substitution mais ne condamne pas cette pratique.  

Pour No Maternity Traffic : « prétendre traiter les conséquences d’une pratique injuste et contraire aux Droits de l’Homme sans condamner le principe même de la maternité de substitution ou GPA reviendrait à la justifier. »

En effet, la maternité de substitution ou GPA qu’elle soit qualifiée d’ »altruiste », de « commerciale », légale ou non, est une atteinte aux droits de l’enfant qui est l’objet d’un contrat de vente ou de cession. De plus, il est inadmissible pour une question d’une telle gravité de passer sous silence, dans une telle recommandation, l’utilisation des femmes, considérées comme des porteuses ou gestatrices. La réification de l’être humain est absolument contraire aux droits de l’homme et c’est pourquoi le Parlement de l’Union européenne l’a clairement condamnée en 2015 (§114).

No Maternity Traffic demande aux parlementaires de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) de rejeter ce texte en l’état ou de l’amender pour condamner clairement la pratique de la maternité de substitution sous toutes ses formes, contraire aux Droits de l’Homme dont cette institution devrait être le garant.

Une pétition de plus de 100 000 signatures portée par le collectif No Maternity Traffic a été validée par le bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour être prise en compte dans les débats concernant ce rapport.  Ces citoyens européens demandent la condamnation de la maternité de substitution sous toutes ses formes. »

Le renouvellement du CCNE en question

Le renouvellement du CCNE en question

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La nouvelle composition du Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) est désormais connue : le renouvellement d’une partie de ses membres a fait l’objet d’un arrêté daté du 27 septembre 2016 et publié au Journal Officiel le 5 octobre 2016. Ce renouvellement, prévu par ses statuts, était attendu depuis plusieurs mois car le mandat de la moitié de ses membres était venu à expiration le 13 avril 2016.

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La mission attribuée aux 40 membres de ce comité, nommés pour 4 ans, est d’ « éclairer les progrès de la science, soulever des enjeux de société nouveaux et poser un regard éthique sur ces évolutions. Le CCNE stimule sans cesse la réflexion sur la bioéthique en contribuant à alimenter des débats contradictoires au sein de la société sans jamais la confisquer ».

Ce renouvellement intervient dans un contexte toujours « tendu » sur de nombreuses questions sociétales, notamment concernant l’ouverture de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) aux couples de femmes et aux célibataires. Le président de la République avait déclaré qu’il suivrait l’avis de cette instance sur ce sujet controversé. Cet avis était attendu dès 2013, dans un contexte de mouvement social d’une ampleur magistrale. Jean Claude Ameisen, le président du CCNE qui entame son deuxième mandat, vient de déclarer : «C’est un sujet où nous avançons lentement car c’est la première fois que le CCNE l’examine de manière transversale. PMA pour les femmes seules, pour les couples de femmes, anonymat du don, conservation des ovocytes, GPA : nous revisitons l’ensemble des questions sur les indications sociétales de l’AMP. De nouvelles personnes, de nouveaux regards… cela relance le processus. Nous espérons pouvoir rendre [cet avis] à la fin de l’année ou début 2017 ».

Jean-Claude Ameisen  précise en outre qu’il pourrait « organiser des états généraux sur l’ensemble de la loi relative à la bioéthique à l’automne 2017, puis d’écrire un rapport sur le sujet avant que le législateur ne se penche sur la révision des lois de bioéthique ».

On se souvient qu’en 2013, le précédent renouvellement  important avait suscité surprise et colère : des personnalités religieuses avaient été évincées au profit de laïcs, et bien des membres qui pouvaient être renouvelés avaient été remplacés par des personnalités de sensibilité de gauche. Ce qui pouvait s’interpréter comme une manœuvre gouvernementale avait fait dire au député Jean Leonetti : « Au lieu de changer d’avis sur ces grandes questions éthiques, le gouvernement préfère changer de comité d’éthique ».

Pour Jean-Yves Nau, médecin et journaliste : « Pour l’heure l’institution est comme au point mort. Aucun avis depuis janvier dernier et un renouvellement des membres qui était attendu depuis avril. Une jachère de six mois… Les plus méchantes des langues voyaient dans cette atonie forcée une manœuvre gouvernementale et présidentielle : ne pas réveiller les clivages sociétaux sur la grande question sociétale de la procréation médicale assistée autorisée aux femmes seules et/ou homosexuelles ; ne pas réveiller l’hydre de la mère porteuse ».

[su_box title= »Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :  » box_color= »#de0498″]

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA « La première responsabilité des politiques est de protéger la vie et la dignité des plus fragiles. Pour cela, il est important qu’ils soient éclairés par des experts et des sages, en raison de la complexité croissante des sujets induite par les mutations exponentielles des biotechnologies. A condition toutefois que les élus ne se défaussent pas de leur responsabilité biopolitique sur des personnes qui ne sont pas toutes indépendantes et dont certaines sont à la fois juges et parties. Cette responsabilité biopolitique est cruciale aujourd’hui pour l’avenir de l’humanité. Or, l’injonction inhérente à ce genre de comité d’obtenir des Avis consensuels conduit trop souvent soit à « des conclusions de milieu de gué » (c’est-à-dire qu’elles ne se fondent pas sur une vision anthropologique claire mais relèvent du  relativisme éthique), soit sur des postures floues, dont l’interprétation suscite des divergences. (cf la notion « d’exception d’euthanasie »). Dans certains cas, la bioéthique devient alors l’art de compliquer des choses simples, comme pour noyer le poisson. Robert Badinter a-t-il eu besoin d’un comité d’éthique pour assumer l’abolition de la peine de mort ? Pour notre part, nous constatons que toute bioéthique qui s’éloigne de l’interdit de tuer comme principe fondateur du pacte social sombre dans l’ambiguïté. Cela ne nous empêche pas de lire avec attention les analyses souvent pertinentes du CCNE et de dialoguer avec certains de ses membres pour obtenir un éclairage réciproque.

Il reste qu’aucun individu, aucune personne morale, ne peut déléguer à autrui ni sa responsabilité, ni les principes qui guident sa conscience ».

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Composition complète du CCNE (1 président et 39 membres) :

Douze personnalités entrent pour la première fois au CCNE, et cinq anciens membres renouvelables s’apprêtent à entamer un deuxième mandat.

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Pays-Bas : une loi autorisant ou non les femmes à être mères ?

Une proposition de loi crée une vive polémique aux Pays-Bas. Le conseil municipal de Rotterdam veut imposer la contraception ‘‘aux femmes jugées incompétentes’’. Cette idée de décider qui a le droit ou non d’être parent a été soumise par Hugo De Jonge, échevin (l’équivalent d’un adjoint au maire) de la Jeunesse et de l’Education.

Dans cette ville, les femmes considérées comme incapables d’élever un enfant pourraient être contraintes à prendre un moyen de contraception. Ainsi, sur décision du juge, des femmes atteintes de problèmes psychiatriques, de dépendance (drogue, alcool), les prostituées mais aussi des femmes sans domicile ou handicapées, se verraient « imposer un stérilet ou un implant contraceptif » pendant trois ans.

Cette mesure concernerait, selon la mairie, 10 à 20 femmes par an, qui seraient contrôlées et interdites de grossesse pour trois ans minimum.

Un programme de prévention pour 160 femmes environ, dites « vulnérables », a déjà été mis en place. Elles sont incitées à utiliser la contraception et sont régulièrement suivies.

Cette initiative inquiétante avait déjà été rejetée en 2012 pour des raisons éthiques. Elle serait aussi contraire au droit au respect de la vie privée et familiale de la Convention européenne des droits de l’homme. « Pourquoi interdire préventivement à une personne d’avoir des enfants plutôt que d’apporter une aide adéquate quand l’enfant est là ? », s’alarme Alexis Deswaef, président de la Ligue belge des droits de l’homme.

Plusieurs partis politiques néerlandais ont aussi clamé leur opposition : « c’est une pente glissante sur laquelle nous ne devrions pas nous engager », écrit Maarten van de Donk.

[su_box title= »Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA :  » box_color= »#de0498″]

« Favoriser des bonnes conditions d’accueil des enfants dans nos sociétés est important , mais interdire de grossesse une femme constitue un abus de pouvoir très grave. La solidarité ne peut jamais être dissociée de la liberté et de l’intégrité des personnes. Cette proposition traduit une forme d’abandon de ces femmes en situation de grande difficulté plutôt que de les accompagner en respectant leur dignité. »

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Grand âge : journée nationale des « aidants »

Grand âge : journée nationale des « aidants »

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La 7e édition de la journée nationale des aidants, le 6 octobre 2016, a été l’occasion d’un grand nombre d’événements dans toute la France. Notre pays comptabilise plus de 11 millions d’« aidants » : c’est-à-dire des personnes apportant une aide à un proche malade en situation de perte d’autonomie liée au grand âge ou au handicap. Parmi elles, il y a  4 millions d’aidants familiaux.

Selon une enquête BVA¹ publiée hier par la Fondation April, les « aidants familiaux » sont majoritairement des actifs (58%) et des femmes (62%) qui s’occupent d’un proche bénévolement et près de 80% ont moins de 65 ans. Plus de la moitié (53%) disent aider un proche en situation de dépendance due à la vieillesse, 33% un proche malade et 30% un proche en situation de handicap.

Paradoxalement, ce phénomène de grande ampleur et qui est amené à croître de manière exponentielle puisqu’un tiers de la population affichera plus de 60 ans en 2050, reste trop méconnu…

Les principales difficultés auxquelles sont confrontés les aidants dans leur accompagnement sont : le manque de temps (35%), la fatigue physique (26%) et la complexité des démarches administratives (22%). Malgré tout, 86% d’entre eux estiment que leur situation d’aidant « a des effets positifs » sur leur relation avec la personne aidée, voire sur leur moral.

[su_heading size= »15″] Comment « aider les aidants » ? [/su_heading]

Les entreprises commencent à être sensibilisées à cet enjeu. Pour donner du temps à leurs salariés, certaines ont opté pour les dons anonymes de congés et de RTT ; ceux-ci sont autorisés par une loi de 2014 dite « loi Mathys ».  D’autres initiatives émergent. Ainsi en est-il, par exemple, de la société Mutex ou ASAP qui s’organise en plateforme d’accompagnement des salariés et des entreprises sur le sujet du grand âge.

Depuis janvier 2016, la loi de l’adaptation de la société au vieillissement permet aux aidants un « droit au répit », une aide pouvant aller jusqu’à 500 € par an qui permet de financer quelques jours dans un centre spécialisé ou quelques heures supplémentaires d’aide à domicile.

Les salariés aidants pourront aussi bénéficier dès 2017 du « congé proche aidant », une période de trois mois, renouvelable, pour « mieux articuler vie professionnelle et vie privée », selon Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée de l’autonomie.

[su_box title= »Henri de Soos, responsable du service d’écoute SOS Fin de vie² d’Alliance VITA, le confirme : » box_color= »#de0498″]

 « Dans nos échanges par mail ou par téléphone, ceux qui nous contactent sont souvent les aidants de personnes qui vivent des fins de vie difficiles. Les aidants jouent un rôle majeur dans l’accompagnement de leur parent, voisin ou ami, avec beaucoup de discrétion, de persévérance et d’affection attentive. Nous mesurons bien tout leur engagement au quotidien, mais aussi leur souffrance intérieure quand ils sont confrontés à des situations qu’ils ne parviennent plus à maîtriser.  Parfois, le poids devient trop lourd, et nous leur conseillons effectivement de prendre du temps pour eux, de prendre du recul, de se faire eux-mêmes épauler. Sinon, on peut arriver à des situations d’épuisement ou de conflits avec les autres membres de la famille ou le corps médical. Aider les aidants correspond donc à un véritable objectif de solidarité nationale et de santé publique. »

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¹ Enquête réalisée les 20-21 mai et 27-28 mai 2016 par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 2008 personnes (méthode des quotas). Au sein de cet échantillon ont été interrogés 385 aidants et 1623 non-aidants.

² Site SOS Fin de vie : http://www.sosfindevie.org

IVG : offensive des élus PS pour le délit d’entrave numérique

IVG : offensive des élus PS pour le délit d’entrave numérique

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Les députés socialistes ont annoncé le 4 octobre qu’ils allaient déposer une proposition de loi sur le délit d’entrave numérique à l’IVG, pour pallier l’échec du gouvernement à l’introduire en force via un amendement dans le projet de loi Egalité et Citoyenneté en cours d’examen au Sénat.

La ministre Laurence Rossignol avait pris l’initiative de déposer cet amendement le 27 septembre, mais la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi l’a déclaré irrecevable. Le gouvernement était dès lors en échec pour faire aboutir cette mesure.

Une autre stratégie est donc mise en œuvre, passant par une initiative parlementaire et le dépôt d’une proposition de loi. Celle-ci reprendra vraisemblablement les termes de l’ancien amendement du gouvernement, ou une version très proche. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, va demander au gouvernement de déclarer la procédure accélérée, ce qui permet de n’examiner qu’une seule fois dans chaque assemblée le texte en cause.

Dans le cadre d’une « niche » du groupe socialiste (un temps réservé régulièrement à chaque groupe politique pour pouvoir débattre de ses propres propositions de loi), ou si besoin sur le temps réservé au gouvernement, l’objectif de la majorité reste bien de faire voter cette disposition le plus rapidement possible : avant la fin de l’année civile à l’Assemblée nationale, puis au Sénat avant fin février, date de la fin de la session parlementaire à cause de l’élection présidentielle.

Alliance VITA dénonce cette volonté de créer un nouveau délit à la fois inacceptable et inapplicable. Elle appelle à un débat dépassionné sur une véritable politique de prévention de l’avortement, spécialement pour les femmes confrontées à des grossesses inattendues. Une pétition vient d’être lancée contre la censure gouvernementale et pour une meilleure information sur les aides financières et sociales aux femmes enceintes.

Débat sur la Théorie du genre : Tugdual Derville sur Europe1

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, était l’invité de Maxime Switek sur Europe 1, le 3 octobre 2016, pour débattre, avec Caroline De Haas, de la théorie du genre.

 

Verbatim extraits de l’émission :

« Soutenir ceux qui vivent un trouble est une chose, induire délibérément ce trouble en est une autre. »

« Je ne crois pas qu’une guerre des sexes va régler les problèmes de violence dans notre société, bien au contraire. »

« Nous contestons cette déconstruction de notre identité sexuée qui, si on la nie, induit des troubles. »

« Les différences homme-femme sont riches. C’est une réalité structurante. Le nier induit des troubles et d’autres discriminations. »

[podcast] Débat IVG et délit d’entrave numérique – Caroline Roux sur RND

[podcast] Débat IVG et délit d’entrave numérique – Caroline Roux sur RND

Caroline ROUX, déléguée générale adjointe et coordinatrice des services d’écoute d’alliance VITA,  était l’invitée de Radio Notre Dame, jeudi 29 septembre 2016 dans l’émission « En quête de sens » pour parler de l’IVG et du délit d’entrave numérique.

Lors de cette émission a été diffusé un “testing” auprès du service d’écoute officiel du Gouvernement (0 800 08 11 11), réalisé par une journaliste, se présentant comme enceinte de probablement 12 semaines et se posant la question de poursuivre ou non sa grossesse.

Débat sur la FIV à 3 parents : Blanche Streb, invitée de Sud Radio

Débat sur la FIV à 3 parents : Blanche Streb, invitée de Sud Radio

Blanche Streb, directrice des études d’Alliance VITA, était l’invitée de Philippe David sur Sud Radio dans l’émission « Seul contre tous » du 29 septembre pour débattre de la « Fiv-3 Parents », aux côtés de Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif Pour Tous.

Verbatim extraits de l’émission :

« S’il s’agissait réellement d’un exploit médical ou thérapeutique, les scientifiques ne seraient pas allés se cacher au Mexique, pour réaliser cette technique dans le secret d’un laboratoire, en dehors de tout radar éthique et réglementaire »

« Ces parents sont en quelque sorte des victimes. Leur désir d’avoir un enfant biologique en bonne santé les a mis dans les bras de scientifiques apprentis-sorciers qui ont répondu à leur désir en leur fabriquant un bébé pas si biologique que ça, à partir d’un embryon transgénique, un bébé OGM ».

« Ces parents vont s’inquiéter toute leur vie pour la santé de ce 3ème enfant. Il aura une épée de Damoclès au-dessus de la tête toute sa vie. Ce n’est pas juste, ce n’est pas ce qu’on avait à leur offrir de mieux. »

«  Il ne faut pas confondre la thérapie génique et l’embryon transgénique. Avec notre campagne Stop Bébé OGM, nous avons cette baseline : Oui au Progrès thérapeutique, non aux embryons transgéniques ».

«  Nous sommes tous des génomes imparfaits. Aurions-nous passé le tamis génétique qui se profile ? J’en doute. »

« Derrière tout ça la question à se poser c’est l’eugénisme. Nous entrons dans une nouvelle ère : celle d’un eugénisme positif : on va choisir les critères qu’un enfant pourra ou ne pourra pas avoir. C’est toute la question du bébé à la carte ».

« Un être humain a un génome unique. On ne pourra jamais faire des tests qui diront qu’un enfant fabriqué ainsi n’aura pas de séquelles. C’est un mensonge »

« Par cette technique, on ne GUERIT personne. On FABRIQUE un enfant. On peut se poser des questions sur ces investissements. »

[CP] Sondage : Les Français et l’IVG – le gouvernement pris à contrepied

[CP] Sondage : Les Français et l’IVG – le gouvernement pris à contrepied

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Madame Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, a entamé un bras de fer avec des sites d’aide et d’information dédiés à la maternité, la grossesse et à l’IVG. Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé (www.sosbebe.org) a été pointé par le gouvernement, rend publics les résultats du sondage qu’elle vient de commanditer à l’IFOP : les Français et l’IVG.

– Pour 52% des Français (55% des femmes !) le nombre d’avortements est non pas « une situation normale » mais « une situation préoccupante ».

– 89% d’entre eux pensent « qu’un avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes ».

– 72% estiment que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’interruption de grossesse ».

– 35% ne sont « pas d’accord » avec la loi de 2001 « autorisant les jeunes filles mineures à avorter sans que leurs parents soient au courant ».

– Enfin 84% (contre 16%) sont favorables à ce que soit « intégré dans le livret officiel remis aux femmes enceintes le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères ».

Les résultats de ce sondage corroborent l’action de terrain effectuée par Alliance VITA auprès des femmes enceintes en difficulté et de celles qui expriment un mal-être consécutif à un avortement.

Ils contredisent par ailleurs les assertions qui persistent sur le site officiel gouvernemental (www.ivg.social-sante.gouv.fr) : dans une vidéo et par écrit, un médecin croit devoir nier toute idée de traumatisme post IVG à long terme, ce qui constitue, pour les femmes, une tromperie manifeste.

Alors que, depuis la loi Aubry de 2001, les pouvoirs publics ont renoncé à offrir aux femmes qui consultent en vue d’une IVG un guide des aides aux femmes enceintes, Alliance VITA édite, depuis 2010, une version complète et récemment actualisée de ce guide, assumant, au profit des services sociaux, une mission de service public, sans subvention.

Alliance VITA demande que soit reconnu et encouragé l’extraordinaire travail associatif, réalisé dans notre pays, par ceux qui ne se résolvent pas à considérer les statistiques de l’IVG comme une fatalité incompressible.

Alliance VITA se réserve la possibilité de porter devant la justice les dispositions et informations intempestives trompant les femmes à propos de l’IVG, dont le gouvernement actuel porte la responsabilité.

L’immense majorité des femmes souhaite une véritable politique de prévention de l’IVG. Il est donc irresponsable de cacher la réalité d’un acte qui n’a rien d’anodin dans la mesure où c’est, à chaque fois, le destin de vies humaines qui est en jeu. Les femmes en endurent souvent des conséquences difficiles, dans la solitude. Il est temps de lever le tabou sur l’avortement.


Sondage IFOP pour Alliance VITA : Les Français et l’IVG

[CP] Naissance d’un bébé par la technique de la FIV-3 parents – « Une transgression sans précédent »

[CP] Naissance d’un bébé par la technique de la FIV-3 parents – « Une transgression sans précédent »

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Le premier bébé au monde fabriqué in-vitro par la technique de la « Fiv-3 parents » serait né dans le plus grand secret en avril 2016. Les parents jordaniens ont voyagé au Mexique où ils ont été pris en charge par une équipe américaine, menée par John Zhang du Centre de fertilité New Hope à New York. Les médecins se sont rendus au Mexique, où le petit garçon est né il y a 5 mois. Pourquoi le Mexique ? A proximité des Etats-Unis, c’est un pays où aucun cadre réglementaire n’a encore été mis en place pour interdire cette technique controversée. Cette naissance a été tenue secrète. Même si les auteurs précisent que les détails concernant cette naissance seront présentés à l’American Society for Reproductive Medicine, qui se réunit à Salt Lake City, en octobre.

L’objectif de la FIV-3 parents est de faire naître un enfant exempt d’une maladie mitochondriale au sein d’un couple présentant des risques de transmission. Les mitochondries sont de petits organites fonctionnant comme des micro usines énergétiques au sein de chaque cellule, y compris dans les ovules. Les mitochondries contiennent de l’ADN, et c’est par cet ADN que la transmission génétique d’une maladie est possible, par la mère. Très rares, les maladies mitochondriales sont graves.


 > Voir Infographie FIV à 3 parents – qu’est ce que c’est ? <


L’Embryon humain est donc conçu à partir de l’ADN de 3 personnes : celui de son père biologique (par le spermatozoïde), celui de sa mère biologique (par le noyau cellulaire de l’ovule) et celui issu des mitochondries d’une autre femme, une donneuse d’ovule. L’ovule de la donneuse est « énucléé » (son noyau a été retiré) et le noyau de la mère biologique y est inséré à la place.

La FIV-3 parents a été légalisée au Royaume-Uni en 2015, mais jusqu’à présent, aucun autre pays n’a adopté de lois pour l’autoriser, même si les Etats-Unis sembleraient engagés sur cette voie. Dans les années 1990, des tests avaient été pratiqués. Pour renforcer la qualité des ovules, certains étaient renforcés en injectant le contenu (hors noyau) d’autres ovules dits « sains », avec donc une double origine d’ADN mitochondrial. Ainsi, quelques bébés seraient déjà nés, mais ils ont développé des troubles génétiques, la procédure fut donc interdite.

Il est probable qu’un tri embryonnaire ait été mis en œuvre, pour sélectionner un enfant à naître masculin et non féminin. En effet, une fille présenterait le risque de transmission aux générations suivantes de ce triple héritage génétique. Dans les débats sur cette technique aux Etats-Unis,le rapport américain suggérait de limiter les essais de remplacement mitochondrial sur des embryons garçons.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : « Les biologistes qui assument cette première la légitiment par un mobile thérapeutique, comme si la fin justifiait les moyens. En réalité, cette naissance qui a un prix en vies humaines conçues et rejetées à l’état embryonnaire, inaugure une transgression sans précédent. Toute l’humanité est concernée. Alors que, jusqu’à ce jour, tout être humain était né d’un homme et d’une femme, la naissance du bébé « à trois parents biologiques » transgresse ce principe universel d’une parité originelle homme-femme dans l’engendrement. Des revendications insensées vont immédiatement s’engouffrer derrière cet effondrement d’un précieux mur porteur de notre anthropologie. Il est urgent d’enrayer cette dérive au plan mondial, si nous ne voulons pas que les êtres humains à venir soient conçus et manipulés comme des objets. »

Pour Blanche Streb, directrice des études d’Alliance VITA, « Il s’agit d’une multiple prise d’otages. Tout d’abord sur l’information elle-même. D’abord tenue secrète, cette pratique a été mise en œuvre dans le secret d’un laboratoire, en dehors de tout radar réglementaire et éthique. Puis, elle a été révélée en grande pompe, en mettant en avant l’enfant ainsi né. Il est présenté comme « étant en bonne santé », ce que chacun espère, mais la communauté internationale se retrouve mise devant le fait accompli. Et ainsi contrainte à ne plus pouvoir contester cette technique puisque son « résultat » est un enfant. L’enfant est donc lui-même un otage, cobaye de la technique qui l’a conçu. Il sera, à vie, le test « grandeur nature » de la FIV-3 parents. De nombreuses inconnues pèsent déjà sur lui, quelles seront les potentielles conséquences sur son développement, sur sa santé ? Quelle sera l’empreinte psychologique de cette « triple filiation » et de ces conditions de naissance ?

Et enfin le couple est, lui-même, otage de cet impérieux et respectable désir d’avoir un enfant biologique, mais auquel des apprentis sorciers n’ont pu répondre que d’une seule manière : en fabriquant in vitro un bébé « plus si biologique que ça ». Un bébé OGM.

Cette annonce est très grave. Elle montre qu’aujourd’hui des scientifiques bafouent toute règle éthique, s’arrogent le droit de franchir des lignes rouges pour « bricoler » un être humain de toute pièce ! Il ne s’agit ni d’un soin, ni d’une guérison. Pour Alliance VITA, qui a lancé une alerte nationale et internationale pour informer la communauté internationale des risques de dérives liés à la modification génétique des embryons humains, Stop Bébé OGM, il est temps que les politiques prennent la mesure de ces enjeux éthiques. »

[CP] Délit d’entrave numérique : pour un débat dépassionné sur l’IVG

[CP] Délit d’entrave numérique : pour un débat dépassionné sur l’IVG

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laurence rossignol

La ministre Laurence Rossignol compte annoncer demain 28 septembre une série de mesures qu’elle souhaite promouvoir avant la fin de la législature à l’encontre de certains sites Internet qui pratiquent, selon elle, « un délit d’entrave numérique » à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Pour Alliance VITA, la manière dont le gouvernement gère la question de l’avortement depuis plusieurs années, est le reflet d’un profond malaise.

Le confirment :

– Les déclarations ministérielles intempestives et les dernières réformes réalisées sans débat préalable ni étude d’impact. Il s’agit notamment de la suppression du délai de réflexion pour une IVG, alors qu’en 2015, on comptait toujours un avortement pour quatre naissances (ou 218 000 avortements pour 810 000 naissances). 

– L’information qui s’est fortement dégradée depuis une quinzaine d’années. Aucune information concernant les droits et aides aux femmes enceintes confrontées à une grossesse inattendue ne figure sur le site du Ministère de la Santé, dans l’espace consacré à l’IVG, lancé en 2013.

Alliance VITA souligne avec insistance l’urgence d’une véritable politique de prévention de l’avortement, notamment par l’accès aux aides auxquelles les femmes enceintes ont droit. 

[su_box title= »Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA :  » box_color= »#de0498″]

« Le véritable progrès serait de développer une politique de prévention contre les pressions sociétales, et en particulier, contre les pressions masculines qui s’exercent sur les femmes, en les poussant à recourir à l’IVG à contrecœur. »

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Alliance VITA demande au gouvernement de cesser de discriminer les femmes qui souhaitent mener leur grossesse à terme.

Tous les actes liés à une IVG sont remboursés à 100 % par la Sécurité sociale, à savoir consultations, échographies, analyses de laboratoire alors que, pour une femme enceinte, les deux premières échographies avant la fin du 5ème mois de grossesse ne sont remboursées qu’à 70 % et les autres frais médicaux liés sont remboursés aux tarifs habituels de la Sécurité sociale (cf. arrêté du 8 mars 2016).

[su_box title= »Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :  » box_color= »#de0498″]

«  Notre pays a besoin d’un débat ouvert sur la politique conduite sur l’IVG et sur sa prévention. Un débat approfondi, et non biaisé, qui prenne en compte l’expérience réelle des femmes. Derrière chaque IVG, il y a un sentiment d’échec, et souvent des souffrances intimes qu’on ne peut aborder à la légère parce qu’il s’agit toujours du destin de plusieurs vies humaines.»

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Débat sur la contraception : Tugdual Derville, invité de Sud Radio

Débat sur la contraception : Tugdual Derville, invité de Sud Radio

Tugdual Derville était l’invité de Philippe David sur Sud Radio, le 26 septembre 2016, dans l’émission « Seul contre tous » pour débattre de la contraception et de l’IVG.

 

Verbatim extraits de l’émission :

« On observe un paradoxe contraceptif français : 72% des femmes qui ont subi une IVG utilisaient une méthode de Contraception (données de l’IGAS). »

« Depuis 50 ans, on a découvert que prendre des hormones de synthèse au quotidien n’était pas anodin. »

« Il y a une sorte de lassitude chez les femmes qui doivent prendre un médicament tous les jours ; l’oubli de pilule peut trahir une ambivalence : désir mêlé de peur devant une grossesse. »

« Les pouvoirs publics ont trop souvent des injonctions « hygiénistes ». On dissocie la relation sexuelle de la fécondité. »

« On est en retard sur des méthodes nouvelles : des méthodes qui réconcilient les femmes et les hommes avec leur physiologie, leurs différences. Les méthodes naturelles assument la complexité à la fois psychique et physiologique du corps et de son fonctionnement. »

« Il y a une méconnaissance chez les femmes de leur cycle ; elles connaissent souvent mal le phénomène de l’ovulation. »

« Grand paradoxe en France : il y a eu une augmentation des MST en même temps que le déploiement du discours tout contraceptif. »

« On accompagne beaucoup d’hommes qui n’avaient pas imaginé qu’une relation sexuelle pouvait aboutir à une grossesse. »

GPA : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe se prononce ce mardi 11 octobre

GPA : Appel à manifester contre le salon « Men having babies » à Bruxelles.

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Alliance VITA soutient l’appel de No Maternity Traffic dont elle est un membre actif, à manifester contre la tenue du salon commercial de promotion de la Gestation par autrui (GPA) « men having babies » qui se tient à Bruxelles ce week-end à l’hôtel Hilton.

La société américaine Men Having Babies fait la promotion de la GPA en Europe, au mépris des lois existantes dans plusieurs pays européens, sans le moindre respect de la situation belge sur ce sujet. Il s’agit d’une société commerciale qui cherche à faire du profit avec cette pratique en marchandisant des femmes et des enfants en toute impunité.


Manifestation de l’Initiative citoyenne pour l’interdiction de la GPA

Samedi 24 septembre à 15h & Dimanche 25 septembre à 9h

Lieu : devant le HILTON Grand place, en face de la Gare centrale (Bruxelles)


GPA – Conférence de presse devant le Conseil de l’Europe avec No Maternity Traffic

Le 21 septembre, Caroline Roux, Directrice de VITA International est intervenue lors de la conférence de Presse à la suite du rassemblement organisé par le collectif No Maternity Traffic.

Devant le Bureau du Conseil de l’Europe à Paris, Caroline Roux a demandé solennellement aux parlementaires de prendre la mesure de leur responsabilité en interdisant la GPA sous toutes ses formes.

Extraits de la conférence de presse :

« La stratégie aujourd’hui c’est d’obtenir l’acceptation du principe même de GPA ; or, il s’agit d’une manipulation. C’est le principe même de GPA et mère porteuse qu’il faut interdire ».

« Nous n’avons pas le droit d’utiliser les femmes comme des porteuses, c’est une régression absolue pour le droit des femmes et l’intérêt supérieur des enfants ».

« Un enfant ne peut être ni donné, ni vendu. La GPA pose des questions cruciales au niveau des droits de l’enfant. L’enfant n’est pas une chose ».

« En décembre 2015, le parlement européen a condamné la GPA sous toutes ses formes. Nous demandons aux parlementaires de prendre la mesure de leur responsabilité et d’interdire la GPA sous toutes ses formes. »

IVG et délit d’entrave numérique

IVG et délit d’entrave numérique

internet

La ministre Laurence Rossignol a affirmé, le 17 septembre sur France Info, qu’elle annoncerait le mercredi 28 septembre une série de mesures que le gouvernement prendrait avant la fin de la législature à l’encontre de certains sites Internet qui pratiquent, selon elle, « un délit d’entrave numérique » à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes considère que certains sites Internet, qui se présentent comme des sites d’information, visent en fait à décourager les jeunes femmes de recourir à l’IVG. « Il faut dénoncer la duplicité et la pointer ; de mon point de vue c’est un délit d’entrave numérique (…). Etre hostile à l’IVG c’est la liberté d’opinion, mais tromper des jeunes filles, c’est un délit », a déclaré la ministre sur France Info.

Le gouvernement a lancé en 2013 son propre site d’information sur l’IVG. Une polémique a éclaté en 2015 sur la partialité des informations qui y sont publiées : dans une vidéo mise en ligne sur le site du gouvernement qui prétend informer les femmes sur l’avortement, un gynécologue obstétricien affirmait que l’IVG n’entraîne pas de séquelles psychologiques à long terme, parlant d’études sur le sujet sans les citer. Pourtant, selon un sondage OpinionWay pour Nordic Pharma en mars 2013, 85% des femmes déclarent avoir ressenti une souffrance au moment de l’IVG médicamenteuse, y compris une souffrance morale pour 82% d’entre elles, ou physique pour 67%. Il confirme un précédent sondage effectué par l’IFOP en 2010 sur les femmes et l’IVG : 83% des femmes pensent que l’IVG laisse des traces psychologiques difficiles à vivre.

Le juriste Bertrand Mathieu, interrogé par La Croix, s’inquiète : « Il est pourtant difficile de considérer qu’une information, présentée de façon même tendancieuse, puisse constituer un délit d’entrave. Instaurer un contrôle de l’objectivité de l’information sur le Web est très dangereux. » Pour ce professeur de droit public, il y a un  risque d’anti-constitutionnalité : « Il me semble qu’une telle mesure aurait toutes les chances d’être jugée anticonstitutionnelle. Elle me semblerait clairement dépasser le contrôle que l’État peut exercer sur la liberté d’expression. On ne peut pas réserver un traitement spécifique à l’IVG sans que cela ait des conséquences beaucoup plus larges. À mon sens, pour qu’un site Internet tombe sous le coup de la loi pénale, sur la question précise de l’IVG, il faudrait par exemple qu’il exprime une incitation à faire obstruction à l’IVG, en appelant à une occupation de centres qui le pratiquent. »

[su_box title= »Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :  » box_color= »#de0498″]

« Nous ignorons jusqu’où madame Rossignol entend contrôler l’information faite aux femmes ou aux hommes concernés, mais le fantasme d’une information officielle ne trompera personne. Pour notre part, nous constatons à quel point les femmes, mais aussi les couples, ont besoin, à tous les âges, d’être éclairés sur la réalité de l’avortement. Trop  souvent, nous les entendons nous dire après coup « On ne m’avait pas dit… ». Alliance VITA ne se sent pas visée par les menaces ministérielles. Elles donnent plutôt l’impression d’une gesticulation, quand on sait combien Internet résiste à la censure. Mais nous demandons au gouvernement de garantir, sur son propre site, une information équilibrée, objective, plutôt que biaisée. Pourquoi dissimuler que, l’IVG interrompant une vie, cet acte ne saurait être banal ? Les femmes sont très majoritaires à vouloir l’éviter. Faut-il attendre l’alternance pour voir enfin des responsables politiques s’engager en faveur de la promotion sans complexe des alternatives à l’avortement ? C’est le service que la plupart attendent depuis trop longtemps. »[/su_box]

[su_box title= »Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, le confirme: » box_color= »#de0498″]

« Ces successions de polémiques ne respectent pas ce que vivent les femmes jeunes et moins jeunes, confrontées à des grossesses inattendues. La sacralisation d’un « droit à l’avortement » rend plus difficile de regarder objectivement la réalité de l’IVG ; ce sont des vies humaines qui sont en jeu et les femmes sont bien souvent soumises à des questionnements existentiels dans la solitude. On attend des pouvoirs publics qu’ils mènent des politiques de prévention pour éviter aux femmes l’IVG qui n’est pas anodine. Nous avons constaté une détérioration de l’information sur l’IVG de la part des pouvoirs publics depuis une quinzaine d’années. La loi de 2001 a supprimé la présentation des aides financières et sociales aux femmes pour poursuivre une grossesse inattendue. Les femmes se retrouvent trop souvent confrontées dans la précipitation à une information uniquement technique sur la pratique de l’IVG. Alors que c’est un moment où elles sont soumises à des conflits intérieurs et extérieurs, les aides et le soutien pour poursuivre une grossesse sont bien plus difficilement accessibles. »[/su_box]

Alliance VITA rappelle avec insistance l’urgence d’une véritable politique de prévention de l’avortement. Permettre aux femmes dont la grossesse est imprévue ou difficile l’accès à une information complète  sur les aides auxquelles elles ont droit, serait pourtant essentiel pour que l’avortement ne soit pas une fatalité.

GPA / Conseil de l’Europe : résolution rejetée MAIS recommandation adoptée

GPA / Conseil de l’Europe : résolution rejetée MAIS recommandation adoptée

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Avec No Maternity Traffic, Alliance VITA  demeure vigilant après le rejet de la résolution relative à la GPA  en commission des questions sociales du Conseil de l’Europe et l’adoption d’une recommandation qui devrait être soumise au vote de l’assemblée parlemententaire en session plénière début octobre.

« No Maternity Traffic salue le rejet, par la Commission des questions sociales de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, du projet de résolution sur la Gestation par autrui (GPA)  ou maternité de substitution. Ce projet était dangereux car il contenait l’acceptation implicite du principe même de la GPA.

Ce rejet prouve qu’il est possible de réunir une majorité de parlementaires en faveur d’une interdiction explicite de toute forme de GPA dans la mesure où sa pratique est contraire aux Droits de l’Homme.

No Maternity Traffic note que le projet de recommandation annexé à la résolution a été néanmoins adopté, après amendement. Il sera débattu lors de la prochaine session de l’Assemblée en octobre.

Ce projet recommande aux Etats européens d’adopter des lignes directrices visant à préserver les droits des enfants nés dans le cadre d’une GPA.

No Maternity Traffic partage le souci premier de préserver les droits des enfants. Néanmoins, vouloir préserver sincèrement les droits des enfants suppose de poser d’abord le principe de l’interdiction de la GPA sous toutes ses formes. Il est vain, et même malhonnête, de prétendre lutter contre les conséquences de la GPA pour les enfants, sans en condamner d’abord la cause. La GPA, ou maternité de substitution, est une régression absolue du droit des femmes et de l’intérêt supérieur de l’enfant. La GPA, quelle que soit sa forme, exploite des femmes et génère un trafic d’enfants, privés en tout ou partie de leur filiation.

Le collectif international No Maternity Traffic poursuit son engagement et invite tous les députés de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe  à adopter prochainement une recommandation qui, comme l’a fait le Parlement européen en décembre dernier, condamne explicitement toute forme de GPA et recommande aux Etats d’adopter une politique commune en ce sens au plan européen. »

http://www.nomaternitytraffic.eu/cp-gpa-le-debat-continue-au-conseil-de-leurope/

 

pour en savoir plus sur le rapport : http://assembly.coe.int/nw/xml/News/News-View-FR.asp?newsid=6316&lang=1&cat=133

Euthanasie de mineur : 1er cas en Belgique

Euthanasie de mineur : 1er cas en Belgique

euthanasie des mineurs

Le 17 septembre dernier, le président de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, le professeur Wim Distelmans, a confirmé au journal néerlandophone Het Nieuwsblad un premier cas d’euthanasie réalisée sur un mineur en Belgique.

Aucune information relative à son dossier n’a été précisée, hormis le fait que ce jeune homme de 17 ans souffrait d’une maladie incurable en phase terminale.

Depuis la loi du 28 février 2014, modifiant la première loi du 28 février 2002 dépénalisant l’euthanasie, la Belgique est le seul pays dans le monde à avoir légalisé l’euthanasie des mineurs sans limite d’âge.

Des conditions spécifiques sont néanmoins posées :

  • Le patient mineur doit être « doté de la capacité de discernement ».
  • Il doit se trouver « dans une situation médicale sans issue de souffrance physique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui entraine le décès à brève échéance et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable ».
  • Il doit effectuer une consultation chez un pédopsychiatre ou un psychologue en précisant les raisons de sa consultation.
  • Il faut que l’accord de ses représentants légaux (les parents en général) soit acté par écrit.

Depuis le vote de la loi, il y avait déjà eu quelques demandes d’euthanasie par des mineurs, mais aucune n’avait abouti jusqu’alors : « Il n’y a heureusement que très peu d’enfants qui rentrent dans ces critères, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne », a déclaré le professeur Wim Distelmans au Het Nieuwsblad.

Dans son dossier consacré à l’euthanasie des mineurs, l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) rappelle pourtant que près de deux cents pédiatres avaient affirmé quelques jours avant l’extension de la loi : «Nous sommes aujourd’hui en mesure de contrôler parfaitement la douleur physique, l’étouffement ou l’angoisse à l’approche de la mort. Les équipes de soins palliatifs pour enfants reconnues sont parfaitement aptes à soulager la douleur, tant en hôpital qu’à domicile. » Et encore: « Même les cas médicaux les plus complexes peuvent être résolus, dans le cadre juridique actuel, avec les moyens et l’expertise qui sont à notre disposition. Pour qui cette loi est-elle dès lors conçue ? »

[su_box title= »Pour Henri de Soos, animateur du site d’écoute SOS Fin de vie d’Alliance VITA » box_color= »#de0498″]

 « Nous pouvons imaginer par quelles épreuves douloureuses ce jeune et sa famille ont dû passer pour en arriver à prendre cette décision d’euthanasie. Mais à la lumière de notre expérience d’écoute et de ce que disent les spécialistes de la douleur, il n’est pas légitime d’affirmer que cet acte était la seule solution possible. Si la douleur physique – qui légalement est le seul critère valide pour justifier une euthanasie de mineur en Belgique – était trop forte, comment pourra-t-on s’assurer que tous les autres moyens proposés par les soins palliatifs ont été mis en œuvre, y compris si nécessaire par une sédation en phase terminale ? Il y a une grande différence entre tout faire pour soulager la douleur, même au prix d’accélérer la venue de la mort, et provoquer intentionnellement le décès par un produit létal en quelques minutes. Ce nouveau cas illustre malheureusement la pente glissante dans laquelle la Belgique est entrée depuis 2002, avec la croissance continue du nombre d’euthanasies, la persistance de très nombreuses euthanasies clandestines, les dérives vers des suicides assistés médiatisés, la polémique sur les dons d’organes, les pressions pour supprimer la clause de conscience, etc. »

[/su_box]

Pour aller plus loin : Décodeur n°35, L’euthanasie en Belgique, 27 novembre 2013 (actualisation en cours).

Site d’écoute SOS Fin de vie : http://www.sosfindevie.org/

Mobilisation contre la GPA : récidive au Conseil de l’Europe

Mobilisation contre la GPA : récidive au Conseil de l’Europe

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Le 21 septembre prochain seront à nouveau examinés un rapport et un projet de résolution sur la Gestation par autrui (GPA), ou maternité de substitution, qui présentent le réel danger de valider la pratique de la GPA en Europe.

Ce nouveau rapport hautement controversé est à nouveau  présenté par Petra De Sutter, sénatrice belge et gynécologue. Il s’agit d’une récidive de cette rapporteure pour laquelle a été soulevé un conflit d’intérêts : elle pratique elle-même la GPA dans son activité professionnelle et ses liens avec une clinique indienne ont été également révélés.  Son premier rapport avait été rejeté le 15 mars dernier : il entendait encadrer la GPA au niveau européen, autrement dit légitimer cette pratique contraire aux Droits de l’homme et à la dignité humaine.

Après que l’examen d’un nouveau rapport ait été suspendu en juin dernier, il a été finalement programmé au 21 septembre 2016, et aura lieu à Paris où la commission des affaires sociales se réunira, exceptionnellement à huis clos.

[su_box title= »Pour Caroline Roux, directrice de VITA International :  » box_color= »#de0498″]

« Nous sommes très inquiets par cette présentation d’un rapport « révisé » dans le plus grand secret, puisque son accès n’est réservé qu’aux parlementaires de cette commission et qu’il a été décidé qu’il serait exceptionnellement examiné à huis clos. La rapporteure, Petra De Sutter, gynécologue, pratique elle-même la GPA et fait des distinctions « subtiles » entre une pratique de la GPA ou maternité de substitution qui serait acceptable car encadrée, tout en condamnant une pratique de la GPA qui serait qualifiée de commerciale. La GPA commerciale, encadrée ou non, constitue une maltraitance originelle des enfants ainsi nés qui ne pourra jamais être réparée, et une aliénation des femmes par l’exploitation de leur corps. La pratique même de la GPA est une régression absolue du droit des femmes et de l’intérêt supérieur de l’enfant. A Alliance VITA, nous accompagnons des couples confrontés à l’infertilité et la stérilité, et entendons les souffrances qu’ils nous confient. Nous sommes extrêmement sensibles à cette épreuve. Mais le Conseil de l’Europe, garant des Droits de l’Homme, ne peut pas avaliser la GPA puisque ce mode de procréation porte atteinte aux droits humains fondamentaux et a de lourdes conséquences sur les femmes et les enfants. Nous demandons aux élus de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, et particulièrement aux parlementaires français, de rejeter ce texte et de travailler activement, comme s’y était engagé le Premier ministre Manuel Valls, à faire des démarches internationales pour interdire la GPA au niveau mondial. ».

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Alliance VITA soutient l’appel de No Maternity Traffic dont elle est un membre actif, à manifester le mercredi 21 septembre à Paris,

de 8h15 à 9h15

 

devant le Conseil de l’Europe,

55 avenue Kléber 75016 Paris.

Le Collectif international No Maternity Traffic, a remis à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui l’a validée, une pétition de plus de 100 000 signatures de citoyens européens demandant l’interdiction universelle de la GPA.

[CP] Enfance et famille : Alliance VITA appelle à manifester le 16 octobre 2016

[CP] Enfance et famille : Alliance VITA appelle à manifester le 16 octobre 2016

visuel_mobilisation_16 ocotobre_lmpt L’association Alliance VITA fait part de son soutien à l’appel à manifester lancé par La Manif Pour Tous, le dimanche 16 octobre 2016.

Pour Alliance VITA, une nouvelle manifestation nationale en pleine année préélectorale est d’autant plus nécessaire que le gouvernement Valls n’a pas tenu ses promesses d’agir, au plan international, contre le trafic des mères porteuses et le tourisme procréatif qui s’imposent insidieusement à la France. Les mesures récentes relatives à la transformation du mariage et la politique familiale bouleversent profondément les rapports humains et sociaux : elles constituent des injustices qu’il est urgent de prendre en compte. Les politiques doivent avoir le courage de réviser les législations contraires à l’intérêt supérieur de l’enfant et au soutien solidaire aux familles.more

Pour Tugdual Derville, délégué général, qui participera à la manifestation du dimanche 16 octobre et, par ailleurs, sera invité à l’Université d’été de La Manif Pour Tous, le 18 septembre pour débattre avec le Dr. Laurent Alexandre* :

« S’il n’y avait qu’un sujet qui légitimait notre mobilisation massive, c’est celui de la gestation par autrui, auquel j’associe la menace, pour l’enfant, d’une PMA « pour femmes », escamotant le père. En France et dans le monde, la GPA est devenue le sujet de civilisation-clé, dans la mesure où c’est à la fois le statut des femmes, des enfants et du corps humain qui est en cause. Les êtres humains sont-ils des objets ou des sujets ? De la réponse à cette question dépend largement la façon dont les biotechnologies vont, demain, nous servir ou nous asservir. Alliance VITA mesure chaque jour combien les promesses de bricolages procréatifs alimentent des revendications de plus en plus outrancières, dont les plus vulnérables font systématiquement les frais. Il ne suffit plus, pour les candidats aux élections qui se profilent, de répéter qu’ils sont hostiles à la GPA, il faut prendre des initiatives concrètes pour faire cesser ce commerce inhumain, quitte à s’opposer aux juridictions européennes qui prétendent forcer la France à avaliser ces pratiques. Dans la période troublée que nous connaissons, la France doit réaffirmer le respect intangible de la dignité humaine. Face aux dérives utilitaristes et consuméristes, c’est l’identité de la France et son rayonnement qui sont ici en jeu. »

Les équipes d’Alliance VITA seront engagées pendant toute la période préélectorale pour promouvoir, dans tous les partis, une biopolitique respectueuse de la dignité humaine. L’association anime deux services d’aide aux personnes, SOS Bébé et SOS Fin de vie, et décrypte, jour après jour, les enjeux éthiques et humanitaires, les décisions et programmes politiques liés à la vie humaine.

*Chirurgien, spécialiste du Transhumanisme, fondateur de Doctissimo, auteur de « La mort de la Mort » ; JC Lattès 2011.

Débat sur l’euthanasie : Tugdual Derville, invité de Sud Radio

Tugdual Derville était l’invité de Philippe David sur Sud Radio, le 13 septembre 2016, dans l’émission « Seul contre tous » avec Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale, pour débattre de l’euthanasie.

Verbatim extraits de l’émission :

« Nos vies sont reliées les unes aux autres. Les choix que je pose touchent mes proches. J’ai le droit de pleurer mes proches quand je les perds.»

« Cette façon d’imaginer une liberté d’autonomie absolue par rapport à ma vie qui m’appartiendrait pousse à cette société éclatée, cet individualisme, qui laisse croire que nous serions autonomes les uns par rapport aux autres, alors que je suis extrêmement concerné par les plus vulnérables. »

« Une mort par suicide est une grande violence, une grande violence aussi pour ceux qui restent, nos vies sont reliées les unes aux autres ».

« Une société qui prend soin des plus faibles et des plus fragiles est une société digne de ce nom »

« Il y a un grand malentendu en France qui laisse croire que pour échapper à l’acharnement thérapeutique, il faudrait recourir à l’euthanasie. »

« Il y a une ligne rouge à ne pas franchir, l’interdit de tuer nous protège, il est fondateur d’une société. »

« Laisser croire que les services de Soins palliatifs sont des mouroirs est une grave erreur. Ce sont des lieux de vie, de vie pleine et entière où on accompagne la vie dans ses derniers instants. Il faut développer ces centres. »

« La créativité des Soins palliatifs s’exerce quand il y a l’interdit de tuer qui nous protège. Nous devons être créatifs pour accompagner les personnes dans leur vulnérabilité. »

« Il faut que chacun montre aux personnes les plus fragiles qu’elles ont toute leur place au sein de notre société. »

Affaire Jean Mercier : une cause qui ne doit pas masquer la réalité des faits !

Affaire Jean Mercier : une cause qui ne doit pas masquer la réalité des faits !

justice

Le procès en appel de Jean Mercier s’est ouvert ce jeudi 8 septembre à Lyon. Une « peine de principe » d’un an de prison avec sursis a été requise à l’encontre de cet homme de 88 ans, qui avait aidé sa femme à mettre fin à sa vie en 2011.

Le 27 octobre 2015, l’octogénaire avait été condamné pour non-assistance à personne en danger à un an de prison avec sursis. Malgré une peine bien en-deçà des trois ans avec sursis requis en première instance, il avait fait appel de sa condamnation, ainsi que le parquet, et était donc rejugé à Lyon.

L’avocate générale, Fabienne Goget, a rappelé que Josanne Mercier n’était pas en fin de vie, qu’elle n’était pas atteinte d’un mal incurable mais souffrait d’arthrose et d’anxiété et que la mort n’était pas la seule issue pour cette femme de 83 ans. La magistrate a souligné que « Jean Mercier a agi au nom de convictions philosophiques et qu’il revendique son geste », évoquant « l’adhésion du couple à l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) », omniprésente dans ce dossier. Des militants de l’ADMD, dont son président Jean-Luc Romero, étaient même venus apporter leur soutien visible au prévenu.

L’avocate générale a précisé cependant que « ce dossier ne doit pas être utilisé pour faire avancer une cause et masquer la réalité des faits », et que ce qui compte, « c’est une peine de principe qu’il ne faut pas descendre en-deçà d’un seuil symbolique ». Elle a conclu en demandant à la Cour de confirmer le jugement du tribunal correctionnel de Saint-Étienne.

Jean Mercier a rappelé les faits de ce matin du 10 novembre 2011, lorsque sa femme, s’étant cassé le poignet, s’était réveillée en se plaignant. Elle lui avait demandé « d’apporter des médicaments » et de la morphine, et de l’aider à les décapsuler. Pour Jean Mercier, « c’était la première fois qu’elle m’implorait, on s’était promis (de s’aider à en finir, ndlr) et je ne pouvais pas faire autrement », a poursuivi l’octogénaire.

Évoquant la relation « dominant-dominé » dans ce couple marié depuis 55 ans, son avocat Maître Mickaël Boulay a fait valoir qu’il avait « tenu sa promesse à son épouse » et plaidé la relaxe.

En marge de l’audience, Jean Mercier a déclaré : « La peine infligée je m’en moque, je préférerais l’acquittement mais ce qui compte, c’est le combat que je mène pour faire avancer les choses ».

[su_box title= »Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : » box_color= »#de0498″]

« Une chose est de comprendre la situation douloureuse de cette femme, avec sa grande dépendance et sa détresse, et de ne pas rajouter à la peine de son mari, qui est, depuis ce drame, naturellement enfermé dans l’auto-justification. Une autre est de relever comment ce drame du « suicide assisté » est aujourd’hui sciemment instrumentalisé au profit de la revendication euthanasique. Monsieur Mercier ne s’en cache plus.  Comme dans les autres affaires que nous avons analysées (La bataille de l’euthanasie, enquête sur les 7 affaires qui ont bouleversé la France*) les promoteurs de l’euthanasie s’appuient sur une énergie victimaire en occultant toute alternative au suicide ou à l’euthanasie.

D’un côté nous sommes tentés de nous taire devant l’intimité des faits, mais de l’autre nous devons redire à quel point, dans ce cas particulier comme dans les autres, le suicide n’est jamais la bonne solution, alors que c’est l’accompagnement ajusté des personnes fragiles qui est la solution humaine à leur souffrance. »

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La Cour rendra son arrêt le 10 novembre.

*Tugdual Derville. Salvator, 2012

Etude IVG 2016 : près de 10% des lycéennes franciliennes ont avorté (SMEREP)

Etude IVG 2016 : près de 10% des lycéennes franciliennes ont avorté (SMEREP)

ivg

La SMEREP (Sécurité Sociale étudiante)  qui publie des enquêtes régulières sur la santé des étudiants et des lycéens tire la sonnette d’alarme sur le recours à l’IVG, particulièrement en Ile de France.

L’étude « santé des étudiants et lycéens » 2016 conduite par l’institut Opinion way révèle que 5% des étudiantes françaises ont avorté au moins une fois (trois fois pour certaines) et 6% des lycéennes, (deux fois pour certaines). Ce dernier chiffre s’élève à 10 % en région parisienne. La même étude montre que 31% des lycéennes auraient eu recours à la pilule du lendemain.

« La SMEREP tient à alerter sur ces situations vécues par les jeunes femmes et sur les conséquences psychologiques parfois graves qu’elles peuvent vivre lors de la pratique d’une intervention volontaire de grossesse » a déclaré Monsieur Faivre, Chargé de prévention à la SMEREP, dans ce communiqué.

« Gestation par Autrui » d’une mère pour sa fille

« Gestation par Autrui » d’une mère pour sa fille

grand-mère porteuse

Dans le cadre d’une « Gestation Par Autrui » (GPA), une Australienne a accouché de son petit-fils, Parker, le 2 juin 2016. Theresa Hohenhaus s’était fait implanter les embryons de sa fille et de son gendre. La grand-mère de Parker avait fait cette proposition à sa fille, dont l’utérus avait été fragilisé par le traitement d’une leucémie dans son enfance.

La femme de 46 ans, une mère de 5 enfants, à qui on avait implanté un embryon issu des gamètes de sa fille et de son gendre a donc porté l’enfant de son gendre et de sa fille pendant neuf mois et accouché de son propre petit fils.

Relayant de nombreuses photos de l’accouchement dans la presse et sur les réseaux sociaux les deux femmes ont largement médiatisé cette naissance qui soulève de très nombreuses questions éthiques. Dans cette situation : les générations se confondent : la mère « porteuse » est la grand-mère de l’enfant, avec ce que cela peut entraîner de confusion en termes de filiation et de repères affectifs.  Cela pose également la question de la pression affective intra-familiale qui s’exerce dans des cas d’infertilité et soulève des questions éthiques majeures sur l’instrumentalisation du corps des femmes et le droit des enfants…