[CP] Alliance VITA soutient les « Manifs pour tous » du 17 novembre 2012

[CP] Alliance VITA soutient les « Manifs pour tous » du 17 novembre 2012

Alliance VITA apporte tout son soutien aux « Manifs pour tous » organisées par plusieurs associations le samedi 17 novembre 2012, dans une dizaine de villes de France : Paris, Lyon, Toulouse, Rennes, Nantes, Nancy-Metz,  Marseille, Dax-Mont de Marsan, ainsi que Bordeaux et Lille le 8 décembre 2012. Dans le contexte législatif actuel de présentation du texte en Conseil des ministres, ces mobilisations régionales inter-associatives sont essentielles.

Mercredi 7 novembre, Tugdual Derville, délégué général de VITA, a participé devant l’Hôtel de ville de Paris à la conférence de presse nationale de la « Manif pour tous », aux côtés de ses initiateurs. Toutes les informations sur www.lamanifpourtous.fr

manif pour tous 7 nov 2012 9

[CP] VITA réagit à la présentation du projet de loi en Conseil des Ministres

Communiqué de presse – Paris, le 7 novembre 2012

Alliance VITA réagit à la présentation en  Conseil des ministres du projet de loi sur le mariage homosexuel.

Sensible à la protection des droits des plus fragiles, Alliance VITA dénonce le contresens au nom duquel le gouvernement tente de présenter le mariage entre personnes de même sexe en prétextant l’intérêt des enfants. Pour Tugdual Derville, Délégué général d’Alliance VITA : « Nous notons que le président de la République reconnait que son projet ne concerne « pas seulement quelques uns », mais « toute la société ». Et c’est justement notre analyse. Mais comment peut-il présenter comme un « progrès » le fait d’effacer partout les références au père, à la mère, à l’homme ou à la femme ? Cela revient à nier la parité dont chaque être humain est issu.  Et comment la porte-parole du gouvernement peut-elle prétendre que ce texte permet de prendre en compte « l’intérêt supérieur de l‘enfant » ? Ce texte aboutit au contraire à priver certains enfants confiés à l’adoption d’un père ou d’une mère. »

Alliance VITA réaffirme le constat qu’elle tire de l’écoute de nombreuse familles en difficultés : père et mère ne sont pas interchangeables, et leur rôle est bel et bien complémentaire pour donner à l’enfant les meilleures chances d’épanouissement. Puisque le gouvernement persiste dans son intention de priver certains enfants d’avoir la chance d’être élevé par deux parents de sexe complémentaire, Alliance VITA appelle tous les Français à rejoindre l’une des 8 « Manif pour tous » régionales organisées le samedi 17 novembre 2012 par un collectif inter associatif. Ces manifestations régionales sont la première étape de la grande mobilisation nationale qui se prépare et qui réunira les Français sensibles aux repères de la filiation pour les enfants, au-delà de tout clivage confessionnel, partisan, ou communautariste.

Homosexuel, mon frère

Les débats actuels sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels peuvent te donner le sentiment d’une vague de rejet. Aussi j’aimerais trouver les mots justes pour t’assurer de mon profond respect, qui n’empêche pas ma ferme opposition à ce projet de loi.
Les études de genre, et des témoignages personnels m’ont permis de mieux comprendre la réalité homosexuelle, et comment notre orientation sexuelle relève d’un désir qui précède notre liberté, et résulte non seulement de notre nature sexuée, mais également de notre histoire personnelle, et des modèles culturels dans lesquels nous avons grandi. Tu nous le démontres, et nous rappelles ainsi l’importance de la culture sur la construction de la personnalité. Mais comme les codes et la structure de notre société reposent sur la complémentarité des sexes, tu peux te sentir rejeté à la marge.  Certains vont encore plus loin et revendiquent l’abolition de toute référence culturelle homme-femme. Ainsi, l’ouverture du mariage à deux personnes de même sexe constituerait à la fois l’abolition d’un « privilège », et la proclamation symbolique de la normalité du  « couple homosexuel ». Mais cela reviendrait à imposer une nouvelle norme, celle de l’indifférence sexuelle et de la dissociation entre le sexe biologique et le genre social. Ce serait une injustice majeure.
Tout d’abord, dans la mesure où l’environnement culturel contribue fortement à l’élaboration de la personnalité, il est légitime que ceux qui cherchent l’harmonie entre le corps, l’esprit et le comportement, privilégient une éducation structurée par la complémentarité homme-femme. Ils ne rejettent pas pour autant les personnes homosexuelles. Ensuite, cette nouvelle norme constituerait un mensonge sur la filiation des enfants. Car tout enfant naît biologiquement d’un père et d’une mère, et a droit à la vérité sur sa filiation. Même lorsque les familles se séparent ou se recomposent, la relation de filiation n’est pas reniée et permet à l’enfant d’enraciner son identité dans une origine définie. La quête existentielle de nombreux enfants adoptés ou issus de dons de gamètes manifeste clairement que la filiation biologique est essentielle. Lorsque l’enfant n’a pas la chance d’être élevé par son père et sa mère, sachons au moins lui offrir une famille aussi proche que possible d’une filiation crédible.
Je ne nie pas ton éventuel désir d’enfant, qui peut être une souffrance que tu partages avec de nombreux couples homme-femme confrontés à la stérilité. Mais ton désir, ou même ta souffrance, justifient-ils de priver délibérément un enfant de père ou de mère ? Comprends que sans vouloir te nuire, je puisse choisir de protéger en priorité la vulnérabilité de l’enfant.
Alors plutôt que de renier nos différences, apprenons à les accepter. Tu n’as pas besoin de cacher ton homosexualité pour être respecté. Et nous n’avons pas besoin d’oublier ce qu’est un homme et une femme, ou de nier que l’enfant a besoin de son père et de sa mère.
 

DOSSIER Happening : revivez la mobilisation du 23 octobre

Du 23 au 27 octobre, les français se mobilisent dans 75 villes de France pour “protéger l’enfant”. Ces multiples manifestations locales ont rassemblées plusieurs milliers de personnes, venues manifester leur soutien et s’associer à la scénographie orchestrée par Alliance VITA.
 


> Tract de l’évènement : Un papa, Une maman, on ne ment pas aux enfants !
> Liste des 75 villes de France participant à l’événement
> Consultez les retombées presse de l’évènement
> Revivez cette grande mobilisation en images


Discours de Tugdual Derville La Défense 23 octobre 2012

« Que voulons-nous manifester aujourd’hui, avec Alliance VITA et de très nombreux Français, réunis simultanément dans 75 villes de France ?
Au cœur de la ville sont rassemblés des hommes et des femmes. S’ils sont habillés de deux couleurs distinctes, c’est qu’ils s’inscrivent dans la parité homme-femme qui marque chaque être humain, issu d’un homme et d’une femme, comme la marque propre de l’humanité, composée de deux groupes d’égale dignité : les hommes et les femmes.
Mais voilà que surgit un jeune portant deux ailes. Elles symbolisent cette réalité intangible : chacun est issu d’un homme et d’une femme, chacun  a besoin, pour trouver son équilibre, d’un papa et d’une maman.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’exclure les enfants privés de l’un ou l’autre de leur parent : orphelins, familles « monoparentales »… Au contraire, la solidarité nationale doit tout faire pour épauler ces enfants, ainsi que tout parent isolé, dans sa tâche éducative. Apporter cette aide, c’est d’ailleurs reconnaître le manque de l’un des deux parents.
Mais justement, un projet de loi entend bouleverser l’équilibre père-mère au sein même  du couple de parent, alors qu’il est le meilleur cadre offert à l’enfant pour se construire. On veut donner à certains enfants en attente d’adoption deux papas ou deux mamans, mais cela les prive d’une maman ou d’un papa. De quel droit imposer cela à un enfant, déjà fragilisé par une rupture ou un deuil ? De quel droit lui imposer une fiction, en tentant de lui faire croire qu’on peut être l’enfant de deux hommes ou de deux femmes ? Ce serait également le cas si on donnait « droit » à certains adultes d’utiliser les techniques artificielles de procréation pour concevoir des enfants privés de toute filiation paternelle ou maternelle. On ne ment pas aux enfants. Les enfants adoptés ont déjà conscience que toute manipulation sur leurs origines constitue une grave maltraitance.
Cet enfant portant deux ailes a déjà des difficultés à trouver son équilibre pour prendre son envol dans la vie, dans le plus jeune âge, à l’adolescence, et après encore. Si les composantes maternelles et paternelles sont si précieuses et non interchangeables, c’est bien en raison de la valeur même de la parité. Tour à tour, le père et la mère contribuent à protéger, soutenir, donner confiance, encourager, consoler, poser des limites, jusqu’à apprendre la valeur de la liberté.
Comment prétendre effacer cette parité père-mère, tout en faisant la promotion d’une parité homme-femme au Gouvernement et dans toutes les sphères de décision ? Le droit à l’enfant va-t-il prendre le pas sur le droit de l’enfant ?
Alliance VITA prend aujourd’hui la défense de l’enfant avec de très nombreux Français : professionnels de l’enfance, soignants, éducateurs, couples en attente d’enfant à adopter, associations de solidarité…
Derrière la revendication sur le « mariage et l’adoption par des personnes de même sexe », la question qui se pose est : un enfant confié à l’adoption mérite-t-il d’avoir un père et une mère ?
Avec 63% des Français*, et certainement bien plus lorsqu’aura été mieux explicité cet enjeu, nous disons OUI. Plaçons aujourd’hui l’enfant au cœur de ce débat :
Un papa, une maman, tout simplement ! »
 
*Sondage Ifop septembre 2012

[CP] Contre le "mariage" gay : 3 étapes

Communiqué de presse – Alliance VITA – 27 octobre 2012

Après 75 rassemblements locaux, Alliance VITA soutient la poursuite de la mobilisation selon 3 étapes.

1/ La mobilisation locale en cours

Alliance VITA a entamé le 23 octobre 2012 une première semaine de mobilisation locale pour protéger les droits de l’enfant en organisant dans toute la France 75 happenings. Des milliers de personnes y ont participé, comme figurants ou comme soutiens. Après avoir largement réussi à replacer l’enfant au cœur du débat, VITA entend continuer ce type d’action, par de futures étapes de mobilisation ponctuelles, à des dates et des lieux en lien avec le calendrier législatif fixé par le gouvernement.

Ces rassemblements se sont tous tenus dans un esprit paisible contre un projet dont les Français sont de plus en plus nombreux à découvrir les risques et les conséquences. Ils ont été perturbés ça et là par des contre-manifestants qui tentent d’empêcher la liberté d’expression de manière antidémocratique.

VITA salue les multiples initiatives associatives, institutionnelles, politiques ou confessionnelles, qui construisent déjà un front de résistance multiforme au projet de loi qui instaurerait, au prétexte d’un « mariage pour tous », un droit d’adopter des enfants pour deux personnes de même sexe, voire d’en concevoir artificiellement.

2/ La mobilisation régionale d’ici la fin de l’année 2012

Au cours des mois de novembre et décembre 2012 se dérouleront diverses manifestations régionales inter-associatives. Certaines sont déjà annoncées et d’autres se préparent. Cette seconde phase de la mobilisation de rue est importante pour rassembler le plus largement possible dans les régions et préparer ainsi une grande mobilisation nationale. VITA encourage les manifestations du 17 novembre 2012, notamment celle organisée à Lyon par l’association Causette et Gavroche, et la « Manif pour tous », organisée par le collectif Pour l’Humanité durable pour les franciliens. D’autres manifestations sont attendues, comme celle qui se prépare à Bordeaux le 8 décembre 2012

3/ La mobilisation nationale de janvier 2013

Alliance VITA sera partie prenante d’une grande manifestation nationale inter-associative qui devrait se tenir à Paris dès janvier 2013, et dont la date sera précisée dans les jours qui viennent. D’ici là, VITA demande au gouvernement d’écouter les voix extrêmement nombreuses qui convergent pour exprimer, au-delà de tout clivage partisan, le rejet d’un projet de loi qui porterait atteinte aux droits de l’enfant en le privant délibérément de la parité homme-femme au sein du couple de parents.

 

[CP] A propos d'un baiser

Communiqué de presse – Alliance VITA 24 octobre 2012
Le 23 octobre 2012, dans 75 villes de France, les équipes d’Alliance VITA ont manifesté pacifiquement, rassemblant des milliers de Français soucieux de défendre les droits de l’enfant contre une adoption qui les priverait d’un père ou d’une mère.
Libre à quelques militants de répondre par la technique bien connue du kissin : nous ne contestons à aucune institution le droit de manifester, ni à quiconque le droit de « embrassez qui vous voulez », entre adultes consentants. Libre aussi à certains journalistes de monter en épingle la réaction de deux femmes, sujets d’une photo qu’elles veulent emblématique.
Mais que ce baiser soit utilisé pour transformer nos rassemblements en démonstration homophobe, cela, nous ne l’acceptons pas.
Des appels à la détestation et des injures émergent sur la toile. Pour résumer la position de VITA : zéro haine ; zéro violence. Un souci de justice. Et la demande d’un minimum de déontologie pour analyser certaines provocations qui relèvent du classique « marketing de l’embuscade ».

[CP] "Un papa. Une maman. Tout simplement"

Communiqué de presse

Alliance VITA – 23 octobre 2012

63 des 75 manifestations organisées cette semaine par Alliance VITA dans toute la France se sont déroulées aujourd’hui entre midi et 14h (voir liste complète sur www.alliancevita.org). Dans toutes les villes, des manifestants sont venus nombreux, habillés de façon différente, les hommes en noir et les femmes en blanc. La scénographie jouée au milieu de cette foule mettait en valeur l’éclosion et l’apprentissage d’un « jeune ailé », sur les ailes duquel figurait les inscriptions PAPA et MAMAN. Une façon pour VITA de souligner que tout être humain, issu d’un homme et d’une femme, a besoin de la complémentarité père-mère pour prendre son envol dans la vie.

Alliance VITA a pu mesurer la motivation et la détermination pacifique de nombreux Français venus rejoindre ses rassemblements. Au-delà du slogan facile « mariage pour tous », prôné par les partisans du projet de loi sur le mariage et l’adoption par deux personnes de même sexe, c’est l’enfant qu’Alliance VITA a voulu remettre au cœur du débat : « Est-il légitime de priver délibérément d’un père et d’une mère un enfant confié à l’adoption ? Ne doit-il pas, bien au contraire, bénéficier de la parité homme-femme dans le couple parental, plus essentielle qu’au sein du gouvernement ? » interroge Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA. C’est en substance le message que les 63 porte-parole de ces rassemblement ont porté, le message que les Français sont majoritaires à soutenir (63% selon un récent sondage IFOP). Alliance VITA demande donc un grand débat national sur la famille et la filiation, certaine que si ce débat a vraiment lieu, le gouvernement renoncera à son projet d’effacer la parité homme-femme dans la famille. Alliance VITA, qui a pu mesurer le dynamisme de la mobilisation sur le terrain, s’associera le moment venu aux initiatives de mobilisation nationale.

 

[CP] Mariage et adoption homosexuels : 75 manifestations pour protéger les enfants

Alliance VITA – Communiqué de presse – Paris, le 23 octobre 2012

 

Le 23 octobre 2012*, Alliance VITA a organisé dans 75 villes de France des rassemblements de sensibilisation aux droits des enfants contre le projet de mariage et d’adoption par des personnes de même sexe.

 C’est autour d’une « figure singulière » à la fois symbolique et spectaculaire alertant en faveur de la protection des plus faibles que se sont réunies les équipes d’Alliance VITA ainsi que de nombreux citoyens opposés à ce projet, dans toute la France. Un jeune portant deux ailes est la figure centrale de la scène. L’une représente sa mère (« MAMAN »), l’autre son père (« PAPA »). Pour trouver son équilibre, de sa naissance à son envol dans la vie, pour construire son identité et grandir dans le meilleur contexte possible, un jeune a besoin de l’une et de l’autre. Les figurants, vêtus de blanc ou de rose pour les femmes, de vert ou de noir pour les hommes, illustrent la réalité et la complémentarité homme-femme dans le couple de parents, que rien ne peut remplacer. L’enfant ne doit pas être délibérément privé d’un père et d’une mère : il a besoin de cette complémentarité essentielle, biologique, et structurante pour son éducation. Le slogan de la manifestation : « Un papa. Une maman. On ne ment pas aux enfants » souligne que la loi actuellement en projet instituerait un mensonge d’Etat, en faisant croire à un enfant qu’il pourrait avoir deux papas, ou deux mamans.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : « Alors que le gouvernement fait tout pour exclure l’enfant du débat,  il est temps de lui donner la première place. La revendication que nous contestons concerne tous les Français. C’est pourquoi nous avons décidé d’aller à leur rencontre dans 75 villes, rejoignant leur souci que les enfants, toujours vulnérables, soient le plus possible protégés. Une chose est d’entendre les désirs de certains adultes, une autre est de céder à des demandes qui créeront des discriminations en privant des enfants de leur père ou de leur mère. Comment les Français peuvent-ils accepter qu’on efface d’un trait de plume la parité père-mère du couple de parents, là où elle est la plus nécessaire et incontestable, alors que par ailleurs, la parité est promue au gouvernement ?  Dans nos services d’écoute et d’aide, nous recevons beaucoup d’appels concernant l’infertilité, la maternité, l’éducation. Nous constatons combien l’absence d’un père ou d’une mère est difficile pour l’enfant. C’est cet ancrage dans le réel, dans le terrain, qui nous incite à prendre la parole aujourd’hui.»

 

Les 75 mobilisations d’Alliance VITA sont une première étape dans la perspective d’actions régionales ou nationales de plus grande ampleur, auxquelles l’association s’apprête à s’associer.   

Alliance VITA est une association fondée en 1993 au moment des premières lois bioéthiques. Elle agit selon deux axes : l’aide aux personnes confrontées aux épreuves du début et de la fin de vie ; la sensibilisation du public et des décideurs à la protection de la vie et de la dignité humaine. Alliance VITA rassemble 105 équipes départementales et plus de 37 000 soutiens en France.

*sauf exceptions – voir le plan général en annexe

 

Réjouissant Nobel

Colauréat du prix Nobel de médecine 2012 avec le britannique John Gurdon, Shinya Yamanaka a réussi à «reprogrammer » des cellules, une découverte majeure qui réconcilie science et conscience.
Juin 2007. La nouvelle fait l’effet d’une bombe dans le monde scientifique : le professeur Ian Wilmut, d’Edimbourg, père du premier mammifère cloné, annonce qu’il jette l’éponge, et renonce à ses recherches sur le clonage. Sa célèbre brebis Dolly avait alimenté tant de fantasmes… et de peurs ! Avec en perspective une « reproduction » humaine au sens strict. Mais voilà qu’un chercheur japonais a fait changer l’écossais d’avis. Entre 2004 et 2005, le professeur Shinya Yamanaka de l’université de Tokyo a en effet réussi l’impensable : obtenir  des cellules souches adultes pluripotentes à partir de cellules déjà différenciées. Cette découverte est publiée en 2006. On croit jusqu’ici ces cellules irrémédiablement spécialisées, ce qui explique la fascination de certains chercheurs pour les cellules souches d’origine embryonnaire, totipotentes, c’est-à-dire capable de se donner toutes sortes d’organes…  Mais voilà donc que, grâce à l’adjonction de quatre gènes à des cellules de peau de souris, Yamanaka a réussi en quelque sorte à leur faire remonter le temps. Une cure de jouvence qui bouleverse radicalement la perspective des thérapies cellulaires. Sont soudain ringardisés, non seulement le clonage, mais également l’obsession de la recherche sur l’embryon. A quoi bon se heurter aux contraintes de compatibilité entre donneur et receveur si ce dernier dispose de cellules reprogrammables ? Même si les perspectives thérapeutiques restent lointaines, c’est une bonne nouvelle pour les scientifiques attachées au respect de l’intégrité de l’être humain. Les cellules reprogrammées, dîtes « IPS », ne nécessitent en effet ni recours aux ovules, ni destruction d’embryons. Ian Wilmut renonce donc à exploiter la licence obtenue pour cloner des embryons humains. « Avec cette technique, on ne peut plus dire : « il n’y a pas moyen de faire autrement » » résume à l’époque Jean-Claude Ameisen, président du comité éthique de l’Inserm, aujourd’hui pressenti pour présider le Comité consultatif national d’éthique.
Les années ont passé. Les travaux de Yamanaka ont été confirmés par plusieurs équipes internationales. Dolly a vieilli prématurément. Le savant sud-coréen Hwang Woo-suk qui avait annoncé le premier clonage humain en 2004 est définitivement tombé pour falsification et entorse à l’éthique scientifique. Il n’avait cloné qu’un chien et fait pression sur ses collaboratrices pour qu’elles lui fournissent leurs ovocytes. Le clonage est donc largement décrédibilisé. Mais qu’en est-il de la manipulation de l’embryon ? Au 20 heures de TF1, le 8 octobre 2012, c’est paradoxalement le professeur Marc Peschanski qui est appelé à commenter le prix nouveau prix Nobel. Ardent promoteur de la recherche sur l’embryon et du clonage prétendument « thérapeutique » Peschanski n’a-t-il pas failli décerner le prix de « l’homme de l’année 2005 » à son ami Hwang, avant que le scandale ne conduise à annuler la cérémonie ?
Six ans après la découverte majeure de Yamanaka, l’attribution du prix Nobel de médecine 2012 provoque des réactions qui confirment le malaise qui entoure la recherche sur l’embryon.  Le japonais « a réussi le tour de force de faire avancer prodigieusement la science tout en contournant l’obstacle éthique et religieux que constituent les cellules souches embryonnaires » affirme Le Point sous le titre « Le Nobel Yamanaka a fait avancer la science sans heurter les consciences ». Alors que la Fondation Jérôme Lejeune et Alliance VITA  se réjouissent de la distinction internationale qui honore le découvreur des cellules IPS, les deux associations mettent en garde contre la proposition de loi « régressive » du sénateur (PS) Mézard dont la discussion est annoncée ce lundi 15 octobre 2012, au cours d’une « niche » réservée aux initiatives parlementaires.
En autorisant explicitement la recherche sur l’embryon conduisant à sa destruction, la proposition Mézard prévoit de rompre avec un principe bioéthique essentiel. Ce type de recherche n’est admis actuellement que par dérogation alors que les recherches alternatives conformes à l’éthique doivent être favorisées. La loi bioéthique exige cependant une concertation bien plus vaste qu’un débat en catimini au Parlement :  « tout projet de réforme sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé doit être précédé d’un débat public sous forme d’états généraux ». Même si le texte de M. Mézard est conforme à une promesse du candidat Hollande, la majorité présidentielle peut-elle éviter un tel débat ?
 

Nobel : cellules souches éthiques

Le prix Nobel de médecine a été décerné le 8 octobre 2012 au japonais Shinya Yamanaka et au britannique John Gurdon pour leurs découvertes d’une technique d’obtention de cellules souches sans recourir à l’embryon humain.  Ce prix a été salué comme une avancée scientifique majeure qui concilie éthique et progrès.
S’appuyant sur les travaux du biologiste John Gurdon qui avait mis en lumière dès 1962 que les cellules spécialisées étaient réversibles, S. Yamanaka arriva en 2006 à reprogrammer des cellules souches adultes de souris en cellules souches pluripotentes, comme le sont les cellules souches embryonnaires. Ces cellules reprogrammées (IPS*) peuvent ensuite se différencier en plusieurs types de cellules, ouvrant ainsi un champ immense aux thérapies cellulaires. Même s’il reste encore du chemin avant que cette technique de « reprogrammation nucléaire » aboutisse à des thérapies applicables à l’humain, les recherches  sont prometteuses à double titre : d’une part, elles ouvrent à une source illimitée de cellules souches sans avoir à utiliser des embryons conduisant à leur destruction ; d’autre part, le fait de prélever les cellules adultes chez le patient lui-même élimine les risques de rejet.
Paradoxalement les sénateurs français s’apprêtent, le 15 octobre prochain,  à débattre d’une proposition de loi visant à favoriser la recherche sur l’embryon plus que problématique d’un point de vue éthique et scientifique.
*IPS : Cellules souches pluripotentes induites

[CP] Mariage homosexuel : VITA manifeste dans 75 villes

Communiqué de presse, Paris, le 10 octobre 2012

Réponse aux annonces du Premier ministre sur le mariage homosexuel : Alliance VITA manifeste dans 75 villes de France

Pour Alliance VITA, lorsque Jean-Marc Ayrault déclare ce matin : « Il importe de rappeler que dans une démocratie, ce qui compte, c’est le vote des citoyens », il se réfugie derrière l’élection du 6 mai 2012 pour faire passer ce projet en force. Alliance VITA tient pourtant à rappeler que, selon un sondage IFOP de septembre 2012 (voir PJ), deux Français sur trois souhaitent être consultés par référendum. En effet, les Français, en élisant François Hollande à la présidence de la République, ne lui ont pas signé un chèque en blanc sur cette proposition de campagne. Des voix plus en plus nombreuses s’élèvent contre ce projet de loi : Maires, professionnels de l’enfance, pédopsychiatres, associations de personnes adoptées, juristes… Le véritable débat démocratique consiste à les consulter, ainsi qu’à écouter les Français avant d’engager ce que Monsieur Ayrault présente comme « une évolution majeure de notre code civil » ayant pour conséquence une transformation radicale du droit de la famille et de la filiation.

Alliance VITA manifestera dans 75 villes de France, au nom des droits de l’enfant et contre ce projet de loi, le mardi 23 octobre 2012.

 Pour Tugdual Derville, Délégué général d’Alliance VITA : « Pour Alliance VITA, dont la priorité est d’être « solidaire des plus fragiles », la question essentielle reste de savoir si l’Etat peut se permettre de bouleverser le couple de parents en supprimant de sa définition la parité homme-femme. L’enfant est le premier concerné. Cette loi instituerait un mensonge d’Etat, en faisant croire aux enfants que l’on peut avoir deux papas ou deux mamans ».

Sans se prononcer sur la modalité juridique ou politique du référendum, Alliance VITA entend sensibiliser le grand public sur la portée d’une réforme qui concerne tous les Français.  

PJ : le sondage IFOP / Alliance VITA

Alliance VITA est une association fondée en France en 1993 au moment des premières lois bioéthiques. Elle agit selon deux axes : l’aide aux personnes confrontées aux épreuves de la vie ; la sensibilisation du public et des décideurs à la protection de la vie humaine. Alliance VITA compte 105 équipes départementales et plus de 37 000 soutiens en France.

Les sites d’écoute d’Alliance VITA : SOS bébé www.sosbebe.org et SOS fin de vie www.findevie.org

Mauvais regard

Près de Grenoble, à la suite d’une futile bagarre de sortie de lycée, l’expédition punitive d’une bande improvisée a fait deux morts. La France s’interroge sur cette violence.
Un mauvais re­gard ? Trente-sept coups de couteau, deux morts. Pour passer du banal incident de sortie de lycée à l’absurde barbarie, il a tout de même fallu, ce 28 septembre 2012, quelques heures et une escalade de quatre bagarres, avec des protagonistes et des lieux différents du faubourg de Grenoble.
A la sortie d’un lycée, la première confrontation oppose deux jeunes gens, mais ce sont entre leurs grands frères et leurs amis que les choses vont dégénérer. Tour à tour, deux aînés des premiers bagarreurs se mêlent de « l’embrouille ». Finalement, l’un d’entre eux monte une expédition punitive. La bande, inorganisée, est recrutée en quelques minutes par téléphones portables… Au parc Maurice-Thorez d’Échirolles, les secours arriveront trop tard pour Kevin Noubissi – celui qui avait initialement voulu « aider » ou « venger » son jeune frère – et Sofiane Tadbirt. L’ultime lynchage est consommé.
Dans les jours qui suivent le drame, les suspects sont interpellés. Le 5 octobre, dix sont finalement écroués. Tous sont peu ou prou connus des services de police, l’un sortant tout juste d’un passage en prison en raison d’une agression à l’arme blanche. Pour le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat certains « sont connus pour leur extrême violence ». Mais cette fois, il ne s’agit ni de drogue, ni de territoires, ni de bandes rivales. Sidérante gratuité de la violence qui semble avoir explosé sans une once de réflexion.
Est-ce un hasard si les deux garçons de 21 ans n’ont pas le profil type de victimes d’un règlement de compte ? Kévin, le premier visé, suivait un BTS à Aix-en-Provence. Sa mère est une gynécologue bien implantée dans un quartier cossu de Grenoble. Quelques analystes évoquent le rejet par les jeunes en échec de ceux qui sont « intégrés ». La bande meurtrière est en effet composée de garçons désœuvrés et sans perspectives professionnelles, à l’exception de deux jeunes hommes qui ont récemment intégré l’armée.
Arrivé sur place par sur­prise le lundi soir, le président de la République se veut compatissant et rassurant : « Je suis là pour apporter sécurité, justice et réussite. » Puis, le 2 octobre, quelque 10 000 personnes défilent sur les lieux du drame, derrière les parents des deux victimes, particulièrement dignes. Lâcher de colombes et de ballons, fleurs blanches, tee-shirts à l’effigie de Sofiane et Kévin : autant de symboles pour exorciser la violence. « Une grande réussite pour la paix » se console Mohamed Tadbirt, l’édifiant père de Sofiane, tandis que la mère de Kévin, le docteur Aurélie Noubissi, partage sa terrible douleur en reconnaissant que « pour l’atténuer il y a la solidarité et l’amour », tout en réclamant davantage de vidéo-surveillance et la protection de la justice.
Le lendemain, c’est un imam en pleurs qui célèbre les obsèques dans la mosquée de la ville.
Mauvais regard : deux mots dérisoires pour décrire le facteur déclenchant d’une tragédie, « sans qu’il n’y ait trace d’aucun conflit d’intérêt », précise le procureur.
Par la stupidité de son détonateur et son résultat irréparable, le drame d’Échirolles atterre la France. Comment comprendre ? Interrogée par L’Express, la psycho-criminologue Michelle Agrapart estime que « ce genre de comportement destructeur peut être causé par une faille narcissique importante, c’est-à-dire un problème dans la construction de l’estime de soi ». La spécialiste constate la montée de ces gestes gratuits, commis par des bandes éphémères et que leurs auteurs sont incapables de regretter.
Où sont les pères ? Celui de deux des principaux protagonistes du drame doublement mortel a précipitamment rejoint l’Algérie dès le lendemain. Et c’est sa femme qui affronte les médias pour défendre ses deux fils. C’est encore une femme — voilée — qui osera interpeller le président Hollande devant les caméras pour lui crier sa détresse : « Ces deux-là, il ne faut pas qu’ils soient morts pour rien […] C’est devenu le Texas ! »
Faut-il se rendre à l’évidence ? En bien des lieux ou des moments, la sécurité exige qu’on fixe ses pieds  d’un œil neutre, pour éviter tout risque de relation. Parce que les codes sociaux sont devenus ceux de la domination et de la soumission, bien connus des… zoologues !
En interdisant le regard bienveillant et tout sourire, c’est l’humanité qu’on assassine. 

Mariage et adoption homosexuels : 7 actions pour résister

Mariage et adoption homosexuels : 7 actions pour résister

Le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour des couples de même sexe pourrait être présenté le 31 octobre 2012 en Conseil des Ministres. Vraisemblablement, le Parlement examinera ce texte à partir de janvier 2013, pour un vote final en mai ou juin 2013 (dates indicatives pouvant évoluer).

S’il était adopté, ce projet modifierait en profondeur l’institution du mariage, les droits des enfants et l’organisation de la famille pour l’ensemble des couples mariés et toute la société. Chacun est concerné.

Comment alerter nos élus sur les conséquences négatives de ce projet et les inviter à y renoncer ? Que faire pour qu’un vrai débat national ait lieu ?

Alliance VITA propose sept actions concrètes à tous les Français qui souhaitent se faire entendre, à réaliser dans les semaines et mois à venir. Elles sont respectueuses des personnes et fermes sur les convictions éthiques à défendre. Elles sont à la portée de chaque citoyen, seul ou en groupe.

A chacun de décider quelles actions correspondent le mieux à ses convictions, à ses possibilités matérielles, à sa sensibilité.

 

1) Signer et faire signer notre pétition « Urgence pour l’enfance », lancée au printemps 2012 et qui a déjà reçu près de 33 000 signatures. Elle nous permet en particulier de vous informer des mobilisations auxquelles VITA s’associe.

2) Argumenter autour de soi. Pour diffuser les raisons qui expliquent l’opposition massive au projet de loi, faire largement circuler l’argumentaire 12 résistances au « mariage gay ».

3) Intervenir dans les médias, sur la base des arguments proposés et de l’évolution de l’actualité : message pour une émission de radio ou de télévision, « courrier des lecteurs » dans un journal local ou national, commentaires sur des sites internet ou des blogs, etc.

4) Écrire à des élus de son département (maire, député…) ou au Gouvernement, pour exprimer son désaccord sur ce projet de loi : si nécessaire, les 10 conseils d’Alliance Vita pour rédiger des courriers de ce type.

5) Participer à l’une des 75 manifestations locales, pacifiques et « scénographiées », organisées le mardi 23 octobre 2012 dans 75 villes de France. Le détail des villes concernées sera disponible sur le site à partir du vendredi 12 octobre.

6) S’informer en temps réel sur l’avancement du projet de loi. Dès que le texte officiel sera connu, des numéros spéciaux du « Décodeur VITA » seront diffusés sur notre site pendant toute la procédure parlementaire.

7) Se préparer à une manifestation nationale. Alliance VITA ne s’associe pas à l’appel à manifester le 18 novembre 2012 à Paris, cette initiative ne correspondant pas à son esprit et à son éthique. D’autres initiatives inter-associatives seront prises prochainement.

 carte de france actions vita

 

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10 conseils pour un courrier efficace

1. Indiquer vos nom et adresse :
– S’identifier est une marque de respect quand on écrit à un élu ou à un responsable politique. Les courriers anonymes n’ont pas de valeur.
– Exception : un commentaire posté sur un site internet (anonyme, ou via un pseudo)
2. Présenter votre démarche dès la première phrase :
– Le destinataire a en général très peu de temps, il doit d’emblée saisir votre message.
– La première phrase doit donc être bien soignée, elle doit exprimer votre position de façon synthétique et percutante.
3. Conserver un langage « neutre » :
– L’agressivité, l’ironie, le dénigrement, le procès d’intention sont à éviter. Il ne faut pas écrire sous le coup de l’énervement.
– Le respect de l’interlocuteur et de sa fonction est nécessaire pour être crédible.
4. Faire apparaître un lien personnel entre le destinataire et vous :
– Si vous écrivez à une personnalité locale (votre maire, votre député, etc ), il n’est pas difficile de mettre en valeur votre qualité d’électeur.
– Cette référence n’est pas utile si vous vous adressez à une personnalité nationale.
5. Souligner en quoi votre destinataire est concerné :
– Vous écrivez à une personne qui est concernée par le sujet à cause de ses responsabilités, ou qui a le pouvoir de changer les choses.
– Vous faites ainsi appel à son engagement et à ses convictions personnelles.
6. S’appuyer sur votre expérience personnelle :
– Un témoignage personnel (familial, professionnel, associatif…), exprimé sobrement en quelques lignes, touche beaucoup plus que des idées générales.
– Cette expérience justifie votre inquiétude, vos émotions, votre désir d’être entendu.
7. Ne pas « parasiter » votre message par des considérations hors-sujet :
– Evitez les amalgames avec d’autres thèmes, les analyses politico-médiatiques générales, les références spirituelles, etc.
– Allez à l’essentiel en restant strictement sur le sujet que vous traitez.
8. Ne pas multiplier les arguments :
– Il est inutile de vouloir « tout dire » de ce que vous pensez, cela risque d’apporter de la confusion et de la longueur inutile.
– Mieux vaut sélectionner un ou deux arguments et les développer succinctement.
9. Rester assez bref :
– Pour une lettre, l’idéal est de ne pas dépasser un recto simple (vue d’ensemble).
– Pour un mail, ne pas dépasser la taille de l’écran, sans pièce jointe ni autre personne en copie.
10. Demander impérativement une réponse :
– A la fin de votre texte, dire clairement que vous attendez une réponse de la part de votre interlocuteur.
– Remerciez avec une formule de politesse adaptée, toujours respectueuse.
 
 

« Quelques heures de printemps », un film triste à en mourir

Yvette est veuve, seule dans son petit pavillon de province, gérant sans se plaindre son cancer qui progresse. Son fils Alain sort de prison et s’installe « quelques jours » chez elle le temps de trouver un boulot, puisqu’il semble lui aussi très seul, sans femme et sans enfant. On attend, on espère l’affection d’une mère, le soutien d’un fils ; la solidarité familiale dans l’épreuve, tout simplement. On ne nous offre que silences taiseux, regards durs et méfiants, remarques acides de la mère contre paroles blessantes du fils !
De cet univers sombre, sans un sourire, sans un geste d’attention, sans un regard de tendresse, que peut-il sortir de bon ? Le drame psychologique nous saisit au fil des séquences, avec des portraits bien ciselés, des acteurs poignants dans leur incapacité à communiquer.
La seule personne montrant un peu d’humanité et d’attention, c’est le voisin, essayant sans succès de réconcilier cette mère et ce fils qui s’ignorent et se blessent mutuellement. Le seul capable de renouer un minimum de contact, c’est le chien, celui qui finalement recueille l’affection de chacun isolément.
Peut-on mettre en scène une mère plus raide, sans tendresse, enfermée dans ses petites habitudes, rappelant à chaque occasion à son fils qu’il est de trop (« Tu n’es pas chez toi ici ») ? Elle se montre incapable de faire le premier pas pour se réconcilier avec l’enfant qu’elle a mis au monde.
Peut-on faire un portrait plus triste d’un homme enfermé dans sa solitude rongée de honte, fatigué de ses échecs, totalement indifférent à la souffrance de sa mère (elle pleure avec de gros sanglots sur son lit, lui fume sa cigarette dans sa chambre à côté, sans bouger) ? Il se montre lui aussi incapable d’exprimer ses sentiments, sauf dans l’étreinte d’une rencontre passagère, sans passé et sans avenir (« J’avais envie… moi aussi… »).
Quelle issue reste-t-il quand votre propre fils vous jette à la figure, dans une nouvelle dispute aussi stupide que cruelle : « tu fais chier, t’as qu’à crever, j’en ai rien à foutre… » ? Et puisque les examens montrent que les traitements médicaux n’empêchent plus la progression du cancer, à quoi bon continuer à vivre une telle vie ? Quand la vieille femme annonce calmement, dans une froideur glaçante, qu’elle a organisé son suicide avec l’aide d’une association en Suisse, c’est presque un soulagement : « C’est au fond la seule décision que j’aurai prise dans ma vie », laisse-t-elle entendre, évoquant un mari dur et autoritaire. Encore cette exaltation de la soi-disant liberté individuelle, qui n’exprime pourtant qu’un désespoir profond, une solitude extrême, un appel au secours que personne ne veut entendre.
Car la bonne conscience de l’entourage est elle-aussi terrible. Celle du médecin lors du dernier entretien : « Votre choix, je le comprends et le respecte ». Celle des représentants de l’association suisse, mielleux dans leur mission d’explication de la procédure : « Vous savez que les soins palliatifs, c’est très bien… » ; « On s’occupe de tout » (sans dire que ça coûte des milliers d’euros…). Celle du voisin qui vient faire ses adieux et ne sait plus quoi dire. Celle du fils surtout, qui une fois passée la surprise et l’étonnement, n’exprime pas un mot pour la dissuader, pas un geste pour l’en empêcher, y compris dans les dernières minutes avant de boire la boisson fatale.
Et quand arrive enfin la seule étreinte entre la mère et le fils, c’est trop tard : le corps se raidit, les mains se détachent, la vie s’en va, et le fils va fumer sa cigarette dehors, sans une émotion.
Le réalisateur Stéphane Brizé dit ne défendre aucune thèse et laisser le spectateur à sa liberté de penser. Mais c’est trop facile de montrer le choix de la mort comme une solution naturelle, logique, simple, finalement « humaine », en comparaison d’une vie trop banale et « inhumaine ». La séquence finale du suicide dans un beau chalet en Suisse, orchestré par la femme de l’association avenante et tout sourire, dans un climat paisible et tranquille, voilà la violence suprême, la manipulation insidieuse.
Comment le suicide assisté peut-il être valorisé comme la seule issue souhaitable pour une vieille dame malade ? Dans ce film qui sert la cause de l’euthanasie sans vouloir dire son nom, ne faut-il pas plutôt voir le procès de la solitude, du mépris de l’autre, du « c’est votre choix » qui nous épargne toute solidarité réelle ?
Laisser croire que la mort donnée à soi-même peut être un choix libre et respectable, c’est la négation de toute solidarité humaine. A tout adolescent ou adulte qui demande le poison pour se supprimer, ou la corde pour se pendre, va-t-on lui procurer le moyen de se supprimer ? Non, au contraire, les proches et la société tout entière se mobilisent pour l’entourer, lui redonner goût à la vie, le sortir du désespoir. Mais quand il s’agit d’une personne âgée et malade, on renoncerait, on baisserait les bras, on lui dirait que sa vie ne nous intéresse plus, qu’elle peut disparaître sans que cela nous préoccupe ?
Quand la ministre chargée des personnes âgées, Michèle Delaunay, attirait l’attention des Français cet été sur le nombre de personnes âgées qui se suicident, ce n’était pas son message. Elle nous invitait au contraire à nous montrer plus attentifs et plus accueillants envers nos ainés, pour ne pas les laisser à leur solitude mortifère.
S’affirmer et se comporter en « solidaires des plus fragiles » : n’est-ce pas le seul avenir qui vaille ?
 

Mariage gay : 66% des Français pour un référendum

La course de vitesse est engagée entre les pro-mariage gay et ceux qui leur résistent. Face à la volonté gouvernementale de légiférer vite, sans trop soulever les questions gênantes, la pression pour un référendum se fait de plus en plus forte, et unitaire.
Deux Français sur trois estiment qu’ils doivent être consultés par référendum sur le « projet de loi autorisant le mariage homosexuel avec droit d’adopter des enfants […] qui va modifier en profondeur le code civil et le droit de la famille ». C’est le résultat marquant d’un sondage effectué par l’Ifop à la demande d’Alliance VITA auprès d’un échantillon représentatif de 1003 adultes. Le détail des réponses selon les sensibilités politiques montre que même une majorité des sondés se situant à gauche sont favorables à ce référendum. Un tel résultat relance le débat tout en renforçant la motivation des opposants au projet. Révélé par lefigaro.fr, premier site d’information sur Internet, le sondage a été occulté par l’Agence France Presse, après « débat au sein de l’agence »…
En l’absence du vote d’une loi organique organisant l’application du très complexe « référendum d’initiative populaire » prévu par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, le référendum en question doit être décidé par le président de la République conformément à l’article 11 de la Constitution. La loi constitutionnelle du 4 août 1995 a en effet ajou­té la possibilité pour lui d’en appeler aux Français pour des réformes relatives « à la politique économique ou sociale de la Nation ». La réforme du mariage entrerait dans ce champ social, même si ce point est controversé.
Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate, a lancé l’idée de ce référendum dès le début de l’été 2012. Des personnalités politiques variées pourraient reprendre cette revendication. Interrogée par Le Parisien, Rama Yade a d’ores et déjà estimé « légitime de proposer un référendum sur les questions sociétales », en englobant dans cette formule le vote des étrangers et le « mariage » homosexuel : « On verra si la gauche a le courage de donner la parole au peuple » a commenté la vice-présidente du Parti radical.
Au gouvernement, on affirme en substance que la mesure 31 du candidat Hollande n’a pris personne par surprise et que, d’une certaine façon, le référendum a déjà eu lieu avec son élection. « Le fait même d’avoir voté pour François Hollande était une manière de lui permettre de mettre ce beau projet en œuvre », a conclu Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement. On peut lui rétorquer que de nombreuses autres promesses présidentielles sont d’ores et déjà passées aux oubliettes…En pleine campagne pour la présidence de leur parti, les ténors de l’UMP hésitent sur la conduite à tenir. En privé, certains confient leur embarras. Comment se positionner dans ce qui apparaît de plus en plus comme une grande bataille sociétale comme la France en a l’expérience, avec le risque de générer de profondes fractures au cœur de la société ?
Chez les maires, la mo­bilisation monte, avec notamment quelques voix discordantes à gauche qui rompent l’unanimisme de façade que la majorité présidentielle tentait de présenter. Élus locaux et mouvements d’adoption notent tour à tour que le lobby homosexuel est le seul à avoir été consulté par le pouvoir, alors que la réforme aurait un impact généralisé sur le mariage et la famille, et concernerait tous les Français.
Du côté des associations hostiles au mariage et à l’adoption homosexuels, au milieu des multiples pétitions et appels qui fleurissent sur Internet (on en compte une bonne dizaine), se dégage actuellement la « demande officielle de référendum national sur l’  »ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe » ». Cinq jours après son lancement elle dépassait les 20 000 signatures, avec un exposé des motifs résolument sobre : « La question du mariage et de l’adoption d’enfants est fondamentale et doit faire l’objet non seulement d’un débat public et démocratique, auquel chaque citoyen est en droit de participer, mais aussi d’un référendum permettant de s’assurer de l’opinion de l’ensemble des Français. » Ce type d’exposé, qui n’entre pas dans l’argumentaire des pro et des anti, pourrait-il convaincre au-delà des fronts de résistance à la réforme ? Les promoteurs de l’appel tablent surtout sur la capacité de la société de revenir à la raison grâce à un vrai débat révélant les véritables conséquences du prétendu « mariage pour tous ».
Le lobby homosexuel, ne critique-t-il pas déjà un avant-projet gouvernemental qui n’intègre pas le droit à la procréation artificielle ? Remarque logique : l’institution du mariage étant liée à l’accès à la filiation, le droit d’adopter des enfants lui est indissociable, surtout dans un contexte homosexuel ; or, cette adoption sera revendiquée par un compagnon ou une compagne de même sexe, sur des enfants que l’autre aura obtenus par des procédés artificiels, notamment à l’étranger. Et dans les cas de « bricolages procréatifs », ces arrangements entre deux hommes et deux femmes qui impliquent de négocier une garde alternée avant même la conception, la revendication est déjà de reconnaître à l’enfant quatre « coparents »…
Plutôt que d’affronter de telles perspectives qui, cette fois, heurtent frontalement l’opinion, la majorité tente de passer par la petite porte d’un « mariage pour tous » escamotant délibérément la question de l’enfant. Quitte à valider une demi-réforme, insatisfaisante pour tous. Et sans cohérence.
 

[CP] Mariage gay : 2 Français sur 3 pour un référendum

Communiqué de presse

Paris, le 26 septembre 2012

Face à la volonté affichée par le gouvernement de légaliser sans délai le mariage entre personnes de même sexe, assorti du droit d’adopter des enfants, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer un  vrai débat, des Etats Généraux ou un référendum. Sur ce dernier point, Alliance VITA a voulu connaitre la position des Français.

Selon le sondage commandité à l’Ifop, 2 Français sur 3 (soit 66%) estiment que : « Sur un tel sujet, les Français doivent être appelés à décider par référendum». Le détail des réponses selon la sensibilité politique montre que même les sympathisants de l’actuelle majorité se disent favorables au référendum sur « ce projet [qui] va modifier en profondeur le code civil et le droit de la famille. »

Pour Tugdual Derville, Délégué général d’Alliance VITA : « Face à la découverte progressive  des conséquences d’une telle réforme, spécialement pour les enfants mais aussi pour l’ensemble des familles, ce résultat témoigne que le débat autour du « mariage » et de l’adoption homosexuels est trop important pour être bâclé. Notons par exemple le remplacement, qui nous concerne tous, des mots « père » et « mère » par « parent 1 » et « parent 2 ». Pour Alliance VITA, dont la priorité est d’être « solidaire des plus fragiles », la question essentielle reste de savoir si l’Etat peut se permettre de bouleverser le couple de parents en supprimant de sa définition la parité homme-femme. L’enfant étant le premier concerné, le principe de précaution devrait s’appliquer plutôt que de lui imposer deux papas ou deux mamans ».

Sans se prononcer sur la modalité juridique ou politique du référendum, Alliance VITA entend sensibiliser le grand public sur la portée d’une réforme qui concerne tous les Français.

12 résistances au "mariage gay"

Un « avant-projet de loi » gouvernemental instaurant le mariage entre deux personnes de même sexe avec droit d’adopter a été divulgué par la presse. Aussitôt les représentants du lobby homosexuel se sont dit «  déçus  », réclamant le droit à la procréation artificielle. Face à ces groupuscules, minoritaires parmi les personnes homosexuelles, la résistance se développe sur 12 fronts.

1/ Personnes adoptées

Les personnes adoptées ont vécu dans leur première enfance une rupture ou un deuil avant d’être confiées à une vraie famille. Beaucoup sont indignées  : pourquoi priver d’autres enfants adoptés de cette chance d’avoir un papa et une maman  ? Aucun « droit à l’enfant » ne peut conduire à discriminer ceux qui sont déjà très vulnérables, et dont on connaît la fréquente quête d’identité.

2/ Couples en attente d’enfants adoptables

Parmi les 25 000 couples en attente d’enfants à adopter, beaucoup sont choqués qu’on présente l’adoption homosexuelle comme alternative à l’orphelinat. Car en réalité, moins de 1 000 enfants nés en France sont confiés chaque année à l’adoption. Et l’adoption internationale concerne de moins en moins d’enfants (2 000 en 2 011). Si la France légalisait l’adoption homosexuelle, la plupart des pays étrangers deviendraient plus restrictifs pour confier leurs enfants à l’adoption.

3/ Personnes concernées par les situations dites « d’homoparentalité »

La « pensée unique » prétend que tout va pour le mieux pour les enfants élevés dans un cadre homoparental… Mais la réalité est autre : des jeunes adultes élevés par deux hommes ou deux femmes ont commencé à confier les difficultés liées au manque d’un père ou d’une mère ; des grands-parents aussi ont été témoins attristés de ces souffrances. D’ailleurs une bonne part des adultes qui éprouvent un désir homosexuel récuse, au nom de l’intérêt des enfants, le droit de se marier et d’en adopter.

4/ Parents engagés dans les associations familiales

Le mouvement familial met en garde contre la déstructuration de la famille, même s’il faut bien sûr aider les parents en difficulté. Avec le mariage homosexuel, d’autres bouleversements sont à attendre : par exemple, dans le livret de famille de tous les couples, il faudra supprimer les mentions « père » et « mère » pour les remplacer par « parent A » et « parent B », ou  « parent 1 » et « parent 2 ». Les fêtes des mères et des pères devraient être fusionnées en « fête des parents ».

5/ Féministes

Derrière le prétendu « droit à l’enfant », se pose la question des mères porteuses que revendiquent certains hommes. Instrumentalisation du corps de la femme, ce « nouvel esclavage » inquiète les féministes. Il risque d’être promu au nom d’un principe de non-discrimination entre les femmes et les hommes, ces derniers étant incapables d’enfanter.

6/ Professionnels de l’enfance

Bien placés pour constater les dégâts provoqués par l’instabilité affective des adultes et les ruptures familiales, les éducateurs sont déjà confrontés aux souffrances des enfants auxquels on a fait croire qu’ils ont deux papas ou deux mamans. Comment affronter avec une telle fiction les étapes de l’adolescence  ? Même si l’impasse éducative dans laquelle sont enfermés les tenants de « l’homoparentalité » reste un sujet tabou, elle est dans toutes les têtes.

7/ Psychologues et psychanalystes

Pour ces praticiens, prétendre qu’un enfant peut parfaitement se passer d’un père ou d’une mère, c’est nier les découvertes récentes sur la construction psychique précoce de l’être humain. Des « psy », témoins des souffrances identitaires des enfants privés de toute référence paternelle ou maternelle, dénoncent les conséquences de « l’homofiliation ».

8/ Maires et conseillers municipaux

Les maires sont en première ligne pour faire le lien entre déstructuration familiale et précarité sociale. Au nom de l’intérêt de l’enfant, une majorité d’entre eux et de leurs adjoints, en tant qu’officiers d’état civil, ne veulent pas célébrer en mairie un « mariage » entre deux hommes ou deux femmes. Certains de ces « réfractaires » ont prévenu qu’ils feraient jouer la clause de conscience que le gouvernement prétend leur refuser.

9/ Associations de protection de la dignité humaine et de la vie

La revendication du « mariage homosexuel » comprend l’accès à la procréation artificielle. Les femmes réclament l’insémination artificielle (qui occultera totalement le père biologique) et les hommes les mères porteuses (qui ne seront considérées que comme des « gestatrices »). Par ailleurs, la prétendue « homofiliation » alimente le rêve de bricolages génétiques visant à fabriquer des êtres humains avec les gènes de plusieurs hommes ou femmes. A partir du mariage homosexuel, on fantasme sur l’abandon de la reproduction sexuée.

10/ Représentants des religions

Les religions reconnaissent que le couple composé d’un homme et d’une femme est le fondement de la famille, et offre le meilleur cadre pour accueillir et élever des enfants. Les prises de parole des autorités spirituelles gardent un réel impact dans une société en attente de repères solides.

11/ Experts

Philosophes, juristes, sociologues, scientifiques : des personnalités de sensibilités variées alertent contre les dangers d’une dénaturation de la notion de famille. Elles révèlent les imbroglios juridiques, la confusion culturelle et les aberrations scientistes qui se cachent derrière le fantasme d’un « mariage pour tous ».

12/ Décideurs politiques

Le sujet de société est devenu politique. A droite, mais aussi à gauche, les fronts de contestation s’organisent. Ils argumentent sur le fond ou la forme. Des élus estiment ainsi qu’en période de crise économique, bouleverser les fondements de la société, c’est prendre le risque de diviser durablement les Français.

L’avant-projet de loi mariage gay

L’avant-projet de loi sur le mariage et l’adoption homosexuels a été publié le 20 septembre 2012 par l’hebdomadaire La Vie, qui se l’est procuré.

Ce texte, non définitif, intitulé « Avant-projet de loi visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe », devrait être présenté en Conseil des ministres le 31 octobre 2012.

L’exposé des motifs commence par donner une définition du mariage : « Le mariage est traditionnellement défini comme étant un acte juridique solennel par lequel l’homme et la femme établissent une union dont la loi civile règle les conditions, les effets et la dissolution. » A noter : cette définition ne précise pas la fonction du mariage vis-à-vis de la société, ni son rôle dans la filiation.

Les paragraphes suivants de l’exposé des motifs retracent l’évolution récente des mentalités, en marquant comme étape décisive l’adoption du PACS. On y lit aussi l’importance donnée à l’opinion du grand nombre pour décider de légiférer : « Jusqu’à une époque récente, l’évidence que « le mariage suppose l’union d’un homme et d’une femme » était telle, que ni les rédacteurs du Code civil, ni leurs successeurs n’éprouvèrent le besoin de le dire expressément. (…) L’idée de l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe a constamment progressé depuis le vote de la loi du 15 novembre 1999 sur le PACS, une majorité de français y étant aujourd’hui favorable. » En conséquence, le nouvel article 143 du Code civil sera ainsi rédigé : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe. »

Ce texte donne accès à l’adoption pour les personnes de même sexe ayant contacté mariage, mais non aux méthodes d’assistance médicale à la procréation.

Plusieurs articles précisent ensuite la marche à suivre pour choisir le nom de famille qui sera conféré à l’enfant adopté par deux personnes de même sexe.

Enfin, au titre de dispositions de coordination concernant le code civil, une centaine d’articles sont modifiés pour remplacer à chaque fois les mots « père » et « mère » par le terme générique « parents ».

Suicide : le prévenir ou pas ?

Suicide : le prévenir ou pas ?

Lundi 10 septembre était la journée mondiale de prévention du suicide. Un million de personnes en meurent chaque année dans le monde, soit d’après l’OMS, plus que les victimes des guerres et d’homicides réunies. En France, on compte chaque année 160 000 tentatives de suicide qui aboutissent à 10 000 décès.

Évidemment, les responsables politiques et les autorités sanitaires sont sensibles à la prévention du suicide. Comment pourrait-il en être autrement, alors que la réalité du suicide, des souffrances qui le suscitent et des souffrances qu’il provoque sont si prégnantes ?

Mais, dans le même temps, ceux qui sont favorables à l’euthanasie prennent inévitablement une posture teintée d’ambivalence. Comment en effet vouloir d’un côté prévenir le suicide et de l’autre vouloir légaliser le « suicide médicalement assisté » ? Ce grand écart entre deux positions antinomiques n’est guère tenable.

Difficile de prétendre vouloir limiter le nombre de suicides, faire de la prévention et secourir les suicidaires et, dans le même temps, affirmer que le suicide est un droit, une « ultime liberté », qu’il conviendrait dorénavant d’imposer ce nouveau droit qu’il faudra faire respecter. Voilà qui pourrait expliquer pourquoi la mobilisation des politiques sur la prévention du suicide peut sembler moins déterminée cette année.

Il faut bien reconnaître que la prévention du suicide est difficile et exigeante. D’autant plus lorsqu’on laisse s’installer des doutes sur la valeur sociale et morale du suicide. Si le suicide est un « bien » aux yeux de certains, pourquoi alors vouloir le prévenir ?

Le rapport annuel de la commission fédérale belge de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie vient d’être publié. J’en retiendrai trois informations marquantes :

1°) le nombre d’euthanasies de personnes ne souffrant pas de maladies entraînant un décès à brève échéance a doublé en 4 ans

2°) seulement 10% des médecins pratiquant l’euthanasie consultent des médecins de soins palliatifs

3°) 58 personnes souffrant d’affections neuropsychiques, dont la maladie d’Alzheimer, ont été euthanasiées au cours de ces deux dernières années.

Par ailleurs, un article publié par des universitaires belges montre qu’en Flandres seulement 58% des euthanasies ont été déclarées.

Il apparaît donc que l’euthanasie se développe, même pour des personnes ne souffrant pas de maladies létales, que le consentement des personnes à leur euthanasie n’est plus requis, qu’une prise en charge adéquate des symptômes n’est pas assurée et que l’euthanasie clandestine ne fait qu’augmenter.

Voilà où conduit la résignation face à la souffrance et à la tentation suicidaires. Alors, à propos du suicide, l’ambivalence n’est pas de mise !

[CP] Mariage et adoption : VITA prend la défense des enfants

Communiqué de presse, le 11 septembre 2012

 Alliance VITA prend acte de l’annonce par la ministre de la Justice du dépôt d’un projet de loi instaurant un « mariage homosexuel » assorti d’un droit à l’adoption d’enfants par deux personnes de même sexe.

Grand absent du débat, c’est l’enfant qu’Alliance VITA veut défendre. Prétendre le priver délibérément d’un père ou d’une mère, dans le cadre d’un processus adoptif, est en réalité une grave injustice et une discrimination vis-à-vis des autres enfants. Et c’est donc un comble qu’une telle perspective soit revendiquée par un ministre de la Justice, au nom d’une prétendue « exigence d’égalité ». « Ce n’est pas parce que les accidents de la vie conduisent un certain nombre d’enfants à souffrir de l’absence d’un père ou d’une mère, ou de ruptures toujours douloureuses entre leurs parents, que l’on peut se permettre de programmer de pareilles souffrances, insiste Tugdual Derville, Délégué général d’Alliance VITA. A l’heure où l’on veut généraliser la parité à tous les niveaux de la société, comment prétendre supprimer celle qui fonde cette notion : la parité homme-femme dans le couple de parents ? »

En cédant à une revendication symbolique qui vise la reconnaissance de l’amour homosexuel, le gouvernement prend le risque d’effacer pour tous les citoyens les repères essentiels que sont la complémentarité entre les hommes et les femmes. Cette distinction est pourtant inscrite dans le processus naturel de la filiation, sans aucune exception. Tout enfant nait en effet d’un père et d’une mère biologiques, quelles que soient les fictions qu’on lui impose avec les termes mensongers d’ « homoparentalité » et  d’ « homofiliation ».

Alliance VITA rendra public très prochainement son plan d’action. Elle demande dès maintenant l’ouverture d’Etats Généraux  pour ouvrir un débat autour de l’enfant et de la filiation. La ministre semble pour le moment décidée à éviter ce débat,  alors qu’elle affirme dans le même temps que « l’intérêt de l’enfant est une préoccupation majeure du gouvernement. »

Résolument pacifique, Alliance VITA récuse l’amalgame entre le refus de l’adoption homosexuelle et l’homophobie