Caroline Roux nous présente les trois défis biopolitiques majeurs auxquels est confronté le début de la vie. Avortement, élimination des embryons porteurs de handicap et déconstruction de la filiation, il est urgent de réagir. Car prendre en considération la vie humaine dès son commencement est le meilleur moyen de porter un regard plus juste sur notre humanité.
La famille contraint à vivre ensemble des personnes qui ne se choisissent pas. Pour que la vie en communauté soit possible malgré une grande diversité de caractères, il est nécessaire que chacun fasse un travail sur soi. Martin Steffens, philosophe, nous permet de comprendre que c’est ce qui nous prépare à vivre dans la communauté plus vaste que constitue la société, et à agir en citoyen.
Accompagnateur bénévole en soins palliatifs pendant plusieurs années, Tanguy CHÂTEL nous présente cette expérience forte. Confronté à la souffrance de personnes en fin de vie, il témoigne de l’importance d’aider ces personnes à vivre le temps qui leur reste, à être vivantes jusqu’à la mort. Les fréquenter nous aide nous aussi à être plus vivants.
Le corps exprime la singularité d’individus séparés. Il nous distingue les uns des autres. Pourtant Martin Steffens nous montre qu’il porte aussi la marque de la nature sociale de l’homme et que c’est par lui que nous pouvons entrer en relation avec les autres. Le corps est donc à la fois l’expression de la singularité de chaque individu, mais également une manifestation de notre nature relationnelle.
Récemment, le ministère de la famille est devenu le ministère deS familleS. Aujourd’hui, la famille n’est plus envisagée comme une réalité naturelle de référence, mais comme le résultat de constructions modulables. Il y a là une logique historique et sociologique à l’origine de cette transition. Thibaud COLLIN nous invite à nous fonder sur les aspirations profondes du cœur de l’homme pour retrouver le véritable sens de la famille.
Philosophe et écrivain français, il travaille sur des questions de philosophie morale et politique. Il enseigne en classes préparatoires à Paris et fait aussi partie du corps professoral de l’institut d’études anthropologiques Philanthropos. Auteur de : • Les lendemains du mariage gay, 2012 • Sur la morale de monsieur Peillon, 2013
C’est dans la famille que peut se construire le lien social. Dans une société en crise, la redécouverte de la place de la famille est un enjeu politique majeur. C’est dans les familles d’aujourd’hui que se prépare le monde de demain. Elle est la première communauté de vie, le lieu d’apprentissage de la vie avec les autres. Mathieu Detchessahar nous invite à découvrir ces enjeux.
Reprenant les philosophes Chesterton et Hans Ionas du XXè siècle, Martin STEFFENS expose l’importance de prendre en compte notre passé et la perspective des futures générations dans les débats politiques actuels. Sans ces absents, l’homme est privé d’origines et d’horizon. L’embryon est un troisième absent qui doit peser dans nos débats politiques : car menacer l’embryon c’est risquer de réduire l’homme à l’état d’amas de cellules et de le déshumaniser.
La question de l’embryon dans le droit démontre les incohérences dans la manière dont il est traité : la seule possibilité qu’il soit une personne impose de le traiter comme tel. Alors que le mépriser fragilise le lien de solidarité entre tous, instillant un doute quant à la valeur de chacun.
Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, adresse un appel à l’attention de tous les élus et candidats à des responsabilités politiques, pour protéger et défendre la famille.
L’embryon fait aujourd’hui l’objet de traitements contradictoires : matériau de recherche ou futur bébé, sa nature change selon le regard qui est posé sur lui. Embryon qui es-tu ? Blanche STREB nous invite à poser un regard de vérité sur l’embryon et à le reconnaître tel qu’il est vraiment : celui qui est déjà animé par la vie, dès la toute première cellule et qui le sera jusqu’à sa mort. Il nous appartient à chacun de changer notre regard sur l’embryon et de le reconnaître comme citoyen.
Il est aujourd’hui crucial de respecter la dignité inhérente à l’homme. La tentation de l’avortement sélectif ou de l’euthanasie revient à nier la dignité des personnes porteuses de handicaps ou en grande dépendance. Caroline ROUX nous rappelle qu’appréhender la souffrance doit se faire courageusement, en abordant les problèmes de front sans rejeter les plus fragiles. Le progrès réside dans la créativité déployée pour aider ces personnes, et non dans leur élimination.
L’état actuel du progrès technique permet de plus en plus d’intervenir dans le processus naturel de procréation. Blanche Streb présente les causes et conséquences de cette fuite en avant vers l’artificialisation de la procréation.
Souffrances sociales autour de la fin de vie : Alors que la souffrance physique est de mieux en mieux prise en charge par une médecine de plus en plus performante, on assiste à l’apparition d’une souffrance psychique qui impacte fortement le triangle patient-famille-soignant. S’appuyant sur son expertise juridique et son expérience de terrain dans les services d’écoute, Henri de Soos met en lumière les causes de cette “souffrance du corps social”.
Maternité – Fécondité : Un enjeu politique, social et humanitaire – Valérie Boulanger
Au travers de son expérience dans les services d’écoute, Valérie Boulanger évoque le poids des normes sociales et des pressions qui pèsent sur les femmes, les couples et les jeunes en matière de vie sexuelle. Entre désirs et choix impossibles, elle évoque les difficultés que représente l’injonction d’une grossesse maîtrisée.
Au travers de son expérience personnelle et professionnelle, Xavier Mirabel cancérologue, explique que prendre soin est une expérience universelle. Il rappelle quels sont les moyens à la portée de chacun pour prendre soin et agir sans tomber dans certains écueils et en respectant quelques critères éthiques fondamentaux.
“Tous soignants !” c’est un appel lancé à chacun !
Agir pour la vie dans la vérité : tous politiques !
Avec quelques clés et outils, Tugdual Derville explique comment agir pour la “vie dans la vérité”. Partageant son regard sur la politique il amène à prendre conscience que chacun est appelé à jouer un rôle politique en s’engageant au service de la justice.
“Tous politiques !” est une invitation à une intense réflexion sur la liberté et la vérité.
Prendre soin des personnes âgées est une urgence. Alors que leur nombre est croissant dans les maisons de retraite, les moyens mis en oeuvre pour les accompagner ne sont pas suffisants. Nicolas Martinet nous invite à prendre conscience de la nécessité d’agir et propose des solutions concrètes. C’est un appel qu’il lance à chacun de nous et auquel nous pouvons répondre en commençant par visiter les personnes âgées de notre entourage.
Où vont les droits de l’homme ? Au cœur de la définition des droits de l’homme, se trouve la question de l’identité même de l’homme. A l’origine fondés sur la nature humaine et destinés à protéger la personne, Grégor Puppinck explique comment ils se sont peu à peu transformés en droits chargés de servir les volontés individuelles. Un changement de perspective qui n’est pas sans conséquences sur la manière de vivre ensemble !
Le diagnostic prénatal (DPN) est aujourd’hui de plus en plus pratiqué. Conçu à des fins médicales, comment se fait-il que pour la majorité des embryons ou fœtus diagnostiqués porteurs de handicap il aboutisse à une interruption médicale de grossesse ?
Caroline ROUX nous présente la façon dont le DPN est aujourd’hui encadré par la loi, mais également ses conséquences sur les couples et les personnes handicapées.
Au-delà de l’action nécessaire des pouvoirs publics qui luttent contre l’exclusion, il est urgent de reconstruire les « liens du cœur », des relations gratuites animées par la charité avec les personnes de la rue. C’est ce que propose l’association Lazare, qui développe des colocations entre des personnes ayant vécu dans la rue et des jeunes actifs bénévoles.
Début ou fin de vie, nos sociétés sont dans un rapport paradoxal face à la vie humaine et à la fragilité. En six points Caroline Roux expose les efforts accomplis pour favoriser l’accueil et le déploiement de la vie humaine, en même temps que les menaces qui pèsent sur la vie fragile.
Devant les énormes anthropologiques qui sont devant nous, Tugdual Derville traite de cette question, qui est un enjeu crucial, à la fois personnel et collectif, auquel l’humanité est aujourd’hui confrontée. En conclusion de toute cette Université de la vie 2016, il invite à réfléchir aux choix que l’humanité a devant elle, pour limiter ses atteintes à la vie, voire limiter sa propre auto-destruction.
Henri de Soos présente l’action politique, au sens noble du terme, au sens de s’occuper des affaires de la Cité, de se mettre au service du peuple. En s’appuyant sur quelques exemples d’actions d’Alliance VITA, il en tire des enseignements, des méthodes, des repères, qui pourraient être utiles à chacun.
Henri DE SOOS Secrétaire général d’Alliance VITA et Responsable des relations politiques, il a participé à ce titre à plusieurs auditions parlementaires sur les questions de fin de vie. Il est également animateur du service d’écoute SOS Fin de vie.
Caroline Roux présente quelques actions communes menées au niveau européen et quelques textes, résolutions importants sur les sujets bioéthiques. Puis, nous entendrons 3 vidéos de personnalités qui parleront des enjeux bioéthiques actuels de leur pays :
– pour la Suisse, François-Xavier Putallaz – Professeur de philosophie à l’Université de Fribourg
– pour le Canada, Michèle Boulva – Journaliste
– pour la Suisse, Carine Brochier – Coordinatrice de projets à l’Institut européen de bioéthique de Bruxelles